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  • News Superman : Beth Mickle et les décors

    Depuis la sortie du film cet été, les événements se sont naturellement calmés autour du film. Certes, l'annonce d'une suite a déjà été évoquée, mais il y a tout de même eu différentes informations, annonces comme interviews. Pour cette rentrée des classes pour les uns ou un retour des vacances pour les autres,  nous avons pris un peu de temps pour voir cela tranquillement. Après Supergirl , faisons cette fois le point sur les informations concernant Superman. Le film était au cinéma depuis à peine un mois que les informations sur le film et la production ont commencé à filtrer auprès du public pour favoriser sa promotion comme... les décors du film sous la direction de Beth Mickle. Les décors de Beth Mickle Beth Mickle, la chef décoratrice (production designer) du film Superman , est une collaboratrice de longue date de James Gunn. Elle a travaillé avec lui pour la troisième fois en huit ans et a répondu dans un article paru le 4 août aux questions de la Motion Pictures Association sur ces choix de décors : comment est-elle parvenue à créer les différents environnements du film. La Forteresse en Norvège ? Imaginant d'abord l'Islande comme décor pour cette partie du film, elle explique que les dates de tournage et les saisons ont changé avec les glaciers alors inaccessibles. Par conséquent, son équipe et elle ont dû changer de lieu : la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Zélande, puis mais finalement, la Norvège. Nous avons alors fait des recherches sur Google Earth et avons envisagé la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Zélande, mais finalement, la Norvège a retenu notre attention, car c'est un endroit que 'Mission: Impossible' avait exploré. Le Svalbard est le point le plus septentrional du monde où la civilisation existe encore, avec une toute petite ville minière. La reconnaissance en hélicoptère a permis de voir un lieu "tout simplement magique" à cinq minutes en voiture de leur quartier : un "paysage gelé, sans végétation, avec le soleil qui se couchait en permanence". Et cette grande plaine ouverte se trouvait à seulement cinq minutes en voiture de leur hôtel. Pour la Forteresse toutefois, elle a été construite aux studios Trilith en Géorgie, à une demi-heure au sud d'Atlanta, dans un immense espace de 3 700 mètres carrés qu'ils ont rempli de glace et de pierres. Le design des cristaux s'est fondé sur la version de Richard Donner de 1978 et sur les comics où la Forteresse étaient à l'intérieur d'une montagne. Les cristaux devaient comme "exploser vers le haut" à partir des roches, selon un aspect propulsif. Donc pour obtenir la translucité, la teinte et la forme générale voulue, les techniciens ont étudié des formations cristallines pour déterminer la technique adéquate, puis fabriqué des moules à partir du cristal prototype sculpter dans la résine. Pour obtenir un air plus "naturel", un travail complémentaire sur la fibre de verre a été nécessaire pour avoir la texture et les occlusions. Le film a fait appel à des peintres, tailleurs de pierre et charpentiers de la région pour travailler ce décor. Et en vidéo : Les bureaux du Daily Planet Pour donner vie à l'univers professionnel de Clark Kent, de Lois Lane et du Daily Planet, la salle de rédaction devait avoir un "aspect intemporel et pas trop moderne". Ce choix devait aussi s'appliquer à Metropolis. Le lieu de tournage était une gare au sud d'Atlanta, aujourd'hui espace événementiel, qu'ils ont décoré avec des éléments des années 1970, pour avoir un aspect retro-futuriste : Nous avons tourné dans cette magnifique gare au sud d'Atlanta. Elle sert désormais d'espace événementiel, nous l'avons donc louée, avons réaménagé tout l'intérieur et décoré l'espace avec des piles de papier, des tableaux en liège, des téléphones fixes, autant d'éléments que l'on trouvait dans les fabuleuses salles de rédaction des années 70. En complément, nous avions pu apprendre durant le tournage par les indiscrétions que certains bâtiments de la ville de Cleveland avaient servi de décor extérieur pour le bâtiment. Le prison de Lex Luthor L'environnement sombre et cubique de la prison de l'univers de poche de Lex Luthor est conçu à partir de l'idée de James d'un "monde construit à partir de l'arithmétique" : "Et si les cubes se combinaient et se développaient les uns sur les autres ?" dit-elle. La construction s'est ensuite inspirée sur des propriétés naturelles du bismuth (Bi) que son directeur artistique Sam Avila lui a apporté, "un minéral qui se développe à angle droit sous forme de cubes composés les uns sur les autres". La prison a également été montée aux studios Trilith en 2023, pour proposer une monde à l'opposé de la Forteresse, un lieu sombre. Ils ont construit neuf cubes, trois de large et trois de haut, qu'ils appelaient affectueusement le "décor de Hollywood Squares". Ensuite, Beth Mickle indique que l'équipe des effets spéciaux a scanné les cubes, puis a agrandi ce qui deviendra des cages, des deux côtés et de haut en bas, à perte de vue. Tous les prisonniers faisaient les cent pas dans leur propre cube pour mettre en évidence leur désespoir. Assez curieusement, les cristaux de bismuth peuvent donner un aspect cubique arc-en-ciel. Cela aurait-il pu inspirer aussi ce monde carcéral dans certaines séquences ? Quelques heures avant la publication de cet article, Christian Lorenz Scheurer, concepteur artistique du film en lien avec Sam Avila et Beth Mickle, donnait un aperçu détaillé du processus de conception de l'univers miniature ("Pocket Universe") de Lex Luthor via son compte Threads : Voici un aperçu détaillé du processus de conception de l'univers parallèle en bismuth de Luther. Conception de la production : Beth Mickle Direction artistique : Sam Avila #bethmickle #samavila #superman #artforfilm #dcuniverse #dc #lexluthor Le QG de la Justice Gang : Hall of Justice Le quartier général de la Justice Gang est à l'opposée de l'univers de poche carcéral de Lex Luthor et respire davantage l'optimisme. Les recherches préliminaires sur le ton et l'aspect du film ont amené Mickle sur des photographies de la gare Union Terminal de Cincinnati avec son intérieur Art Déco géométrique très coloré. Elles ont alors été mises de côté comme une option possible dans le travail de repérage habituel. C'est lorsque quelques semaines plus tard le directeur artistique Dave Scott est tombé sur un article consacré à la gare que le choix est devenu une évidence. L'article indiquait que cette gare avait inspiré le Hall of Justice du comics Super Friends de DC Comics ! Avec un tel coup du sort, James Gunn, Peter Safran et Beth Mickle se sont rendus sur place pour découvrir l'architecture. "Les couleurs sont les jaunes et les oranges vifs et éclatants d'origine", rapporte-t-elle. Ils ont ensuite décoré l'intérieur avec des sièges circulaires vintage retapissés avec leurs couleurs vives et différentes pièces fabriquées pour ressembler à celles du designer Milo Baughman (1923-2003). LuthorCorp Pour le siège de Lex Luthor, Beth Mickle et son équipe se sont inspirés de l'architecture brutaliste des années 1970, car "elle est austère et imposante, à l'image du personnage de Lex Luthor". En effet, le phénomène architectural international des années 1950–1970 parfois synonyme d’hypermodernisme magnifie le béton apparent comme matériau de prédilection, l’usage de matériaux nés de l’industrie tels que le fer et le verre, le tout au service d’une esthétique fonctionnaliste et rationaliste. Associée à la dernière période de Le Corbusier, au couple Alison et Peter Smithson, à Marcel Breuer, à Ernő Goldfinger, à Bernard Zehrfuss et d'autres, l’architecture brutaliste est une architecture aux formes radicales, géométriques et franches, qui laisse parler la matière. Elle se veut universaliste et adaptée à un environnement postmoderne, urbain et dense où la nature doit conserver une place. Ainsi, le plafond en cuivre de son centre de commandement est directement inspiré d'un théâtre brutaliste d'Europe de l'Est, avec ses finitions en béton et son marbre vert. Beth Micke a tout de suite compris, dit-elle, que cela ferait une combinaison très forte, car la couleur de Lex Luthor dans les bandes dessinées est le vert. Ils ont construit le bureau à quatre mètres de hauteur, comme s'il surplombait la ville, et entouré le tout d'un décor représentant Metropolis, non pas en images de synthèses, mais d'images de bâtiments réels imprimées sur du tissu et enroulées autour du décor. Certaines personnes ont semble-t-il eu le vertige, car le décor donnait vraiment l'impression d'être à 80 étages de hauteur. Metropolis Pour la ville de Metropolis, les extérieurs ont été tournées dans les rues de Cleveland, dont les boutiques et les rues ont été rebaptisées avec des noms de l'univers DC Comics, comme autant d'easter eggs, de références au service des fans. Pour les combats de montres évidemment, la ville combine donc des images numériques et des extérieurs réels. Beth Mickle a donc travaillé à la création d'environnements super-héroïques et l'ingéniosité et la créativité de ses équipes ont été plus que nécessaires pour sculpter les faux cristaux de la Forteresse de Solitude, transformer le centre-ville de Cleveland en Metropolis et donner vie aux identités de chaque lieu du film (le Daily Planet, etc..). À bientôt sur Planet Superman pour d'autres news sur Superman ! JA

  • Superman entre making of et Tomorrow !

    Depuis la sortie du film cet été, les événements se sont naturellement calmés autour du film. Certes, l'annonce d'une suite a déjà été évoquée, mais il y a tout de même eu différentes informations, annonces comme interviews. Pour cette rentrée des classes pour les uns ou un retour des vacances pour les autres, nous avons pris un peu de temps pour voir cela tranquillement. Après Supergirl , faisons cette fois le point sur les informations concernant Superman. Beaucoup d'informations diverses depuis juillet parmi lesquels nous avons fait le tri en parallèle des décors de Mickle et des interviews d'actrices jusqu'à une situation financière qui fait fantasmer ! Making of  du film Différentes vidéos ont été publiées par DC Studios et Warner Bros. Entertainment depuis la preview des 10 premières minutes du film le 15 août avant le lancement de la version digitale sur les plateformes à la vente et à la location. Elles visent à présenter les coulisses du film, ce qui se cache derrière chaque décor afin d'amener au film que l'on voit. James Gunn, Peter Safran, Beth Mickle et les acteurs répondent à différentes questions sur le film, leurs interactions et le travail afin de parvenir à cette réalisation. Ainsi chaque internaute peut s'approprier le film dans ses choix de conception avant de le visionner voire après, avant d'en faire l'acquisition. Certaines de ces vidéos sont sans doute sur HBO Max ainsi que sur les supports physiques. On a pu trouver des extraits du film : Le combat de la plage de Mister Terrific et Lois Lane, celui de Superman et de la Justice contre le Kaiju à Metropolis , Metamorpho et Superman dans l'univers de poche avant bien plus tard la confrontation Lex/Superman . Mais ce sont surtout les vidéos des coulisses qui nous intéressent. Cela avait commencé le 12 août par une sorte de jeu organisé sur le site officiel Superman. DC Studios a publié un documentaire d'une heure sur les coulisses du tournage du film de James Gunn et pour débloquer l'accès à la vidéo, les fans devaient déchiffrer un mot de passe. Après la preview , elles ont été proposées progressivement pour entretenir la dynamique et l'engouement tout en donnant de la matière à tous les teasers et autres mini-vidéos publiées jusqu'alors. Parmi elles, on nous propose d'abord une vidéo sur la mentalité de la némésis de Superman, "Lex Luthor : L'esprit d'un maître du mal", avec le regard de Nicholas Hoult et James Gunn : Quelle est la part de Lex dans l'histoire ? Quelle est sa psychologie ? Comment procède-t-il et quels sont ses alliés comme L'Ingénieur (María Gabriela de Faría) ? Quelle est l'approche fondamentale du film entre Lex Luthor et Superman ? La Justice Gang est également présentée en apportant un éclairage sur chaque personnage et leur spécificité : Guy Gardner (Nathan Fillion), Hawkgirl (Isabela Merced), Mister Terrific (Edi Gathegi) et Metamorpho (Anthony Carrigan). La vidéo traite des différents choix artistiques effectués pour élaborer les costumes et maquillages, tout comme le choix d'orientation des personnages. Ensuite, le choix s'est porté sur une vidéo sur le "retour du Daily Planet". Toujours décrit comme un lieu iconique du lore , il fallait fondamentalement le présenter aux spectateurs. Les locaux ont été choisis avec soin par Beth Mickle et on notera le soin important apporté à tous les détails afin de présenter les personnages et la rédaction comme essentiels. Il en a manqué à l'écran pour tous les fans qui ont vu le film, mais James Gunn en est conscient. La série autour de Jimmy Olsen nous en donnera-t-elle davantage ? On l'espère ! Enfin, le trio Lois-Lex-Superman est évidemment l'objet d'une dernière vidéo. Ce sont des icônes de DC et le réalisateur voulait présenter chaque icône avec une force et une logique qui respecterait le canon. Le symbole Superman depuis des décennies devait être incarné dans son essence de héros face à l'intrépide et l'indépendante journaliste comme face au vilain ultime Lex Luthor. Chaque acteur a incarné son personnage selon une dynamique propre que le réalisateur a tenté de mettre en valeur dans la continuité du matériel de base. On a ensuite trouvé ces dernières semaines d'autres vidéos de type bêtisiers du film, en complément du commentaire par le réalisateur parmi des bonus : Découvrez dès maintenant les bêtisiers, les commentaires du réalisateur et les bonus de Superman en version numérique. Vers la diffusion sur HBO Max Sortie en digital Après la sortie du film en salle en juillet, l'arrivée de la saison 2 de la série Peacemaker a un peu précipité la vente en digital (VOD) du film Superman sur quelques plates-formes, comme la précommande sur support physique. Ce choix de Warner s'est fait au grand dam des fans et des JeanBoxOffice qui ont pu juger ce choix comme précipité ou comme un signe d'échec dans le cadre d'une guerre interne aux fans entre notamment des pro-Snyder anti-Gunn d'un côté et les fans séduits par le film pouvant être des anti-Snyder par ailleurs, de l'autre. Quoi qu'il en soit votre position, le film a ensuite été mis à disposition en version digitale sur HBO Max le 19 septembre 2025 en exclusivité avec des annonces les jours précédents, puis sur la chaine HBO le 20 : Superman est disponible sur HBO Max vendredi ! Différents éléments de la plateforme sont organisés pour une expérience qui se veut "supermanesque" avec une navigation présentant les éléments d'interaction comme des unes de journaux du Daily Planet, des rubriques et pages thématiques spécifiques comme la Forteresse de Solitude ou encore des éléments pour présenter les personnages du lore dans le film : Une version du film en langue des signes est également proposée afin de toucher le public le plus large possible. Quelques résultats Le film Superman de James Gunn s'est classé après trois jours en n°4 dans le Top 10 des films du classement Nielsen des diffusions en streaming pour la semaine du 15 au 21 septembre 2025. Il poursuit ensuite son exploitation sur HBO Max avec un temps de visionnage de 513 millions de minutes en date du 16 octobre. Pour la semaine suivante, au 25/10/2025, le film est passé en n°2 du Top 10 avec 569 M de minutes sur HBO Max : Tout cela reste à prendre avec des pincettes, car ces chiffres Nielsen ne prennent en compte que les visionnages sur les téléviseurs aux États-Unis, ce qui signifie que l'audience mondiale réelle de Superman sur tous les appareils est probablement plus élevée. Ceci dit, cela montrait une tendance à la hausse lors de la semaine suivante d'exploitation. Précommandes en blu-ray En France, on a pu voir les précommandes du coffret steelbook du film Superman en Blu-ray 4K et Ultra HD à la Fnac. C'est l'été et Superman est en ville Quel que soit le succès au box office et en vidéo, la marque Superman prend place dans les événements des villes aux États-Unis. On trouve donc quelques événements d'envergure plutôt sympathiques comme la projection dans l'Oracle Park de l'équipe de baseball des Giants de San Francisco le 5 septembre : Annoncé à la mi-août, le public a été présent comme en témoigne sur les réseaux les publications : Une nuit incroyable sous les étoiles à @oraclepark pour regarder #Superman de @jamesgunn sur le terrain des @sfgiants ! Encore une expérience incroyable pour notre équipe House of El qui a pu voir ce film. 📷 : @grahamhancock #Superman @dcofficial @sfgiants Par ailleurs, la promotion Superman continue... En dernier lieu, dans la jungle des partenaires de Warner Bros. Discovery pour le film Superman , on trouve Toyota que nous avions évoqué dans divers articles comme un partenaire privilégié. Présent pour la convention Motor City Comic Con (MCCC) dans le Michigan à Novi au nord-ouest de Detroit du 14 au 16 novembre 2025 avec notamment l'acteur Alan Tudyk (Numéro 4 dans le film) et le scénariste comics Mark Waid, la marque automobile a fait sa promotion sur les réseaux comme Instagram . Elle utilise un visuel montrant Rachel Brosnahan et son véhicule aux couleurs traditionnelles de L'homme d'acier dans une partenariat gagnant-gagnant pour continuer à avoir de la visibilité. La suite se prépare !! Gunn travaille au script James Gunn a posté un autre message concernant Man of Tomorrow avec la couverture du script, en version 2 datant du 22 septembre, écrit pour la suite des aventures de Superman. Le réalisateur avait divulgué différents visuels montrant le duo Lex Luthor et Superman ensemble. Avec le visuel attaché à la date de sortie prévue qui présente une illustration de l'anatomie d'une tête humaine, la couverture a immédiatement fait penser aux fans que Brainiac ce qui pourrait correspondre à l'idée transmise dans les interviews des jours suivants comme chez le Howard Stern Show  et son podcast publié le 10 septembre, d'une "menace bien plus grande" qui va peser sur eux. Nous avons annoncé la sortie prochaine de Man of Tomorrow. Le film sortira dans deux ans, le 9 juillet 2027, ce qui est relativement court entre deux suites, car nous savions immédiatement où nous allions. C'est une histoire dans laquelle Lex Luthor et Superman doivent collaborer dans une certaine mesure pour faire face à une menace bien plus grande. Mais c'est plus compliqué que cela. C'est autant un film sur Lex Luthor qu'un film sur Superman. Je m'identifie au personnage de Lex Luthor. [...] Il y a trois ans, avant l'arrivée de Superman, il était considéré comme le plus grand homme du monde, même parmi les autres métahumains et super-héros. Puis, d'un seul coup, ce type est arrivé avec son costume ridicule, ses fossettes, son sourire charmant et son menton proéminent, et il est tombé dans l'oubli. Le tournage devrait commencer en avril 2026 à partir du script qu'il a "presque fini d'écrire" et que l'acteur Nicholas Hoult incarnant Lex Luthor n'a pas encore lu non plus. Peacemaker La série Peacemaker a livré quelques informations sur le monde de Superman comme le laisse entendre un article de GQ du 29 septembre avec un Lex Luthor/Nicholas Hoult emprisonné à la suite de l'histoire révélée par le film. On a alors quelques indications sur le personnage et la suite des événements supermanesques qu'il révélait déjà au moment de la sortie de l'épisode 5 à la mi-septembre dans le podcast The Ringer-Verse podcast “House of R” . En principe indépendant des films, l'épisode 8 final de la saison apportera un éclairage important sur Man of Tomorrow dont le ton sera légèrement différent de Superman et placera Lex Luthor et Superman comme les deux personnages principaux. Nous reviendrons dans un article à part sur la connexion entre Peacemaker et Superman , mais on peut d'ores-et-déjà dire qu'elle a été moindre que ce que l'on pouvait imaginer au lancement de la saison 2. Elle a bénéficié de l'engouement du film sorti en juillet au cinéma puis en digital pour attirer les spectateurs lors de son lancement, mais ne devrait pas connaitre de saison 3. Dans son émission du vendredi 24 octobre , Captain Morpheus faisait notamment un retour sur cette saison 2 qu'il qualifie de plus digeste, plus émotionnelle et construite pour introduire ce qu'on devrait voir dans le DCU. Il y a quelques bonnes idées et les spectateurs ont pu voir quelques caméos dont un majeur en la personne de Lex Luthor. Surtout, la saison relate des éléments qui posent un contexte et un univers en construction à rattacher au futur film Man of Tomorrow : la prison Salvation et l'agence Checkmate. Le monde de Salvation est présenté dans cette saison comme un projet de prison parallèle, à l'instar d'une Zone Fantôme, où seraient envoyés les métahumains ennemis. Ce point sera sans doute un problème politique pour Superman, les Green Lantern, la Justice League par la suite, etc. Nicholas Hoult parle de Tomorrow Dans une publication plus récente de GQ , Nicholas Hoult a réagit à l'attrait de rejouer le rôle de Lex Luthor et en particulier d'entre dans le costume de l'ennemi juré emblématique de Superman. Il y a une certaine liberté à jouer un méchant, car rien de ce que vous faites ne peut être considéré comme mauvais. C'est vraiment intéressant d'essayer de se mettre dans la peau et dans la tête de ces personnages, de comprendre leur nature obsessionnelle, leur système de croyances ou leur idéologie. L'acteur a salué sa collaboration avec le réalisateur James Gunn, révélant qu'il avait déjà eu des discussions préliminaires au sujet de la suite. Je lui ai parlé il y a une semaine ou deux de la suite et de son idée à ce sujet. Je suis vraiment impatient de jouer à nouveau ce personnage, car j'ai l'impression qu'il y a beaucoup à explorer avec lui et des attentes à renverser. Bien qu'Hoult n'ait pas encore lu le scénario du film suivant, il a confirmé les commentaires précédents du réalisateur James Gunn selon lesquels Lex Luthor occuperait le devant de la scène. Je ne l'ai pas encore lu, mais j'espère le faire bientôt. Grâce à mes recherches et à ma préparation, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup plus à explorer pour moi et pour nous. Gunn a précédemment déclaré que Man of Tomorrow  serait autant un film sur Lex Luthor qu'un film sur Superman, suggérant une exploration plus approfondie de la psychologie complexe de ce brillant antagoniste. L'écriture se poursuit Présent dans le podcast Go Read Some Comics with Jenna  publié ces derniers jours pour répondre aux questions sur la série Peacemaker , James Gunn s'enthousiasmait d'avoir tout juste terminé une nouvelle version de Man of Tomorrow . Actuellement en "mode écriture", il est occupé à "créer des costumes et à faire tout ce genre de choses" pour Man of Tomorrow , mais l'interview permet d'éclaircir quelques points. Selon James Gunn, la série offre un état de la pensée du prisonnier Lex Luthor, déjà abordé dans le film Superman : [...] Lex se retrouve coincé aux côtés de ces personnages non humains complètement fous, et qu'il doit supporter ce monde, ce qu'il déteste par-dessus tout. Il n'aime pas les métahumains. Je pense qu'il est assez clair qu'il déteste Superman, mais je pense qu'il n'aime pas vraiment les métahumains en général. Il les considère comme des tricheurs, en gros. Si un lien sérieux existe entre Peacemaker et Man of Tomorrow , il précise que le prochain film est surtout "une œuvre à part entière" avec une histoire distincte et qu'il ne suivait ni les théories ni les spéculations des fans. Il n'intervenait que pour assurer la promotion de la série et apporter des réponses aux questions comme les demandes récurrentes sur les prochains caméos, etc. Sitôt Peacemaker terminé, il va pouvoir se concentrer sur la fin de l'écriture du film et sur toutes les questions orientées vers le nouveau projet. Durant l'échange, l'intervenante évoque les sources comics des années 2008 qui servent de référence au projet : le run Salvation (2008) lié au Checkmate de Greg Rucka (2006-2008) ; ainsi que l' All-Star Superman (2006-2008) de Grant Morrison et Frank Quitely et le Superman: Birthright (2003-2004) de Mark Waid et Leinil Francis Yu. Gunn évoque également l'inspiration des livres de George R. R. Martin pour construire des mondes. Il a ensuite publié sur les réseaux l'ampleur de l'avancé de préparation avec une photographie de storyboards pour une séquence du film à venir : DC Studios/Warner Bros : que se passe-t-il vraiment ? Le film Man of Tomorrow se prépare sur fond de spéculation autour de Warner Bros. Discovery (WBD) alimentée par un article publié par Forbes au point de provoquer une "incompréhension" sur la situation de DC Studios et sur l'avenir du projet de James Gunn . L'annonce faite En effet, une information publiée le 21 octobre sur le site de la multinationale propriétaire de DC Studios relative à la démarche de séparation initiée depuis juin 2025 a provoqué une vague de désinformation globale laissant entendre qu'une mise en vente officielle de la société existerait. Or l'analyse du communiqué de façon factuelle, comme a pu le faire Deviant Prod avec brio sur sa chaine montre la réalité de la situation : Warner n'est PAS officiellement en vente ! Le contexte est clairement évoqué dans l'annonce. Warner Bros. Discovery poursuit la séparation en deux entités (ou sociétés) distinctes. On trouvera d'un côté la partie attractive qui rapporte de l'argent nommée "Warner Bros" (la partie cinéma avec les studios et la partie Streaming avec HBO) et de l'autre la partie "Discovery Global" avec les chaines traditionnelles de la télévision et du câble avec CNN, Discovery, etc. La séparation est prévue à la mi-2026 avec l'idée de transférer la majorité de la dette à Discovery Global qui possèderait néanmoins 20% des actions de Warner Bros afin d'établir un lien financier positif via les dividendes tout en laissant les coudées libres à la partie Warner Bros. En date du 21 octobre, WBD a reçu des "propositions non sollicitées". Cela signifie que WBD n'a pas mis en vente l'entreprise, mais qu'au contraire des entités externes ont exprimé leur intérêt et ont fait une proposition spontanée. Parmi elles, on trouverait Paramount Skydance qui aurait fait une offre refusée sur la base de 20 dollars l'action (soit 40 à 50 milliards au total), mais l'expression "multiples parties" laisserait entendre que d'autres entreprises de la tech ou des médias pourraient aussi être concernées, à moins qu'il ne s'agisse d'ouvrir le champ des intérêts pour embellir la mariée. On peut ajouter la rumeur non confirmée d'une proposition faite par Netflix. Il est dit que le conseil d'administration de WBD a lancé un "examen des alternatives stratégiques" pour "maximiser la valeur pour les actionnaires" ce qui veut dire en résumé qu'il regarde ce qui peut rapporter le plus d'argent et qu'il est ouvert à toute solution. Les options présentées concerneraient l'ensemble du groupe ou une partie comme Warner Bros plus juteuse. En d'autres termes, il s'agit d'une évaluation de ce qui serait la meilleure solution et la mise en vente serait une possibilité parmi d'autres. Les options envisagées se résument ainsi : Continuer la séparation en deux entités : on ne change rien et on continue ce qui est amorcée (option privilégiée). Vendre l'ensemble du groupe. Vendre séparément Warner Bros et Discovery Global. Fusionner Warner Bros avec une autre entité et scinder Discovery Global au bénéfice des actionnaires. La vente n'est donc pas une décision actée, mais un élément en étude comme pour toute entreprise. Le discours ici présenté pourrait aussi être une stratégie pour faire montrer les actions (qui ont pris 9 à 10% après l'annonce) ou une sorte d'appel à proposition ou encore une réponse à des pressions internes de la part d'actionnaires. Warner Bros. Discovery n'a pas pour priorité immédiate de vendre et privilégie la voie de la séparation initiée. Le processus d'examen annoncé n'a aucun calendrier fixé et aucune annonce supplémentaire ne sera faite sauf décision majeure, ce qui laisse entendre qu'il n'y a ni panique ni précipitation. Au contraire, il y a une certaine sérénité. Et donc DC Studios ? Superman : un lien ? Bref, la démarche est claire, mais l'analyse est souvent faussée pour donner de fausses informations ou interprétation. Parmi elles, circulent l'idée erronée que la pseudo-vente pourrait être due au fait que le film Superman aurait "floppé" comme la série Peacemaker aurait également "floppé". Toutefois, cette réflexion est un non-sens, a fortiori en ne prenant pas l'ensemble des données de façon objective. Tout d'abord parce que le film Superman a récupéré son coût de production via le box-office avec plus de 600 millions de dollars pour se retrouver en situation de rentabilité avant même de comptabiliser formellement les revenus additionnels qui apportent un bonus financier significatif, la vente en digital, etc. Ensuite, Peacemaker a surtout chuté en termes d'audience au fil des semaines après avoir bénéficié de l'engouement pour le film Superman à son lancement. Elle n'a pas brillé autant qu'espéré, mais était-ce vraiment l'objectif, comme nous avons pu l'indiqué plus haut dans cet article ? Enfin, c'est sciemment aller à l'encontre des faits sur une situation économique florissante de WBD : les films en 2025 comme Minecraft ou F1 ont été des exemples de réussite et si l'on ajoute Superman, qui ne pouvait pas être le seul pilier qui faisait tenir l'entreprise, ce serait la tendance positive de cette année qui inciterait des entreprises à solliciter de manière spontanée Warner et tenter de l'acheter quand la dynamique est enfin bonne. Une vente par les actionnaires au moment où la valeur est passée de 7 à plus de 20$ est une option sérieuse à considérer... par la plus-value enregistrée et cette hausse est liée à une réussite économique. Il n'est nullement question d'échec ou de redressement d'une entreprise en grande difficulté, ce qui induirait un deuxième reboot DC en trop peu d'années. Les produits premium sont en excellente position et attirent toute autre structure. Le simple fait de refuser une offre à 20$ montre la sérénité, une position de force et, en tout cas, une absence de peur. Le studio se comporte plutôt bien au point de faire pencher la balance en sa faveur dans son duel avec Marvel Studios. Warner est actuellement dans une pente ascendante et en excellente position pour choisir. L'annonce montre que la société a les yeux grands ouverts pour étudier toutes les possibilités qui s'offrent à elle sereinement. En conclusion, à la question "James Gunn est-il en danger ?", la réponse est évidemment non. Il apparait comme un atout qui a permis le redressement et la bonne direction de DC. Pourquoi irait-on se défaire de son atout ? Ensuite, si une vente devait être décidée, elle aurait lieu dans deux ou trois ans et, entre-temps, resterait-il ici sans agir pendant cette période ? La réponse est également non, d'autant plus que durant cette période il pourrait continuer à réussir et son DCU également, ce qui changerait les conditions d'une vente avec une valeur plus grande encore. Sa position pourrait changer comme son rôle chez Warner selon la configuration choisie, mais il ne semble pas à ce jour en difficulté. Considérer les éléments sous le signe de l'échec, alors que les offres fleurissent, pourrait être considéré comme une volonté consciente de nier la réalité, de chercher à tout prix l'échec par désamour ou de faire le buzz pour faire tourner les algorithmes. Nous vous invitons à prendre vos popcorns, contempler le spectacle et à profiter des projets qui peuvent vous intéresser, car pendant ce temps-là les financiers sauront parfaitement compter les petits billets verts. Et merci Nathan Fillion : À bientôt sur Planet Superman pour les prochaines news sur L'homme d'acier ! JA

  • News Superman : interviews estivales

    Depuis la sortie du film cet été, les événements se sont naturellement calmés autour du film. Certes, l'annonce d'une suite a déjà été évoquée, mais il y a tout de même eu différentes informations, annonces comme interviews. Pour cette rentrée des classes pour les uns ou un retour des vacances pour les autres, nous avons pris un peu de temps pour voir cela tranquillement. Après Supergirl, faisons cette fois le point sur les informations concernant Superman. Le film était au cinéma depuis à peine un mois que les informations sur le film et la production ont commencé à filtrer auprès du public pour favoriser sa promotion. Voici quelques interviews des acteurs cet été ! Neva Howell nous livre ses impressions L'actrice incarnant Martha Kent, Neva Howell, a pris place sur les réseaux sociaux cet été et, depuis la sortie du film, a apporté son soutien aux intervenants tout en remettant à leur place de temps en temps les fans véhéments. Chez Missing Frames Neva Howell répondait à différentes interviews cet été comme celle accordée le 30 juillet à Shawn Eastridge de The Nerd Party et son podcast Missing Frames: Catching up with Cinema, dans une série d'épisodes consacrées à Superman. Dans ce podcast, ils abordent ensemble comment elle s'est préparée pour le rôle de Martha Kent, la réception variée portée par les spectateurs sur son choix et celui de Pruitt Taylor Vince (Jonathan Kent), certains de ses meilleurs souvenirs sur le tournage ainsi que ses moments préférés dans le film. Ils discutent également de l'enthousiasme suscitée et de la philosophie de proposée par cette version de Superman, comme d'une éventuelle suite... Sa vision de Ma Kent et sa relation avec Clark En introduction de cet échange, Neva Howell apparait immédiatement un peu maladroite avec la technique. Elle a peur de mal faire, mais elle est désormais moins tendue par les contraintes de confidentialité antérieure, donc elle peut désormais répondre plus tranquillement aux questions. On retrouvera tout du long de l'échange la petite femme délicate et prévenante, mais profondément attachante dans le rôle de Martha Kent. La connexion positive avec David Corenswet a permis d'établir un lien fort avec l'acteur, avant d'établir un lien avec Clark. Dans le film, la relation entre Ma Kent et son fils Clark, à ce moment précis de sa vie, est à la croisée des chemins. Il est un jeune homme qui a quitté la maison. Il a un nouvel emploi, de nouveaux amis qui se moquent de ses parents, une petite amie qu'ils n'avaient jamais rencontrée. Martha Kent est à ce stade de la vie d'une mère où son fils a une toute nouvelle vie qui ne l'inclut plus vraiment. Cela va coïncider avec un éloignement relatif entre elle et Corenswet, chacun travaillant son personnage. Elle va décider, dit-elle, que cela corresponde ou non à l'intention de James Gunn, de garder cette distance pour le personnage qu'elle jouait. Martha va réaliser pour la première fois lorsque Superman/Clark était gravement blessé par un empoisonnement à la kryptonite qu'elle pouvait réellement perdre son fils, qu'il pouvait réellement mourir. Son personnage est placé dans une ambivalence : d'un côté, il faut donc laisser son fils vivre sa vie, aller sauver les gens et faire tout ce que Superman doit faire, mais en même temps, il y a cet instinct maternel très naturel qui pousse à protéger son enfant. C'était donc une période très vulnérable dans la vie de Martha que l'actrice a essayé de transmettre. De même, l'introduction du coup de fil de Ma Kent à son fils Clark alors occupé au Daily Planet montre la complexité de la relation logique et naturelle avec un fils devenant adulte et s'éloignant donc un peu de ses parents, comme un isolement nécessaire pour le laisser grandir. De plus, dans sa vie simple, elle est poussée dans une situation délicate par le fait d'avoir un fils doté de super-pouvoirs. Pour incarner son personnage, l'actrice indique qu'elle a d'abord un passage physique avant un passage émotionnel. Ici, cela passe par ses mains, notamment dans cette scène où Jonathan, Lois et elle ramènent Clark empoisonné sur son lit. Évoquant la chanson de l'artiste Jewel (Hands, 1998) et son passage sur la gentillesse et ses petites mains, il y a un symbolique forte et une humilité fondamentale qui caractérise Martha Kent. Le personnage n'a que ses petites mains. Elles ne peuvent pas faire grand-chose, mais elle va tout de même les utiliser. Dans cette scène, elle pose une main près du cœur de Clark et lui caresse le front de l'autre main. À un moment donné, elle tend la main et la pose sur celle de Pa Kent. À cet instant, elle tient son fils et son mari. Elle tient son monde dans un "espace de réconfort". Ce moment du tournage lui a semblé "sacré". Plus tard, ces petites mains vont faire de nouveau ce que toute mère effectue pour son fils : elle va nettoyer ses bottes, elle va lui préparer ses repas, elle va le réconforter. L'humilité et l'amour sont les valeurs fondamentales que l'actrice voulait transmettre aux spectateurs. Son audition pour Ma Elle a été retenue pour le rôle de Ma Kent grâce à deux cassettes audio de deux minutes envoyées par le directeur de casting du film. Celles-ci comprenaient un échange entre une femme Pat Christie et son fils Richard. Elle avait un accent tout particulier que cherchait James Gunn pour son personnage de Martha et Neva Howell s'est donc entrainée pour copier cet accent, tout en commençant à construire une personnalité entre une mère et son fils, une énergie qui a même suscité une certaine controverse. Elle se rendra ensuite aux studios Trilith près d'Atlanta pour les tests "d'alchimie" et échangera pour la première fois avec Pruitt Taylor Vince. Elle était alors convaincue dès la première ligne qu'il était Jonathan Kent, car il était parfait pour le rôle. La méthode James Gunn Pas habituée des tournages de cette envergure, l'actrice remercie grandement James Gunn pour cette opportunité d'avoir pu porter le personnage de Martha Kent pour toucher le cœur des gens. Le réalisateur a une talent certain selon Neva Howell de créer une sphère privilégiée qui permet de lever l'appréhension, l'intimidation et l'inquiétude chez ses acteurs. Il a une façon d'imprégner son environnement et les gens qui l'entourent. Il dégageait une confiance si calme et si claire que l'on se sentait à l'aise. Je ne me suis jamais sentie intimidée par James Gunn. Les gens m'ont demandé : « Comment te sens-tu quand tu parles à James Gunn ? » J'ai répondu : « Eh bien, je l'aime bien. » De plus, l'introduction des parents Kent est pour elle parfaitement en phase avec le matériel de base que sont les comics. Si elle n'est pas Diane Lane et si Pruitt Taylor Vince n'est pas Kevin Costner, leurs incarnations non hollywoodiennes collent davantage avec les fermiers qu'ils sont. Ils sont plus terre-à-terre. Les Kent ont une vie plus simple, bien différente de celle que leur fils Clark vit à Metropolis. La vibration Christopher Reeve, plus classique que Gunn voulait apporter, lui semblait plus cohérente, car pour Howell elle résonne davantage avec les gens. Pour les différentes scènes qui concernaient Pa et Ma Kent, James Gunn savait parfaitement où il allait, avec beaucoup de confiance, que cela soit la scène du téléphone qu'elle a du jouer plus fort ou celles de Clark enfant qui lui semble un moment parfait du film. Cela a donné une énorme confiance pour que les acteurs donnent le meilleur d'eux-mêmes. Controverse autour du casting Sur les réseaux, les gens ont réagi en indiquant que le personnage de Martha Kent était du Tennessee, du Kentucky ou du Mississippi, voire d'Irlande ou d'Ecosse. Certaines critiques parlaient même d'un accent à la Scooby Doo ou encore d'un accent rural. Martha Kent vit dans le Kansas, donc il n'est pas illogique de retrouver des intonations qui pourraient être associées à cette région. Certains fans ont exprimé leurs plaintes, avec parfois condescendance, que les Kent étaient des ploucs ou des "rednecks" à savoir des personnes blanches vivant à la campagne dans le sud des États-Unis et considérées comme pauvre et sans éducation. Neva Howell regrette ces critiques qu'elle considère comme cruelles. Jonathan et Martha Kent ont choisi une vie simple, selon un rythme différent. La scène de l'appel téléphonique relate ce décalage. Ils ont un appareil uniquement pour appeler leur fils ou recevoir ses appels. Ils n'y trouvent aucun intérêt et il n'est aucunement question d'intelligence. Si cette scène prête au rire avec Steve Lombard, un Clark un peu gêné et une Ma bataillant pour manipuler la technologie et parlant fort, la scène entre Pa Kent et Clark est renversante de justesse. L'accueil du public reste majoritairement positif et la convainc qu'elle est sur "la bonne voie". Le tapis rouge a été un moment particulier, juxtaposant de façon étrange bien des pensées. Elle ne parvenait pas croire qu'elle était ici et en même temps elle ressentait qu'elle était présente ici comme si elle atterrissait après un très long vol. Quelques éléments marquants ? Neva Howell mentionnent quelques performances, scènes ou situations qui l'ont marquée. La performance de David Corenswet est exceptionnelle, malgré l'immense pression qui pesait sur ses épaules, portant à l'écran les éléments des comics sans perdre sa personnalité. Il s'est engagé totalement dans le rôle. La scène de Mister Terrific sur la plage selon le point de vue de Lois Lane est incroyable. L'ouverture de James Gunn permettait de faire des essais différents comme Pruitt Taylor Vince jouant Shakespeare. Le jeu d'Anthony Carrigan en Metamorpho est profond entre la mort d'un citoyen et la joie d'être enrôlé dans la Justice Gang. La détresse finale de Lex Luthor et la performance d'Alan Tudyk Le choix du punk rock était une excellente idée pour terminer le film Dans le futur ? Outre le fait d'avoir davantage de Pa et Ma Kent, Neva Howell espère que James Gunn gardera la même "saveur" par la suite : avec Clark, avec Superman. Il faudrait Batman et un film de Noël chez les Kent par exemple. Elle reviendra évidemment pour ce personnage de Martha qu'elle adore, si James Gunn fait de nouveau appel à elle. Conclusion : sa vision de Superman En conclusion, l'actrice donne sa vision de ce que représente Superman : une lumière, un repère, une bénédiction, car il accorde de la valeur à tout vie. Je pense qu'à différentes époques de l'histoire, il a pu avoir une importance pour différentes raisons. Dans le monde d'aujourd'hui, Superman est pour moi une lumière brillante. Vous savez, il est une lumière dans beaucoup d'obscurité. Et nous avons évolué vers une société qui a perdu ses repères, nous sommes devenus insensibles et, comme nous en parlions tout à l'heure, cruels. Parfois, dans l'anonymat d'Internet, nous avons perdu le contact avec la vie humaine et sa valeur. Et pour moi, Superman, comme vous l'avez dit, accorde la même valeur à toutes les vies. Donc, tout ce qui peut nous ramener à cette façon de penser est, à mon avis, une bénédiction pour le monde. Chez Superman Homepage Elle a aussi répondu à Steve Younis et Marc Lax de Superman Homepage, le 14 août dernier. On retrouve évidemment des questions communes ou similaires, mais l'actrice prend le temps de répondre le plus simplement possible. Les Origins story de Neva Howell L'actrice qui aura 70 printemps dans quelques jours a constitué une surprise lors de l'annonce de sa sélection pour le rôle de Martha Kent. À ce moment-là, nous n'en savions que très peu sur elle. Donc Steve Younis a accueilli Neva Howell comme il se doit en cherchant à connaitre ses "origines". Son parcours est celui d'une femme passionnée, jouant le rôle d'un fleur violette et magnifique en primaire et qui a adoré joué toute sa vie. Elle se dit d'une ère "avant MTV" et a tenté de faire son chemin d'actrice dans les pièces universitaires avant d'entrer dans le National Shakespeare Conservatory à New York, puis de tenter le grand saut à Los Angeles. Les différentes tentatives ont été des expériences mitigées, tantôt horribles, tantôt encourageantes avec un agent, des publicités, mais le sort a fait qu'elle a dû rentrer chez elle à plusieurs reprises et qu'elle n'a pas pu percer comme espéré. La vie de Los Angeles ne lui convenait, mais sa chance a tourné lorsque la décentralisation de la production des films et téléfilms s'est étendue les années suivantes. Ceci lui a alors permis d'avancer dans sa carrière. Elle a obtenu un rôle dans un téléfilm, puis de petits rôles "d'une ou deux ou trois répliques"... et cela pendant près de 40 ans. Dans cette longue carrière de second plan, Howell indique que les derniers rôles joués avant Superman, le western horrifique de l'après-guerre civile Ghost of the Ozarks (2021), puis la comédie noire Greedy People (2024) étaient très "sympas". Et puis est arrivé Superman. Son audition pour le rôle de Ma Kent Neva Howell a révélé en quelques mots son parcours pour devenir Martha Kent. Sollicitée par son agent pour une demande d'audition, l'actrice a travaillé comme de coutume sur un projet dont le nom de code était "Genesis". Ce fameux nom est utilisé à plusieurs occasions pour le film Superman, comme nous l'apprendrons au fil du temps. Les noms des personnages étaient différents et elle ne savait donc pas qu'il s'agissait d'un film sur Superman. Le processus d'audition a été assez long et elle rapporte que cela comprenait d'abord une première lecture, puis une deuxième audition (voire troisième) enregistrée cette fois sur bande audio. Ensuite, elle s'est rendue au studio pour un test à l'écran avant un test dit "d'alchimie" avec deux candidats potentiels pour le rôle de Jonathan Kent, deux acteurs qu'elle ne connaissait pas. Le premier partenaire était bon dit-elle, mais le futur Pa, Pruitt Taylor Vince, avait été tout simplement époustouflant. C'est à la fin de cette "longue journée" que James Gunn lui a personnellement annoncé qu'il la choisissait pour le rôle de Ma Kent, dans un moment qu'elle a qualifié de "surréaliste" au point dit-elle de "presque s'évanouir sous le coup d'une joie immense devant les visages souriants des producteurs" dont Peter Safran. Neva, Superman et l'approche du rôle À la question de sa connaissance des autres films Superman, Neva Howell révèle qu'elle ne connaissait véritablement que l'interprétation de Christopher Reeve, dont elle n'a vu que le premier film dont elle juge le "pitch parfait". Ensuite, elle a délibérément évité de regarder les autres adaptations de L'homme d'acier afin de se concentrer sur la vision que James Gunn avait. Il s'agissait pour elle ne pas se disperser à aller voir d'autres interprétations, car elle avait compris dès la lecture initiale que le réalisateur voulait aller dans une toute autre direction tout en gardant "une vibe old school" à la Christopher Reeve. Comme chez Missing Frames précédemment, l'actrice rappelle le travail autour de l'accent voulu dans la vision de James Gunn. Elle indique une fois encore que les bandes audios qu'elle a reçues pour préparer le rôle comprenaient les échanges d'une femme nommée Pat Christie. Elle a beaucoup travaillé pour rendre sa diction la plus conforme possible à ce modèle imposé et évoque la controverse qu'elle a développée. Les critiques évoquaient que cela ne sonnait pas très Kansas et pourtant Howell indique qu'il y a des similarités avec l'accent du sud-est du Kansas. Au final, elle ne s'en laisse pas compter et considère à juste titre que cela ne peut pas convenir à tout le monde, surtout si ce monde venait voir le film avec l'attente de retrouver strictement les films précédents. Il est certain que James Gunn voulait changer d'approche et que cela constituait un risque. Par conséquent, l'actrice confortée par Pat Christie comme par le réalisateur est satisfaite du personnage qu'elle a délivré et espère pouvoir le "perfectionner" dans ses futures apparitions. Gunn lui-même décrivait simplement Martha Kent comme "terre-à-terre" et un peu "plus animée" que Jonathan Kent. Neva Howell estime que l'excellente qualité d'écriture du scénario lui a permis de bien comprendre qui était Ma Kent, lui a rendu le rôle "plus facile à appréhender". La réplique "mush" alors que Pa discutait avec Clark montrait la dynamique du couple Kent : Howell a précisé que Ma Kent ne se moquait pas de Pa, mais qu'elle était "attachante" et "aimait le taquiner" sur son côté émotionnel. Elle trouvait également que son interprétation correspondait davantage à ce que l'on voit de Ma Kent dans les comics avec une complicité simple avec son époux. Vis-à-vis de Clark, Martha Kent semble le guider davantage "par l'exemple que par les mots". Citant sa propre grand-mère qui ne parlait pas beaucoup, Howell voyait sa parente aider les gens de la communauté, même si elle ne voulait pas forcement. Elle "cuisinait pour [eux] comme Ma [Kent] cuisine pour Pa et cuisinait pour Clark avant qu'il ne quitte la maison". Elle montrait son amour par ses actions, par l'exemple, tout comme Clark "montre aussi l'exemple lorsqu'il va aider les gens parce que c'est la bonne chose à faire". Le tournage ? Concernant le tournage, elle retient l'ambiance de travail sur le plateau de tournage, créée et développée par James Gunn. Elle confirme la volonté du réalisateur confirmée par les autres acteurs d'instaurer une atmosphère familiale : il n'y a pas de "divas", mais au contraire un groupe de personnes voulant travailler ensemble, devant et derrière la caméra, pour l'aider à porter sa "vision à l'écran". Neva Howell rapporte que David Corenswet était "fantastique" et "parfaitement choisi" pour endosser le costume de Superman. De même, elle souligne l'incroyable alchimie mise en place avec Pruitt Taylor Vince, "talentueux", "généreux" et "encourageant", la traitant comme son égal malgré une carrière bien plus étoffée, et terriblement authentique dans son rôle de Jonathan Kent... comme une évidence. Elle se souvient du rire de James Gunn dans la pièce voisine alors qu'il regardait les écrans lors de la scène du coup de téléphone à Clark. La mise en scène était simple et efficace : "Plus fort, plus fort" lui disait James Gunn. De même, les scènes des vidéos avec les jeunes Clark dont le petit Jack étaient superbes à jouer. Sans connaissance du scénario complet au préalable pour des raisons de confidentialité, c'est lors du tournage qu'elle a pu prendre la mesure de ce que cela pouvait être "magnifique". Le montage proposé au final sera plein d'émotion notamment grâce à la chanson d'Iggy Pop. Elle note en particulier ces moments d'observation du travail attentif de James Gunn devant les écrans de contrôle. Le chef d'orchestre était très impliqué dans une vision claire pour son film. La réception du film Depuis la première à Los Angeles, qui était un moment mémorable, un peu fou et l'aboutissement d'une aventure incroyable, Neva Howell a vu le film trois fois et confirme l'idée d'un film qui touche un public de tout âge, plus coloré que le Man of Steel de Zack Snyder. Le film propose une version avec le couple Kent vivant, ce qui ravit bien des fans. D'un côté, sa prestation a suscité des émotions en rappelant un parent perdu. De l'autre, la conversation entre Clark et Jonathan Kent à l'extérieur de la ferme a provoqué chez bien des fans le regret de ne plus disposer de cinq minutes avec leur père décédé pour converser dans un moment important de leur vie. Enfin, Neva Howell indique qu'elle n'avait aucun doute quand elle a vu et lu le scénario, puis qu'elle a vu la séquence finale : Oh, ça va toucher les gens. Ça va être tellement beau. Si l'actrice a admis avoir pleuré "à chaudes larmes" à la fin du tournage, elle a profité de cette " "aventure" incroyable dans sa carrière pour un projet d'envergure. La verra-t-on en Martha Kent par la suite ? Nous le saurons bien assez tôt. L'interview est disponible ci-dessous : [N'hésitez pas à activer les sous-titres de la vidéo] Faria en interview chez Michael Rosenbaum Dans une interview animée sur le podcast Inside of You with Michael Rosenbaum et publiée le 303 septembre, l'actrice María Gabriela de Faría, désormais connue pour son rôle de l'Ingénieur Angela Spica a partagé quelques détails sur son casting et sa transformation physique pour le film. L'audition pour le rôle L'interview du podcast DC Studios Showcase précédent la sortie du film nous avait montré une María Gabriela de Faría pétillante et exubérante. On retrouve donc l'actrice vénézuélienne dans son style direct et chaleureux pour nous parler du rôle de L'Ingénieur. L'hôte Rosenbaum qualifie le personnage interprété par l'actrice comme "débordant d'énergie et d'amour" et ayant une certaine "fougue", comme "un personnage électrique très amusant". Elle y a incorporé sa marque et cela n'a pas été forcément évident lorsqu'elle revient sur le processus d'audition. María Gabriela de Faría venait de subir une nouvelle désillusion à l'issue de l'audition qu'elle avait passée pour un film de Taylor Sheridan. Les nombreux allers-retours et actions l'avaient incitée à croire qu'elle allait être retenue, mais cela n'avait pas été conclu. Très déçue, elle abordait donc celui de Superman dans un doute complet et sans le soutien de son mari elle aurait sans doute baisser les bras. Madame, essuyez vos larmes, habillez-vous, nous allons enregistrer cela nous-mêmes. Et c'est ce qu'ils ont fait en enregistrant et en envoyant une vidéo d'elle-même. L'audition se fondait sur des passages fictifs écrits pour jauger les acteurs ("dummy sides"). Cela suggérait que le personnage avait un super-pouvoir, dans un cadre axé sur le jeu non verbal pour ce qui sera plus tard sa scène dans la Forteresse de Solitude. Recalée à l'issue de son audition précédente pour le The Suicid Squad de James Gunn, notamment du fait de son anglais alors insuffisant, De Faría a pris la décision audacieuse d'interpréter la scène comme si le personnage "avait un orgasme" tout en se connectant à l'ordinateur, dans le but dit-elle d'"aller plus loin". Cette audace est une force particulière de l'actrice qui l'a amenée à se démarquer pour ses rôles précédents et elle a de nouveau pris ce risque pour le rôle de L'Ingénieur pour sa première vidéo. S'ensuivront deux vidéos avec des directions différentes en fin de semaine avant une session en personne avec James Gunn dès le début de la semaine suivante. Le processus avait été rapide à cause de la grève des scénaristes et acteurs de l'époque, mais elle était convaincue qu'il fallait tout donné pour ne pas regretter l'opportunité qui se présentait. Lorsqu'elle a décroché le rôle un mois après son audition, De Faría était si heureuse qu'elle a acheté des capes Superman et s'est ensuite promenée dans Pasadena en les portant. Le réalisateur James Gunn a ensuite confirmé la bonne nouvelle par SMS, en écrivant simplement : "C'est James Gunn". La préparation pour L'Ingénieur La lecture du script et des comics lui ont fait prendre conscience de cette nécessité pour être qualifiée à l'écran de super-héroïne d'être en condition physique optimale. Comme Edi Gathegi, María Gabriela de Faría a dû se préparer physiquement de façon importante pour le rôle, quotidiennement avec Paolo Mascitti, pendant huit mois avant le tournage. On devait voir ses muscles et elle a énormément travaillé pour cela. Elle a même demandé à James Gunn de lui donner "une scène" sans le costume pour montrer son physique, ce que l'équipe a accepté avec plaisir (avec l'aide du directeur de la photographie Henry Braham et de la femme de James Gunn, Jennifer Holland), s'efforçant ainsi de faire en sorte que la caméra et l'éclairage mettent en valeur ses muscles. Le premier jour du tournage était en Norvège à Svalbard où on filmait la Forteresse de Solitude. Dans son costume fin et moulant d'Ingénieur, elle était gelée, mais elle s'était préparée en passant ses vacances hivernales en Espagne. Elle passait tout son temps à l'extérieur sans manteau pour s'habituer au froid. Durant le tournage, elle était assistée pour déterminer son niveau de tolérance au froid norvégien et mesurer combien de temps elle pouvait parler et être active dans ces conditions. La réception du film La première de Superman s'est avérée très émouvante, en particulier pour ses parents, qui ont "pleuré toute la nuit". De Faría a fait remarquer que sa famille, qui a grandi dans la pauvreté au Venezuela, n'avait pas pleinement saisi l'ampleur du projet avant de le voir sur grand écran. Ce film est une étape importante pour sa carrière, indique-t-elle. Elle n'a pas fait ce film pour son peuple, pour le représenter, mais pour elle-même. , bien sûr, mais regardez ce que vous avez accompli, mais je n'y avais pas pensé jusqu'à ce que j'aille à Miami pour animer une projection avec Warner Brothers, et il n'y avait que des Latinos, et ils étaient fous quand ils m'ont vu à l'écran et quand ils ont vu l'ingénieur parler espagnol, et c'est là que j'ai compris. Je me suis dit : Cependant, elle a ensuite pris conscience de l'importance culturelle plus large du film lorsqu'elle est allé animer une projection avec Warner Brothers à Miami. Il n'y avait alors que pour les Latinos, qui étaient ravis de voir le personnage de L'Ingénieur parler espagnol. Cela avait un impact qu'elle ne soupçonnait pas : C'est tellement important, et je ne m'en rendais pas vraiment compte avant. Elle répondra et dialoguera avec Michael Rosenbaum sur de nombreux points comme on discute entre amis dans l'ensemble de l'épisode disponible ci-dessous : [N'hésitez pas à activer les sous-titres de la vidéo] A bientôt sur Planet Superman pour d'autres news sur L'homme d'acier ! JA

  • Histoire de Jimmy Olsen, le Superman's Pal

    Avant que le film Superman de James Gunn ne sorte au cinéma en juillet 2025 et dans les quelques jours autour de l'anniversaire du personnage, il nous avait semblé évident de répondre à la question suivante : Qui est Jimmy Olsen ? Nous étions ambitieux et avons beaucoup tardé, mais nous y sommes arrivés ! Alors abordons ensemble sur Planet Superman ce personnage emblématique du lore de Superman. Introduction Jimmy Olsen est le plus souvent présenté comme un jeune photo-journaliste travaillant pour le Daily Planet. Il est un ami proche de Lois Lane et Clark Kent et entretient de bonnes relations de travail avec son patron Perry White. Olsen considère ses collègues comme des modèles et des figures parentales. De 1954 à 1982, Olsen est apparu dans 222 numéros de la série de bandes dessinées Superman's Pal Jimmy Olsen et The Superman Family (SPF), en plus des principaux titres de Superman. Il fera ensuite régulièrement des apparitions dans les aventures de L'homme d'acier jusqu'à ces récentes péripéties dans Dawn of Superman . Sur le grand comme le petit écran, les années de Superman Reeve ont donné une visibilité au personnage de Jimmy Olsen jusqu'à Supergirl  en 1984 par l'acteur Marc McClure, jusqu'à être le spécialiste des caméos dans les séries et films ultérieurs en hommage à cette période. S'il apparait dans les série TV Lois et Clark : les nouvelles aventures de Superman , Smallville et Supergirl , ce n'est qu'avec My Adventures with Superman en animé et avec Superman et Lois que Jimmy Olsen a retrouvé ces derniers mois la lumière avant que nous le retrouvions dans le film de James Gunn sous les traits de Skyler Gisondo. Créations et premières apparences Allons aux racines de la création de Jimmy Olsen, d'abord initiée par la radio... ! À la radio Le personnage a été présenté sous le nom de "Jimmy Olsen" par le producteur Bob Maxwell dans l'émission de radio Les Aventures de Superman à partir du 15 avril 1940. Jackie Kelk (1923-2002) incarnera le personnage de Jimmy à la radio pendant 7 années selon ses dires, de décembre 1940 à 1949 selon d'autres sources, alors qu'il avait démarré dès l'âge de 8 ans sa carrière au théâtre et à Broadway, au cinéma à partir de 1934 dans Born to be bad et surtout à la télévision. L'acteur jouait d'ailleurs depuis 1937 (et pour plusieurs saisons) aux côtés de Bud Collyer, voix de Superman/Clark Kent à la radio, dans l'adaptation de la bande dessinée Terry and the Pirates où il tenait le rôle-titre du jeune Terry Lee alors que Collyer jouait le rôle de l'aventurier plus âgé Pat Ryan. L'épisode en 6 parties intitulé Donelli's protection racket présentait la première aventure commune de Superman/Clark Kent et Jimmy Olsen à la radio, avec la voix emblématique de Collyer et celle très juvénile de Kelk. Olsen, jeune homme de 14 ans travaille alors comme copiste au Daily Planet et va demander de l'aide à Clark Kent, car sa mère propriétaire d'une confiserie est terrorisée par Gyp Donelli et son organisation qui rackette les commerçants en échange de sa protection. Superman met fin aux agissements d'un Donelli qui enlèvera Lois Lane dans une aventure à rebondissement. L'interprétation de Kelk dépeignait Jimmy Olsen comme un adolescent enthousiaste, prêt à tout pour trouver l'aventure et une histoire, tout en lui donnant une certaine maturité. Par la suite, de copiste Jimmy Olsen sera un "cub reporter", un apprenti journaliste. Le comédien abordera d'ailleurs dans une interview en 1971  son expérience du Golden Ag e à la radio et notamment son rôle positif de Jimmy Olsen (aux alentours de la 29e minute dans l'interview) pour sept années, 3 fois par semaine, auprès de Bud Collyer. Alors que Kelk poursuivra sa carrière dans la série The Aldrich Family  notamment, c'est Jack Grimes (1926-2009) qui reprendra le doublage de Jimmy Olsen dans la série radio entre 1950 et 1952 tout en jouant dans la même série, avant d'incarner le Jimmy Olsen de la série animée The New Adventures of Superman en 1966. Dans les comics Après huit premières apparitions anonymes dans des bandes dessinées, Jimmy Olsen apparait pour la première fois en tant que personnage nommé dans une histoire de Jerry Siegel et Joe Shuster intitulée "Superman contre l'Archer" au sein du Superman #13 (numéro de novembre-décembre 1941, publié le 26 août 1941). Cependant, on notait en novembre 1938 qu'un personnage indiqué comme une simple « garçon de bureau » anonyme avec un nœud papillon apparaissait dans l'histoire "Superman's Phony Manager", publiée dans Action Comics  #6, au Daily Star sur ce qui sera la Terre-2. Il y révélait à Lois que Clark Kent allait rencontrer Superman en personne, ce qu'elle ne comptait pas laisser passer. Rétroactivement, cette histoire a pu être considérée comme la première apparition de Jimmy Olsen. Il est apparu occasionnellement en tant qu'employé de bureau dans Action Comics (en avril 1940 pour le Daily Planet, Action Comics #23) , Superman et World's Finest Comics au cours de la décennie suivante et a fait une apparition notable en tant que manager d'une équipe de baseball communautaire dans la série radiophonique de juin-juillet 1946 ( Clan of the Fiery Cross ). La première longue histoire mettant en vedette le personnage, "King Jimmy Olsen", a été publiée dans les journaux quotidiens Superman du 20 juillet au 28 octobre 1944 ( Superman: Golden Age Dailies Vol. 1: 1942-1944, Épisode 30). Ce récit "King Jimmy Olsen" se lit comme un récit du Silver Age et constitue un précurseur de ce que va devenir Superman's Pal pour être un jalon important dans l'histoire de Superman. À la télévision et au cinéma Dans les deux séries de films en 15 chapitres sur le Superman de l'époque incarné par Kirk Alyn, Superman de 1948, puis Atom Man vs. Superman en 1950, Jimmy était joué par Tommy Bond (1926-2005) un acteur en activité depuis son plus jeune âge dans bien des courts-métrages et films de années 1930 et 1940. Il donne alors la réplique à Lois Lane/Noel Neill. En 1952, Jimmy passe à la télévision dans The Adventures of Superman (1952-1958), interprété par Jack Larson (1928-2015). Forts du succès de la série, les personnages de Jimmy et de Lois auront alors droit à leur propre série de bandes dessinées. En ce qui concerne Larson, il jouera un "ancien" Jimmy Olsen dans l'épisode 5 de la quatrième saison de Lois et Clark : les nouvelles aventures de Superman ("Brutal Youth" paru le 20 octobre 1996) au cours duquel Jimmy Olsen tombe entre les mains du Dr Veda Doodsen pour ses expériences avec son invention qui vole la jeunesse des gens. L'acteur sera également présent pour des caméos dans la série Superboy (un épisode de 1991) et dans le film Superman Returns (2006) avec Brandon Routh. . Évolution de Jimmy Olsen dans les comics Suite au portrait de Jack Larson dans la série télévisée Les Aventures de Superman , Olsen est promu d'employé de bureau à "journaliste" à partir de Superman #86 paru en janvier 1954. Dans l'histoire de ce numéro, il y devient le rédacteur en chef, car Perry White a rêvé qu'il ne l'était plus et laissait alors sa place au jeune journaliste qui souhaitait prendre du galon auprès de Clark et Lois. Il accepte donc le poste, mais cela ne sera pas vraiment de tout repos. Ensuite, dans le Superman #87, il enquêtera en duo avec Lois Lane, sur le lancement d'une fusée expérimentale à moteur atomique du professeur Wilton. L'homme d'acier devra intervenir avant d'être mise en cause comme une menace et Olsen est alors l'un des seuls à lui faire totalement confiance. Physiquement le personnage est alors un très jeune homme, blond et particulièrement volontaire qui cherche à se faire sa place au sein de l'équipe rédactionnelle du Daily Planet. On n'en connait alors peu sur ses origines et son histoire. Superman's Pal Jimmy Olsen Plus tard, en cette même année 1954, Olsen reçoit sa propre série comics, intitulée Superman's Pal Jimmy Olsen , en raison de la popularité de la série avec Jack Larson. Les aventures et pouvoirs Le personnage évolue selon les récits d'Otto Binder et le dessin de Curt Swan. Jimmy y apparait comme le copain (ou "pote") de Superman, aux cheveux roux et l'objectif de cette série est d'offrir des aventures en lien avec Superman pour ce personnage qui plait beaucoup aux fans. Le premier numéro "The Boy of 100 Faces" (Le garçon aux 100 visages, en français) présentait une aventure au cours de laquelle Jimmy Olsen enquête sur un gang de voleurs de bijoux et se voit offrir par Superman, une montre spéciale, la "montre-signal" (Signal Watch), un appareil supersonique à haute fréquence qui lui permet de contacter Superman en cas d'urgence. Son rapport privilégié à Superman et cette montre le placent parfois en danger afin de tenter de vaincre Superman (#13, juin 1956) ou donnent quelque histoire cocasse avec un génie par exemple (#23, septembre 1957), comme des tentatives de vol de la montre par des escrocs (#39, 1959). On va même jusqu'à le croire coupable de la mort de Superman (#28, 1958) dans le futur, voire le détester indéfiniment (#35, mars 1959). Curt Swan et Otto Binder nous ramenaient également à la rencontre entre Jimmy Olsen et Superman dans le numéro 36 d'avril 1959. A priori sans pouvoir, Jimmy Olsen vit néanmoins des aventures qui font tout de même de lui un surhumain temporairement : il vole dans le #2 grâce à une potion et se fait passer pour Superboy dans le #8, alors que, dans le #21 (juin 1957), il est même Wonder Lad volant avec une roquette dans le dos, etc. Dans le numéro 11, il a une vision à rayon X avant d'être invisible dans le numéro suivant comme dans le #40 (1959) pour son anniversaire. Dans le #15, Olsen peut utiliser la super-vitesse et d'être qualifié de "Speed Demon" avant d'être quasiment invulnérable après avoir mangé des baies {#16, octobre 1956) ou en plongeant dans le Styx sous Metropolis (#34, janvier 1959). Le journaliste verra sa force devenir herculéenne et devient un héros sur Mord (#96, septembre 1966), etc. Il changera même d'identité lorsque des pouvoirs sont à sa portée dans ses aventures : Il est Super Youth lorsqu'il voyage sur la planète Dorth dans l'espoir de vivre quelques jours comme un Superboy (#25, 1957) ; Il est Elastic Lad (#31 de 1958, #37 de 1959, #46 de 1960, #54 de 1961, #72 de 1963, #99 de 1967, SPF #187 de 1978...) ce qui fait de lui un homme élastique jusque dans la zone Fantôme dans le numéro 62 (1962) ; Il est Superlad sur Zolium en luttant pour conserver son identité de Jimmy Olsen secrète [#39 de 1959) ; Il est Wolf-Man le loup-garou, parallèlement à sa romance naissante avec Lucy Lane, avec une autre potion en référence au film de éponyme de 1941 réalisé par George Waggner (#44 de 1960, #52 de 1961 - il est même Wolf-Boy par la suite comme le #68 de 1963, #70 et #72 de 1963,...). Dans le numéro #50 (1961), il est Super-Jimmy grâce à une machine de la Forteresse de Solitude initialement créée par le scientifique criminel Luthor ; Il est un homme Tortue géante après la découverte d'un Atlante sur une plage (#53 de 1961, #72 de 1963) avant d'être Aqua-Jimmy avec des pouvoirs similaires à Aquaman dans le numéro 55 (1961) ; Il est Flamebird quand il forme un duo avec Superman alors dissimulé en Nightwing afin d'arrêter le kandorien Than OI (#69 de 1963) avant d'autres aventures (SPF #173 de 1975, #183 de 1977, #188 de 1978...) ; Il est le Steel-Man alias le Batman-Superman de la Terre X (#93 de 1966) ; Il est aussi Lightning Lad projetant des rayons électriques grâce à sa bague de la Légion des Super-héros ou Sun Boy (#99 en 1967) ; Il est Ultra-Olsen lorsque Superman réunit les moitiés de médaillons mayas de son père (#129 de 1970, #158 de 1973). Il est l'indépendant journaliste Mister Action , trouble-fête n°1 qui vient aider la veuve, l'orphelin et Lucy Lane, dans les numéro #155, #158, #161 de 1973..., comme il est le super-espion Double Five tel un James Bond, etc. Il peut aussi cracher du feu (#33, décembre 1958), être une pieuvre aux multiples bras ( Octopus ) ou robotique (#41, 1959 ou #70 de 1963), être un génie sorti d'une lampe (#42 de 1960), un homme obèse Fat Boy (#49 de 1960, #72 de 1963), un homme porc-épic (#65 de 1962, #72 de 1963), le Colosse de Metropolis face à Titano (#77 de 1964), ou un Insect-Jimmy (araignée, scarabée, etc. dans le #94 de 1966), être ultra-musclé pour tenter de ravir Lucy Lane (#100 de 1967) et même avoir les pouvoirs de Mr Mxyzptlk (#74 de 1963) ! À l'occasion, DC fait une revue des différentes transformations du jeune reporter pour une histoire plus intéressante comme dans le numéro #105 avec les 1000 Olsen. Les premières transformations du copain de Superman sont d'ailleurs présentées dans une salle spéciale Jimmy Olsen dans la Forteresse de Solitude (#68 de 1963) pour marquer la récurrence de ces "formes" dans la série. L'imagination des artistes et scénaristes est véritablement infinie jusqu'à permettre à Jimmy Olsen d'être un maitre du déguisement dans différentes époques (nazie, romaine, des mousquetaires, moyen-âge, etc.) ou civilisations (indienne ou moyen-orientale, nordique, etc.) jusqu'à être une femme comme Leslie Lowe (#67 de 1962) ou un hippie (#118, 1969). Il sera Bizarro évidemment (#80 de 1964, #87 de 1965), puis un partenaire de Brainiac (#86 de 1965), de Luthor (#109, 1968) et d'autres ennemis (Cosmic King, Saturn Queen, Lightning Lord dans le #87 de 1965), etc. Il remplacera Robin (#111, 1968 ; SPF #171, 1975), sera lié à Thor en tant que Jimmy le Rouge (#112, 1968) et fera équipe avec Superboy (#114, 1968). Ils vont même jusqu'à faire quelques numéros spéciaux en hommage ou en référence à des événements de l'époque : des acteurs/actrices ou des films comme la "Planète des Singes" (#117, Planet of the Capes , 1969). Un séducteur de premier plan Par ailleurs, outre sa relation amicale d'exception sans pour autant connaitre l'identité secrète de Superman (il est si près dans les numéros 81 de 1964, #121 de 1969 et #132 de 1970), la vie amoureuse du personnage commence à être étoffée avec la relation qu'il entretient avec Lucy Lane (après Lois qu'il demande en mariage dans le Superman's Pal Jimmy Olsen  #21 déjà évoqué). Lucy Lane a fait ses débuts en tant qu'intérêt amoureux récurrent de Jimmy dans le numéro 36 (1959). Jimmy et Lucy se sont parfois mariés dans des histoires "imaginaires" telles que "Le mariage de Jimmy Olsen" (#38) et "L'incroyable histoire de Superman Red et Superman Blue" ! Leur liaison est ponctuée de crises de jalousie à l'égard d'une Ka-Ra/Supergirl aux cheveux verts (#51, de 1961), puis d'une princesse Ilona de la galaxie Sunev qui avait jeté son dévolu sur le reporter pour son harem (#59 de 1961), comme d'Allura de la galaxie Ashtar (#64 de 1962), du robot Holga (#69 de 1963), de la Rona extradimensionnelle (#73 de 1963). Le trio de la Légion des Super-Héros Saturn Girl/Triplicate Girl/Light Lass tentera même d'aider Jimmy dans sa relation avec Lucy (#76 de 1964)... Sa dulcinée semble disparaitre dans la jungle d'Amérique du Sud ( Superman's Girl Friend, Lois Lane #120 (1972), mais revient dans la série comics de Jimmy après 2 ans (#158 à 161, 1973) en se révélant à la surprise générale en Lena Lawrence. Le Don Juan exposera ses conquêtes multiples comme Allura, Dialla, Platonia, Rona dans les différents récits (#100 de 1967), Miri à Kryptonopolis (#101 de 1967), Denise Dunois (#103 de 1967) et Marilyn Marlowe (#119, 1969) parmi bien d'autres. Il ne faut pas oublier les histoires singulières le mariant même à une gorille (#98, 1966). Indiquons que si la série de comics met en avant le lien entre Superman et Jimmy Olsen, le jeune reporter est aussi le "copain" de Supergirl (Supergirl's Pal) dans le numéro 40 d'octobre 1959, peu après l'arrivée du personnage dans Action Comics #292 de mai 1959, même au terme de cette histoire, il est alors convaincu qu'elle était un canular du colonel Colby, avant de perdre la mémoire et de se retrouver dans l'orphelinat de l'héroïne sans découvrir (non plus) son identité secrète (#46 de 1960). Dans le numéro #51 évoqué précédemment, Ka-Ra n'était rien d'autre que Supergirl qui jouait l'entremetteuse entre Jimmy et Lucy. Plus tard, un mariage imaginaire sera proposé entre les deux personnages (#57 de 1961) sous l'effet de la kryptonite rouge avant une lutte avec une autre Supergirl ! Supergirl remplacera même Jimmy Olsen au Daily Planet sous l'identité de Linda Danvers dans le numéro #75 (1963) tout en tentant avec la kryptonite rouge d'accélérer la relation avec Lucy Lane. Outre la récurrence de l'intervention de Supergirl, la série aborde des éléments du lore supermanesque comme la Forteresse de Solitude, Krypto, le professeur Potter ou encore les différentes kryptonites comme l'anniversaire de l'adoption de Metropolis en tant que domicile officiel de Superman (#70 de 1963)... Et ses origines ? Le lien avec L'homme d'acier se développe donc à travers ces différentes aventures, mais on découvre aussi quelques informations sur ses origines dans les premiers numéros : descendant du pirate des Caraïbes (ou boucanier) Barbe-Verte Olsen au 18e siècle (#21, 1957), il est orphelin jusqu'à une adoption par Superman dans le numéro 30 (août 1958). Il a un cousin Jerry Olsen star du rock'n'roll dans le numéro 32 (octobre 1958), et fête ses 21 ans dans le numéro 35. Ensuite, pendant un bon moment, c'est un peu le désert et on suit prioritairement ses aventures de héros et de tombeurs de ses dames ! Au-delà des premiers numéros, nous en découvrons peu sur ses origines et cela est vrai jusqu'au moment où les scénaristes décident de creuser plus avant ce sujet dans les aventures de Jimmy Olsen #123 et #124 en 1969 : il prend la place de son père archéologue Mark Olsen qu'il pensait disparu depuis un accident de train quand il était enfant. L'homme recherchait son fils pendant des années alors qu'il avait repris sa vie d'archéologue jusqu'à une fouille de la pyramide de Kukulkan dans le Yucatan au cours de laquelle il perd la vie en cherchant une autre entrée. Son assistant devient amnésique sur le site en entrant avec des explosifs et croyait être Mark Olsen à son réveil. La découverte du trésor avait provoqué la colère des divinités du lieu et initié une malédiction de 5 ans sur lui ou son fils. Jimmy Olsen s'est alors sacrifié pour remplacer son "père", très affaibli par la pénitence. L'histoire changera au fil de l'intrigue jusqu'à la révélation. Les numéros suivants poursuivront l'intrigue pour ramener le vrai père auprès de lui grâce à Superman face à la magie locale. La patte Jack Kirby Lorsque celui que l'on surnommera "le roi du Comics" alias Jack Kirby passera chez DC Comics (de 1970 à 1974), Jimmy Olsen prendra une nouvelle envergure et sa série comics à partir du numéro 133 sera le berceau du lancement de sa saga Le Quatrième Monde . Par son style et ses expérimentations, détonantes à l'époque, l'artiste fera des Superman's Pal Jimmy Olsen #134 et #135 des récits emblématiques. L'histoire du Quatrième Monde de Jack Kirby a commencé dans les bandes dessinées de Jimmy Olsen en 1970, avec le numéro 134 en y introduisant un "Projet ADN" secret pour créer des humains mutés pour le bien, ajoutant "les Hairies", des proto-nouveaux dieux, Intergang, Darkseid et Morgan Edge, responsable des médias et notamment de WGBS-TV (Superman #233, 1971). Kirby a également utilisé la série comme véhicule pour réintroduire les personnages de l'âge d'or qu'il avait précédemment créés chez DC Comics, tels que le Gardien et la Newsboy Legion. Avant la fin de sa course, Kirby a écrit des histoires impliquant des vampires, le monstre du Loch Ness, Victor Volcanum, un archicriminel cracheur de feu, ainsi qu'une histoire en deux parties mettant en vedette le comédien Don Rickles. Kirby a quitté la série Jimmy Olsen après le numéro 148, mais il y a laissé sans aucun doute son empreinte. S'ensuivront des aventures de Jimmy Olsen (écrites par John Albano ou Leo Dorfman et dessinées par José Delb et Kurt Schaffenberger), avec Margaret "Meg" Tempest et Percival "Percy" Bratten, ses collègues du Daily Planet sous Morgan Edge. The Superman Family À partir de ce qui serait le numéro 164 de Superman's Pal Jimmy Olsen , le titre devient The Superman Family dans une série d'anthologie publiée de mai 1974 à septembre 1982. Dans ce cadre, Jimmy Olsen apparait dans des histoires dans un volume régulier qui met en scène différents personnages de l'univers de Superman : Superboy, Supergirl, Clark Kent, Lois Lane, Krypto, Van-Zee et Ak-Var qui remplacent NIghtwing/Superman et Flamebird/Jimmy Olsen, Perry White, Mr et Mme Superman sur la Terre 2, etc. Pour cette série, on retrouve notamment Leo Dorfman, Cary Bates, Otto Binder, Gerry Conway et d'autres scénaristes à l'écriture tandis que Curt Swan, Kurt Schaffenberger, Nick Cardy et d'autres sont au crayon. Ils proposeront des aventures diverses, anciennes ou nouvelles, contre des sbires et des créatures, des aventures solo ou chorales comme celle du "Museum of the Eternity" (SPF #190, 1978) ramenant Superman, Jimmy, Lois et d'autres membres dans différentes dimensions jusqu'à Kandor et la Zone Fantôme. Jimmy Olsen réapparait comme le meneur de la Newsboy Legion. Il est même imaginé comme boss du Daily Planet, marié à Lucy Lane, alors que Clark Kent et Lois Lane également mariés sont Mr et Mme Superman et parents d'une fille Laura et que Supergirl est Superwoman. Globalement, dans la continuité des récits de la série Superman's Pal , la série Superman Family propose un héros un peu plus âgé, membre à part entière de la Super-Famille et qui fait jouer ses poings et sa ruse pour s'en sortir aventure après aventure, sans forcément appeler L'homme d'acier à la rescousse, mais en devinant presque son identité secrète (SPF #219 à 221, 1982). Sans récits originaux à cette époque, cette version de Jimmy Olsen, son histoire et ses apparitions ont été moins innovants et moins nombreux jusqu'à l'effondrement du multivers original lors de l'événement "Crisis on Infinite Earths" de 1985-86. L'après Crisis Suite à Crisis on Infinite Earths (1985-1986), l'univers de Superman est modifiée par John Byrne et son Man of Steel. Son action a initié une remise à plat considérable des origines de Superman et a touché les personnages de son lore comme Jimmy Olsen dont l'histoire antérieure en tant que personnage a donc été effacée, puis réécrite. Malgré les récents efforts de modernisation de Superman et de ses personnages secondaires, Jimmy Olsen n'a pas été significativement modifié à l'ère moderne. Il est toujours un jeune petit journaliste travaillant pour le Daily Planet et est toujours ami avec Superman. Son look reste globalement le même entre l' Action Comics #484 (1978), le World's Finest Comics #271 (1981) et le Man of Steel #2 de John Byrne (1986). Il a arrêté de porter des nœuds papillon pour des vêtements décontractés bien que cette tendance avait déjà commencé dans les bandes dessinées des années 1970. Une modification intéressante dans la relation avec L'homme d'acier est que Jimmy a conçu lui-même sa célèbre montre-signal ( World of Metropolis #4, 1988), ce qui a conduit à sa première rencontre avec Superman. Dans ce récit, on aborde par la même occasion les origines nouvelles du personnage : James Bartholomew Olsen est élevé par sa mère Sarah alors que son père Jake Olsen a disparu peu après sa naissance (cf. Superman #17 et #19, 1981). L'adolescent vit à Yonkers dans l'état de New York. Quatre ans plus tôt, le jeune homme allait travailler gratuitement comme "copy boy" au Daily Planet avec un Clark Kent arrivé depuis juste une année. Lorsque son amie Chrissie Walker tente de se suicider, Jimmy invente sa montre hypersonique afin d'appeler au secours Superman. Après le sauvetage, cette montre devient l'outil d'appel d'urgence et constitue son lien unique avec celui qui deviendra son ami. Si le Dernier Fils de Krypton a parfois envisagé de confisquer la montre, il a surtout décidé de lui faire confiance pour l'utiliser de manière responsable. Il est complexe de citer toutes les œuvres avec Jimmy Olsen jusqu'à nos jours, mais le personnage a traversé différentes périodes-clés. Il est aux côtés de Clark Kent/Matrix et de Superman alors qu'il affronte Mongul et L'Eradicator (1988) alors qu'Intergang, Lex Luthor, Brainiac, Metallo et consorts vont aussi être de la partie. Si les transformations de Jimmy Olsen si courantes durant l'Age d'Argent ne se produisent plus aussi régulièrement, Jimmy est de nouveau l'homme Elastique au contact de l'Eradicator à partir d' Adventures of Superman #458 et d' Action Comics #645 dans un cycle comics sous Dan Jurgens qui sera hélas traumatisante. Cette transformation est extrêmement douloureuse pour Jimmy et n'est plus apparue depuis. Elle marque surtout le début d'un arc assez "négatif" pour Olsen, puisque malade, il participe au projet Cadmus, son âme sera emmenée aux enfers par Blaze, sa mère sera internée et il perdra son travail au Planet. Dans une hallucination de Superman, l'histoire nous amènera même à une Lois en fauteuil roulant et un Jimmy Olsen qui tente de tuer Superman avec de la kryptonite par vengeance, mais les choses rentreront dans l'ordre et on ne le verra plus que dans le cadre du bureau et avec Bibbo Bibbowski, en tant que freelance pour Newstime quand survient l'invasion de Brainiac. Durant cette même période, il bataille pour retrouver un job et perd même son appartement sans l'avouer à sa mère avant d'aller grâce à ses photos chez le rival Newstime Magazine détenu par Colin Thornton. Pour s'en sortir, il devra prendre l'identité furtive de "Turtle Boy" en déguisement dans une série de publicités face à Titano pour les pizzas Titano. Il réintègrera le Daily Planet par la grande porte à la suite de la victoire de l'alliance des héros autour de Superman face à Brainiac. Sa vie personnelle est entre parenthèse jusqu'à l'attaque sur Lucy Lane de Metallo qui les rapproche de nouveau alors qu'il n'avait un lien qu'avec Babe Tanaka. Tout ce petit monde est alors mêlé à des démons et vampires entre Blaze et Satanus via Colin Thornton. Diverses oppositions minimes seront proposées à L'homme d'acier jusqu'à l'arrivée de Doomsday et l''événement de la Mort de Superman et le Règne des Supermen . Jimmy Olsen sera avec son appareil photo en compagnie de Lois Lane lorsque tout cela arrive ( Superman #75). Il travaille pour Perry White au Planet, notamment avec Ron Troupe, et essaie de faire sa place. Kidnappé par Conduit, Jimmy est de nouveau sauvé après suspens par Superman ( Action Comics  #712, 1995), mais à la suite de cette situation, il ne parvient pas à se sentir respecté. Jimmy Olsen quitte alors le Daily Planet à la suite d'un différend concernant une histoire ( Superman #103, 1995) pour aller travailler pour la chaîne de télévision Metropolis Galaxy Broadcasting où il agit en tant que journaliste d'investigation à l'antenne, par l'entremise de Cat Grant. Ce changement a fait quelque peu mûrir Jimmy, mais l'a rendu plus ambitieux, plus impétueux et aussi plus arrogant. Bien que concurrent, il est toujours resté en bons termes avec Clark et Lois et était le témoin de leur mariage. Cette période s'est terminée lorsqu'il a cru (à tort) avoir découvert l'identité secrète de Superman et a déclaré qu'il l'annoncerait en direct à l'antenne. Il a reconsidéré ses actions, mais a perdu son emploi pour avoir perdu le créneau horaire. Il est alors de nouveau réembauché par le Planet avant de se mettre en danger. Les vilains s'enchainent jusqu'au conflit contre Imperiex (Zod, Darkseid, etc.) durant lequel Olsen n'est qu'un observateur lointain du combat intergalactique, comme du nouveau duel contre Doomsday remporté par L'homme d'acier. ll est un reporter de terrain et a toujours ses entrées auprès de Superman ( Adventures of Superman #598, 2002). En 2003, le duo Mark Waid /Leinil Francis Yu est à l'œuvre pour Superman: Birthright qui se veut être une version "modernisée" des origines et des débuts de l'histoire de Superman en 12 numéros. Elle s'éloigne de l'approche de John Byrne que certains ont pu considérer comme une "ré-imagination froide et assez dystopique" dans Man of Steel , pour proposer une Krypton du Silver Age après la proposition de Jeph Loeb et consorts dans Return to Krypton (2001). Waid voulait un lieu d'émerveillement et de mythes pour la rendre similaire à la fois aux films antérieurs et au Superman Returns à venir, ainsi qu'à la série Smallville . Jimmy Olsen y apparait comme le jeune photographe acolyte de Lois Lane. Cette image restera globalement celle de référence par la suite, ainsi on verra un jeune reporter photographe acolyte de Lois Lane dans le Superman: Secret Origin (2009-2010) de Geoff Johns et Gary Frank, présentant un Superman Christopher Reeve dans chaque case. Avec le Flashpoint en 2011 s'ouvre le New 52 et une nouvelle revisite des origines de Superman et de son lore par Grant Morrison et Rags Morales notamment ( Action Comics #1 à 8, 2011). Dans ce contexte, la Terre 1 propose une ville de Demain où Clark Kent/Superman débute sa carrière de Superman en tant qu'adulte vêtu d'un t-shirt, d'un jean et de sa cape, tel un "vigilante". Il est journaliste au Daily Star pour George Taylor et vit entre sa logeuse Mme Nyxly et son meilleur ami Jimmy Olsen, dont les parents sont cette fois très fortunés et qui travaille avec Lois Lane au Daily Planet pour Perry White. Jimmy y est plus adulte et plus sûr de lui dans un monde moderne qui sera confronté à Brainiac. Dans Superman Unchained (2013-2015), Scotty Snyder et Jim Lee nous proposent un Jimmy plus classique à savoir jeune photographe, ami de Clark et aussi victime de Lex Luthor. Avec Rebirth en 2016, on clôt la parenthèse New 52 tout en initiant le retour du Superman Pré-Flashpoint. Sous les crayons de Tyler Kirkham dans Superman #31 (2017), Olsen est de nouveau en duo avec Lois Lane-Kent sur les traces de Deathstroke, avant qu'on le voit en costume avec les membres de la rédaction du Planet dans Action Comics #987 (2017). Sa montre sera utilisée par Lois pour alerter Superman lorsque leur fils Jon sera emmené par Jor-El ( Action Comics #990, 2017). Cependant, durant cette période ( Justice League: The Darkseid War: Superman #1, 2016 ; Doomsday Clock , 2018-2020 ; etc.), Jimmy est présentée de façon assez classique dans son rôle avec une intervention minime dans les histoires. On le remarquera avec Ella adepte du culte de Kobra et en sera partiellement traumatisé avant de continuer à investiguer avec Lois. Quelques comics récents Superman's Pal Jimmy Olsen (2019-2020) La série comics Superman's Pal Jimmy Olsen revient en 2019 pour 12 numéros avec le photographe et L'homme d'acier en co-vedette. Dans le premier numéro, on retrouve alors le rouquin avec un retour sur ses origines avant d'apparaitre en Turtle Boy ! Propriétaire du Daily Planet d'après l' Action Comics #1028, il évoque dans la série parallèle ses origines partagées avec Lex Luthor. Jimmy Olsen est l'héritier de Jonas Olsson et de son petit-fils Joachim en conflit pour des terres avec l'ancêtre de Luthor, Luthias Alexander, au XVIIIe siècle avant même Metropolis. Ce dernier a essayé de tuer Joachim Olsson qui, après sa chute, découvre de l'or et déclenche une ruée vers l'or dans la région. Olsson utilise sa nouvelle fortune pour chasser les Alexander de la ville de façon définitive. De nos jours, le frère Julian Olsen est un homme d'affaires également opposé à Lex Luthor, sa sœur Janeifer Lacroix Olsen est une artiste alors que Jimmy apparait comme une catastrophe ambulante au point de décrocher le prix Pulitzer par accident et même de douter de sa place à Metropolis. À cette occasion, les auteurs reviennent sur les transformations caractéristiques du photographe dans ses aventures précédentes, tout en mettant à jour ses liens familiaux, avant de nous lancer dans le grand bain : on essaie de le tuer et il cherche qui est le fameux commanditaire. Passant pour Timmy Olsen, un bloggeur un peu dingo à Gotham, il va même faire croire qu'il est mort pour trouver le coupable. Avec Batman, Lois, sa sœur et bien d'autres personnages, et bien sûr Superman, le récit est assez déjanté. Jimmy Olsen est donc sur le terrain et continue à être présent à Metropolis aux côtés de la journaliste Lois et de la rédaction alors que les événements s'enchainent jusqu'au Superman #18 (2019-2020) où il apprend (enfin) la véritable identité de Clark/Superman avant l'attaque de Mongul. Ensuite, la relation est étrange pour tout le monde : comment se comporter en sachant que l'individu à côté de soi est L'homme d'acier et qu'il peut changer de costume en un instant et que son fils Jon pourra prendre la relève ? De l'autre, une série de récits parallèles l'amène à agir avec Bibbo Bibbowski et d'autres personnages DC sans réel développement (jusqu'au Superman #32 de 2021). Entre Warworld, Son of Kal-El et la crise multiverselle Dans les numéros d' Action Comics  (#35 de 2021 et suivants), Jimmy Olsen est au côté du Guardian et Superman est actif avec son fils Jon jusqu'à son départ pour faire face à la menace intergalactique que représente Mongul en son Warworld. Puis, tandis que Superman est "off World", l'histoire se recentre sur Jon Kent, sans que Jimmy Olsen ne soit vraiment actif. Il faudra attendre le #18 de la série Superman: Son of Kal-El de Tom Taylor avec le retour de Superman pour que Jimmy apparaisse piégé à son domicile et que Jon soit sauvé par son père de retour. Les gros morceaux comics qui suivent pour amener à la Dark Crisis on Infinite Earths de 2022-2023 ne laissent pas de place au rouquin photographe, mais comme souvent la crise offre une renaissance et redonne vie au reporter et à différentes séries comics comme celle de Superman. Dawn of DC et All In La relance des récits DC, notamment sous Joshua Williamson, Philipp Kennedy Johnson et Mark Waid, à travers l'initiative Dawn of DC présente évidemment Superman, la Super-Famille et Jimmy Olsen parmi ses proches. Ainsi, on le retrouve dans l' Action Comics #1057 (2023) assistant Clark lors de son interview de Norah Stone du groupe Blue Earth, avant que son idylle en tant que "turtle-baby" avec Siobhan Smythe alias Silver Banshee ne soit dévoilée ( Superman #4, 2023) de façon inattendue. Jimmy entretient une relation amoureuse avec cette "ennemie" bien connue de Superman et l'originalité est de mettre en avant ces deux personnages tout en s'amusant avec la tradition voulant que le jeune journaliste séducteur vivent des aventures incroyables. Les "cris" de Banshee ouvrent cette série comics dans une Metropolis où Luthor "aide" Superman via SuperCorp à déjouer les attaques sur la ville. Jimmy Olsen est le bras droit de Lois Lane, rédactrice du Daily Planet et conjointe de L'homme d'acier entouré d'une Super-Famille élargie. Ensuite, le duo Smythe/Olsen tentera d'aider Superman lorsque Metropolis verra arriver l'armée de Brainiac, puis dans la lutte contre Amanda Waller ( Absolute Power ) lorsque Superman est en duo avec Zatanna alors que tous les super-héros sont en grand danger. On le retrouve dans le trio classique (Clark-Lois-Jimmy) également dans les récits du style de l'Age de Bronze avec le Challenge des étoiles pour les interviews de la WGBS comme pour les découvertes alors que Superman bataille. Plus tard, on les verra discuter de l'anniversaire de Jimmy avant qu'un monstre à plusieurs têtes ne débarque de la zone Fantôme et n'affronte Superman et Supergirl. Olsen est alors décisif avec de la kryptonite dorée ( Action Comics #1070) avant que le problème de la Zone Fantôme ne mette le monde en danger. Jimmy Olsen est alors au côté de son "pote" Superman avec Mon-El lors de cette crise... Bref, le rouquin est bien présent comme sidekick pour aider lorsque les circonstances l'exigent dans les différentes séries comics ! Parfois, le look change, le style change, mais on retrouve les traits habituels, même lorsque le récit se veut original ( Absolute Superman ). Apparitions sur les écrans Animations Avant le film Superman de Richard Donner en 1978, le personnage de Jimmy Olsen poursuivait sa présence à la télévision avec la série de 1966, The New Adventures of Superma n de Lou Scheimer. L'animé produit par Filmation et diffusé sur la chaîne CBS proposait les aventures de L'homme d'acier en 6 minutes. Ce dernier était joué par Bud Collyer et Jack Grimes reprenait le rôle de Jimmy Olsen. Le personnage sera ensuite logiquement présent dans la série qui a marqué une génération, Superman: L'ange de Metropolis ( Superman: The Animated Series , 1996-2000) avec la voix de David Kaufman avant que son personnage ne revienne avec celle d'Ishmel Sahid dans la série My Adventures with Superman. Dans cette dernière proposition, la version de Jimmy Olsen est plutôt nouvelle : il est typé et aux cheveux sombres. Toutefois, il reste le meilleur ami de Clark dans une série qui revisite les références du lore pour Jimmy Olsen comme Flamebird. En live action Le personnage est aussi apparu dans la plupart des autres adaptations médiatiques de Superman en live action . Sur le grand comme le petit écran, les années Christopher Reeve ont donné une visibilité au personnage de Jimmy Olsen par l'intermédiaire de Marc McClure dans les films Superman jusqu'à Supergirl  en 1984. L'acteur sera comme une sorte de coqueluche puisqu'il deviendra le spécialiste des caméos dans les séries et films ultérieurs en hommage aux années 1970-1980. On le retrouvera dans Smallville dans le rôle de Dax-Ur comme celui d'un policier dans la trilogie de Zack Snyder. Dans les années 1990, Jimmy apparaîtra à la télévision dans la série Lois et Clark : Les nouvelles aventures de Superman avec le duo Teri Hatcher/Lois Lane et Dean Cain/Clark Kent/Superman sous les traits de Michael Landes durant la première saison, puis de Justin Whalin durant les trois saisons suivantes. Le physique ne respecte pas le rouquin aux taches de rousseurs, mais il est bien jeune copy boy ou photographe. Dans la même veine, Aaron Ashmore sera l'incarnation du photographe dans Smallville sur The WB puis la CW. Il faudra attendre 2006 pour revoir Superman au cinéma. Le film Superman Returns n'oubliera pas de garder une place pour Jimmy Olsen, mais sans McClure qui laisse sa place à Sam Huntington. Ensuite, la trilogie de Zack Snyder n'accorde pas une place énorme au Planet dans Man of Steel puisqu'il faudra attendre 2016 et Batman v Superman: L'aube de justice pour revoir le personnage de Jimmy Olsen. Hélas, les fans seront plutôt déçus par son sort et son traitement : le personnage existe bien sous les traits de Michael Cassidy, mais dans une approche sombre. James "Jimmy" Olsen, apparait comme un agent de la CIA infiltré en Afrique à Nairomi et s'est fait passer pour un photographe du Daily Planet pour réaliser sa mission. Il se rend sur place sous ce prête-nom avec Lois Lane/Amy Adams et se fait tuer au cours de l'opération en évitant tout de même ce sort funeste à l'intrépide journaliste avant que Superman ne puisse intervenir. En 2019, on retrouve Jimmy Olsen interprété par Mehcad Brooks dans la série du Arrowverse  de la cousine Supergirl pour une version tout fait différente du canon habituel. James Olsen est un photo-journaliste noir ami de Clark Kent/Superman. Il suit la demande de ce dernier en allant à National City après que Kara Danvers ait décidée de devenir Supergirl. Il travaille alors avec elle à CatCo sous les ordres de Cat Grant, puis va prendre son poste temporairement jusqu'a ce que Lena Luthor rachète le journal. Olsen a aussi décidé de devenir Guardian, un héros qui protège les gens, à l'instar du Gardien et de la Newsboy Legion de Kirby. Il en a assez d'être le "sidekick" et souhaite aussi faire le travail comme le Mister Action du Silver Age . Les différentes terres de l' Arrowverse proposeront un Jimmy alternatif membre de gang comme un Jimmy Gardien. On reviendra enfin sur une approche plus classique avec la série Superman et Lois et le Jimmy Olsen incarné par Douglas Smith dans la quatrième et dernière saison (2023). Le lien amical hélas trop court est particulièrement travaillé entre Jimmy et Clark, avec le secret de l'identité du héros comme source de complexité dans leur relation. En dernier lieu, Jimmy Olsen retrouve ses origines avec le choix de Skyler Gisondo pour le film Superman (2025) de James Gunn, sorti en salles le 9 juillet 2025 en France (11 juillet aux États-Unis). On retrouve le rouquin, ami de Clark et aide de Lois, un séducteur irrésistible laissant tous les hommes sur la fameuse question "Mais quel est ton truc, Jimmy ?" et un journaliste du Daily Planet enquêteur. Une série Jimmy Olsen a été annoncée peu après pour exploiter ce personnage dans ce qui serait une série policière anthologique centrée sur différents vilains de DC. Il y retrouverait évidemment Perry White incarné par Wendell Pierce. L'acteur a laissé entendre auprès de People l'évidence de sa présence. Jimmy pourra donc être davantage développé et c'est une bonne nouvelle pour tous les fans du personnage. NCK et JA

  • Man of Tomorrow est annoncé pour 2027 !

    La nouvelle est tombée ce mercredi avec un message sur les réseaux. James Gunn annonce à la suite de la sortie du film Superman cet été un nouveau projet avec Lex Luthor et Superman : Man of Tomorrow . L'annonce est tombée ! L'homme de demain. En salles le 9 juillet 2027. Sans trainer, le co-CEO et réalisateur a mis les mains à la patte et n'a pas manqué de garder notre attention sur lui. Comme l'indiquait et le discutait Captain Morpheus dans son émission d'hier soir , James Gunn ne tarde pas à tracer la voie de DC Studios et continue la construction de son univers en se fondant sur les Kryptoniens, après des interviews indiquant une " saga Superman " en préparation et que David Corenswet allait intervenir rapidement en tant que Superman. Dans Supergirl ? Dans la saison 2 de Peacemaker ? L'idée d'une suite au film vers un "Superman 2" traversait l'esprit des fans et des suiveurs médiatiques qui devançaient la crainte récurrente d'une traversée du désert du personnage de L'homme d'acier. Les acteurs principaux comme David Corenswet et Nicholas Hoult ont relayé cette information sur le compte Instagram et cette fois un dessin de Jorge Jimenez et de Mitch Gerads : L'homme de demain. En salles le 9 juillet 2027. L'homme de demain. En salles le 9 juillet 2027. L'annonce apparait aussi chez Isabela Merced dans une story Instagram avec un retour de l'actrice dans le rôle d'Hawkgirl : Les résultats favorables du film Superman et les déclarations levaient l'ambiguïté sur la présence du personnage ces prochaines années : il sera en salle dans moins de 2 ans pour le 9 juillet 2027. Le passage en production est donc imminent pour tout mettre en place. Man of Tomorrow ? Mais sous quelle forme se fera cette présence supermanesque ? Avec le personnage de Batman, dans une approche d'un World's Finest ou celle d'une suite directe de ses aventures ? En diffusant ce visuel spécifiquement dessiné par la référence Jim Lee, chef de la partie comics, Gunn annonce la couleur : le duo Lex Luthor/Superman sera au centre des débats alors que le film montrait notamment leur rivalité viscérale. Lex Luthor sera présent dans l'armure que les fans avaient pu espérer voir dans Superman 2025 et il sera en compagnie du Dernier Fils de Krypton. Par ce bonbon, on notera que l'armure est celle alimentée par les technologies de Brainiac... qui serait alors dans ce film ? À moins qu'il ne soit déjà présent dans le film Supergirl à venir en juin 2026. On remarquera aussi que Superman, au costume du film encore en salle, est équipé d'un tournevis et serait donc un "allié" aidant Luthor à construire cette armure. On aurait alors un Superman génie avec une Forteresse de Solitude de haut-niveau technologique ? Lex Luthor "traitre" dans le film sortirait de prison sous quelle condition ? Et pour répondre à quel objectif ? Comment sera-t-il lié à L'homme d'acier ? Une des surprises réside dans le titre du film annoncé : Man of Tomorrow et non "Superman 2". Généralement associé à Superman avec des séries comics dans ce sens comme Superman: The Man of Tomorrow (1995-1999), cela fait aussi référence à la ville de Metropolis, The City of Tomorrow. Peut-on, comme le suggère Robert Burnett chez John Campea , se pencher sur un Alex Luthor Man of Tomorrow... laissant alors entendre que le film pourrait être centré sur le super-vilain ou une sur une famille plutôt qu'être une suite directe de Superman . La question est ouverte et nous aurons le temps de voir l'approche pour ce film. Selon IMDb à ce jour (4/09/2025), on retrouverait David Corenswet en Superman/Clark Kent, Nicholas Hoult en Lex Luthor, Rachel Brosnahan en Lois Lane et Isabela Merced en Hawkgirl dans une film écrit et réalisé par James Gunn. Il serait de nouveau entouré par Beth Mickle, Judianna Makovsky et Stéphane Ceretti. MAJ : Suite à l'annonce faite hier par DC Studios de la sortie d'un nouveau film Superman en 2027 intitulé Man of Tomorrow, le réalisateur James Gunn s'est exprimé sur son compte Threads pour répondre aux questions de certains fans. À la question « À quel stade en êtes-vous dans l'écriture de Man of Tomorrow ? », Gunn a répondu qu'il avait termine et qu'il cherchait désormais à améliorer le scénario final : Tout est terminé. Je suis dans la phase nécessaire et longue de réécriture et de réécriture encore. C'est très amusant. J'essaie d'en faire une partie avant la diffusion de Peacemaker, car nous aimons le regarder dès qu'il est diffusé. Lorsqu'on lui a demandé si le film s'appellerait « Superman : Man of Tomorrow » ou simplement « Man of Tomorrow », Gunn a précisé que le mot « Superman » ne serait pas ajouté au titre. Juste 'Man of Tomorrow'. De quoi aussi s'interroger sur le fait que cela soit ne pas strictement une suite du film Superman , mais autre chose. De nombreuses productions DC arrivent d'ici là et Superman sera bien en place avec son lore et ses ennemis ! Affaire à suivre... JA

  • News superman : entre box office, suite et digital

    Un peu de repos pour profiter des cocktails, du sable fin et du soleil était nécessaire pour les membres de Planet Superman, même si le Captain Morpheus était en live ces jours-ci encore pour parler de L'homme d'acier, mais on ne vous laisse pas seuls. Le film, sorti depuis le 9 juillet en France et dans le monde, a posé questions et débats avec tous les Jean que nous avons rencontrés sur les choix artistiques, les révélations et coulisses, comme sur sa rentabilité ou son succès. Jean Box Office reste dans la place Sans verser dans la statistique folle, en date du 15 août 2025, le chiffre d'affaires lié aux entrées du film dépasserait les 580 millions de dollars (588,7 M$) au global après 36 jours d'exploitation. Aux États-Unis, on aurait un total de 337 M de dollars alors que dans le monde, Superman atteindrait 251,7 M$. Par ces résultats, selon Global Box Office, le film aurait dépassé Aquaman et The Joker. Il viserait désormais The Batman. De même, il dépasserait le total réalisé par Iron Man. Cela poursuit une progression selon une courbe plus lente à domicile, mais la partie internationale qui pouvait être source de déception, notamment le marché chinois, reste vivace et grimpe tout de même avec la répartition suivante : U.K. - $35,7M France - $14,7M Espagne - $9,7M Italie - $6,3M Allemagne - $7,1M Australie - $15,5M Chine - $8,9M Inde - $6,9M Corée du Sud - $6,3M Japon - $6,8M Mexique - $22,7M Brésil - $16,1M DC Studios et Warner Bros restent satisfaits et se préparent aux prochaines échéances comme la sortie de la série Peacemaker avec sa saison 2 le 21 août sur HBO qui constitue une suite à Superman : l'histoire se place un mois après les événements du film. Deux mondes, deux fois plus de paix. La suite de Superman, peacemaker Saison 2, commence le 21 août sur @HBOMax et d'autres plateformes de qualité dans le monde entier. Et Iggy Pop a chanté en concert la chanson du film Superman. Superman sort en digital et bientôt en support physique Et justement, les "Jean sait tout" n'ont pas manqué de réagir à la nouvelle : le film est disponible sur les plateformes en version digitale depuis le vendredi 15 août et une annonce a été faite quant à la précommande des versions blu-ray, 4K, etc. La sortie digitale critiquée Le film est désormais à la vente et à la location sur les plateformes comme Apple TV+ et Amazon Prime alors que le film RESTE au cinéma ! Pour assurer la promotion de la sortie numérique, Warner Bros. Entertainment a publié en ligne les 10 premières minutes du film de James Gunn. Toutefois, cela serait considéré par les détracteurs comme un signe d'échec ! Or, selon James Gunn, cela répond d'une certaine logique quand il répond a ScreenRant : ScreenRant : Superman a connu un succès phénoménal, avec plus d'un demi-milliard de dollars de recettes dans le monde entier, et cela a vraiment ouvert la voie à l'avenir de l'univers cinématographique DC. J'ai été un peu déçu de voir qu'il allait déjà être disponible en numérique si peu de temps après, car j'adore les longues campagnes promotionnelles au cinéma. James Gunn [JG]: Moi aussi. ScreenRant : Quelle était votre motivation pour le diffuser en streaming si peu de temps après ? JG: Eh bien, c'est très compliqué, mais la vérité, c'est que c'est à cause de 'Peacemaker'. Au départ, je pensais que 'Peacemaker' allait sortir le mois prochain. Il y a eu beaucoup de choses qui échappaient à notre contrôle, donc 'Peacemaker' sort maintenant, et au final, je voulais que tous ceux qui le souhaitaient puissent voir Superman, même ceux qui n'avaient pas pu se rendre au cinéma avant 'Peacemaker'. C'est vraiment la raison pour laquelle nous avons pris cette décision. Or, en réalité en plus d'être une bon mouvement commercial, cette action redirige l’énergie vers la plateforme alors que le film va faire ses 600 M$ en restant en salle. Il va donc commencer à rapporter de l'argent en VOD et en physique pendant que Peacemaker va engranger des taux d’engagement record sur HBO Max, car dans la continuité du film. La saison a en effet vu ses "impressions" augmenter de 210%. Superman sera probablement le CBM numéro 1 devant Disney et a "nettoyé" la fan base. C'est pourquoi parler d'un échec est tout de même bien compliqué. Les supports physiques À partir du 23 septembre, Warner et DC Studios préparent également les sorties vidéos en format physique collector ou non : dvd, blu-ray, 4h et ultra HD du film sont au programme, ainsi que l'anthologie des films précédents. Le 4 août, James Gunn évoquait d'ailleurs sur les réseaux son travail sur la partie commentaires du réalisateur pour Superman : Sur le point d'enregistrer le commentaire du réalisateur pour la sortie en DVD. Que voulez-vous savoir ? Alors que la version numérique comprendra des scènes coupées, un bêtisier et les commentaires du réalisateur Gunn, la version cinéma comprendra en plus les éléments vidéos bonus suivants de type commentaires et contenus historiques : « Adventures in Making Superman » (60:00) : Le documentaire principal « Icons Forever: Superman's Enduring Legacy » (6:05) : Exploration de l'impact culturel du personnage « A New Era: DC Takes Off » (4:53) : Regard sur l'avenir de la franchise On trouvera aussi un focus sur les personnages et l'histoire : « Lex Luthor: The Mind of a Master Villain » (5:18) « The Ultimate Villain » (5:30) « The Justice Gang » (10:37) : Le plus long reportage sur les personnages Avant un coup de projecteur sur la production : « Kryptunes : la musique de Superman » (6:31) : Dans les coulisses de la bande originale du film « Dernières nouvelles : le Daily Planet fait son retour » (5:23) : Recréer le journal emblématique « Des pattes aux pixels : la naissance de Krypto » (5:54) : La création du super-chien de Superman Enfin, « Krypto sauve la situation ! : Bagarre dans le bus scolaire » (5:32) est un segment spécial consacré au chien kryptonien qui vole la vedette à Superman. L'idée est de passer les easter eggs, les clins d'œil et références à l'univers DC dans Superman et de les explorer tout en donnant au grand public plus de détails sur les allusions aux bandes dessinées. Les futurs projets du DCU James Gunn révèle qu'il travaille déjà sur la saga #Superman et espère commencer la production bientôt Répondant à The Hollywood Reporter sur le tapis rouge en marge de la première de Peacemaker saison 2, le réalisateur rappelle la continuité après le caméo de John Cena dans le film et les éléments précédents. Il complète aussi en indiquant que le travail en cours sur une "saga Superman" avance bien puisqu'il a déjà rédigé un 'traitement" et entrevoit une production très prochaine. Pour clarifier, un traitement est une histoire écrite en détail avant la rédaction du scénario. Un synopsis est également rédigé, mais il est plus court qu'un traitement. On aura donc une prochaine intervention de Superman dans le DCU qui se met en place ! À très bientôt sur Planet Superman pour en savoir davantage ! JA

  • News supermanesques : entre box office, Jor-El et interviews

    Nous partions pour prendre un peu de repos et profiter des cocktails, du sable fin, du soleil et des couleurs vives pour recharger les batteries après de nombreux mois d'attente, d'articles et un super-visionnage de Superman en salle le 8 juillet avant sa sortie officielle le 9 juillet en France. Le film est sorti désormais partout dans le monde et la communication se poursuit alors que les avis fleurissent avec son lot de fuites, de divulgations volontaires et de révélations sur les coulisses, le tournage ou les choix effectués. Faisons un petit tour du propriétaire pour Supergirl et Superman avec tous les Jean que nous avons rencontrés. Jean Box Office est dans la place Plaisanterie mise à part, après les spécialistes des effets spéciaux, nous avons les spécialistes du box office pour nous donner les statistiques. Dans une émission nocturne le 14 juillet, Captain Morpheus évoquait la question des statistiques pour faire une comparaison entre Man of Steel sorti en 2013 et Superman 2025 sur les questions du box office ajusté à l'inflation et des tickets vendus selon le nombre d'écran et le prix moyen des places, etc. en tenant compte de la conjoncture différenciée entre 2013 et 2025. À l'époque de la sortie du film de Zack Snyder, le genre superhéroïque était à son apogée avec Avengers et la fin de la trilogie The Dark Knight de Christopher Nolan en 2012. La dynamique du reboot DC se fondait sur une hype autour de Zack Snyder pour entrer dans une belle dynamique afin de remettre en scène L'homme d'acier après la tentative Superman Returns (2006) et un marché assez porteur puisque Marvel débutait sa phase 2. En 2025, la tendance est tout autre avec une "fatigue" du public et une saturation vis-à-vis du genre et de la période Marvel. Les luttes autour du Snyderverse et les échecs de DC s'ajoutent à une lassitude générale. La conjoncture est ici défavorable pour évaluer le reboot de James Gunn alors que le marché est saturé. Les chiffres sont donc à prendre en compte avec des pincettes en gardant à l'esprit les différentes composantes économiques. Il ne s'agit pas de simplement comparer directement stat à stat entre deux films ou deux périodes. Cela est bien plus complexe afin de relativiser le "score" actuel. Selon The Hollywood Reporter, en date du 20 juillet 2025, le chiffre d'affaires lié aux entrées du film dépasserait les 400 M de dollars (406,8 M $) au global après 10 jours d'exploitation. Cela le placerait comme le #1 film au box office dans le monde pour la deuxième semaine consécutive. Aux États-Unis, on aurait un total de 235 M de dollars après un très bon week-end de 57,2 M (contre Jurassic World Rebirth à 23,4 M $ avec une sortie le 2 juillet). On a même des estimations à 58,5 M. Dans le monde, Superman a gagné 45,2 millions de dollars supplémentaires pour un total international de 171,8 millions de dollars et 406,8 millions de dollars à l'échelle mondiale. Une fois cela dit, nous devons également indiquer qu'en France les résultats ne sont pas aussi flatteurs, comme le Captain l'avait hélas prévu, avec seulement 8,2 M de dollars. La partie internationale n'est pas forte pour le moment avec notamment la déception que l'on pourrait avoir pour le marché chinois. La répartition des tops marchés à l'international, le 20 juillet vers 17h serait la suivante (cf. Global Box Office) : U.K. - $22.2M France - $8.2M Espagne - $6.1M Italie - $4.3M Allemagne - $4.2M Australie - $11.0M Chine - $8.5M Inde - $6.1M Corée du Sud - $5.7M Japon - $4.8M Mexique - $16.6M Brésil - $11.2M Nous verrons comment les choses évolueront, mais à date cela montre tout de même un résultat satisfaisant pour DC Studios et Warner avec des records battus certains jours de l'année, sans avoir une forte implication des pays observés à l'internationale, qui peut encore décoller plus tard. Si l'on ajoute le fait que le film a généré des relances des films Superman sur les plateformes, les produits dérivés, la musique comme celle d'Iggy Pop etc. les perspectives sont alors positives pour laisser le duo James Gunn/Peter Safran continuer la construction de l'univers DC. Pour le moment, le film est #1 dans le monde ! Jean sait rien ou bien ? Malgré des résultats commerciaux qui se présentent plutôt bien, peu de temps après la sortie du film, les arguments étaient nombreux pour le critiquer à foison. Captain Morpheus avait alors lancé un live le 14 juillet pour aborder ce qu'il avait relevé comme "faux arguments" au sujet de film, indépendamment du fait que vous pouvez tout à fait aimer ou ne pas aimer le film proposé, ce n'est pas notre propos ici. ATTENTION SPOILERS ! La question Supergirl En premier lieu, des critiques ont été formulées sur l'introduction de la cousine de Superman, Kara Zor-El alias Supergirl, en fin de film : son état d'ivresse, son look et son langage seraient inadmissibles pour présenter le personnage au public. Mais..., quel est le problème ? Le personnage de Milly Alcock est habillé en tenue supermanesque camouflée par un long manteau marron... comme dans le comics Supergirl: Woman of Tomorrow qui est la source fondamentale du film annoncé dès le lancement du projet de 10 ans de DC. La Supergirl est présentée alcoolisée... comme dans le comics où on la voit se saouler et ensuite gérer son état face à des ennemis ou Ruthye. Certains internautes ont relevé cette évidence en proposant les planches de l'œuvre de Tom King (d'ailleurs très actif sur les scénarios des projets de James Gunn) et de Bilquis Evely. Littéralement, sa première introduction dans l'une de ses meilleures bandes dessinées, Supergirl : Woman of Tomorrow, c'est une fille bourrée et fêtarde à travers la galaxie, ce n'est pas le numéro que vous voulez vous forcer à croire. Elle apparait comme désœuvrée, excentrique et avec un langage directe. Mais le comics présente comme une punk, une grunge, une folle. Elle est Kryptonienne avant d'être humaine, contrairement à Superman. Elle va sur des planètes où il y a des soleils rouges pour se mettre la "tête à l'envers" avec l'alcool, car avec les soleils jaunes il ne lui est pas possible d'en ressentir les effets. De ce point de vue, elle peut être considérée comme "James Gunn compatible". Cela dit, la psychè de la Kryptonienne est tout à fait particulière, car elle a été élevée par une civilisation belliqueuse et conquérante, puis dévastée par la mort et la destruction de Krypton qu'elle a vues de ses propres yeux depuis Argo City. Elle est donc dans un état d'esprit tout à fait différent de son cousin Kal-El déjà envoyé dans l'espace tout bébé. Elle passera dans le récit d'une "dépravée" à une "superhéroïne" avec un look qui pourra plaire à un public moins familial que le film Superman. Pour information, vous trouvez la revue du comics sur notre site. Terminons en indiquant qu'une affiche du film a été publiée par James Gunn peu après en assumant cette position logique et.. qui sera déstabilisante, il faut bien le reconnaitre. Elle est présentée dans cette même tenue et le slogan passe de "Look Up" à "Look Out" : Quelques faux arguments Pour dénigrer le film, différents arguments sont émis et on les retrouve dans les éléments de communication sur les réseaux. Outre le fait que les réseaux ne correspondent pas à la réalité, le propos est aussi de vous engager à aller voir le film pour vous faire propre avis. Ici, nous rapportons les critiques formulées et donnons différents éléments de réponses pour clarifier les idées préconçues. Ensuite, ce sera comme toujours à vous de jouer. 1/ Bilan de visionnage : VO vs VF Le film est un film familial au ton assez léger dont l'analyse doit prendre en compte cet état d'esprit. Dans ce film, Superman ne s'exprime pas dans la forme chevaleresque habituelle qu'il emprunte dans tous les films jusqu'alors, mais dans un niveau de langage courant, comme tout le monde, voire familier. Le problème est que la version française fait des écarts qui présentent les éléments de façon "débile" et dessert alors complètement le film. En effet, en français l'impact est totalement différent de l'anglais, quels que soient les accents (plus important pour les Kent notamment). Le français ici ne permet pas de sentir les nuances. En version originale, on n'a pas ce ton "bébète", il est beaucoup moins marqué et l'impression est alors bien plus positive : on ressent les nuances de jeu de David Corenswet entre Superman et Clark, entre Superman en public avec Lois et Superman dans d'autres situations. Le niveau familier passe bien mieux, le rendant accessible au commun des mortels et plus contemporain, sans le rendre ridicule pour autant. Nous avions vu cela dans la bande-annonce en français qui présentait l'interview de Superman par Lois Lane et cela est resté tel quel dans la version cinéma, hélas. Si l'on ajoute à cela que la langue anglaise américaine présente des expressions typiques sans équivalent en français, les traductions étaient difficiles et doublage déficient pour rendre la véritable idée ou l'intention de la scène. D'où les retours négatifs sur l'intervention de Supergirl en fin de film, en particulier. Rappelons aussi que l'on passe d'un anglais britannique dans tous les films précédents à un anglais américain (pourtant si logique compte tenu de l'origine du personnage) ce qui est bien différent. N'avez-vous pas en mémoire la différence entre les chansons entendues en anglais par rapport au français ? Cela n'a rien à voir et passe beaucoup mieux dans un cas que dans l'autre (indépendamment des traductions qu'il faut souvent éviter de faire, n'est-ce pas ?). Le ton est léger pour la famille et comprend aussi des propos pour adultes. Le français hélas rend les choses encore plus légères tout en dénaturant le propos jusqu'au ridicule. Conclusion : nous vous recommandons fortement de voir le film en VO, sans hésiter. PS : les enfants rigoleront quand même !! ;) 2/ Superman vs Justice Gang Une des problématiques posées avant même le film était le rapport entre Superman et les membres de la Justice Gang composée de Guy Gardner, Hawkgirl et Mister Terrific. Deux scènes sont discutées : Qui doit intervenir en zone de guerre ? Comment gérer le Kaiju ? L'idéologie du film est de présenter une morale différente entre Superman qui veut préserver toute vie et une Justice Gang qui est prête à tout pour atteindre ses objectifs. Ils interviendront finalement grâce à ce que leur inspire Superman, tel que dans Kingdom Come. Il tend à les éduquer à faire le bien partout dans le monde. L'impact de Superman finit par être assez forte pour qu'ils acceptent de prêter main forte, alors qu'au début du film la Justice Gang neutralisait le Kaiju sans tenter de le garder en vie. 3/ Superman tue ? À l'issue de sa lutte contre Ultraman, Superman envoie son adversaire dans un trou noir, donc il l'aurait tué... En réalité, nous n'en savons rien et il est tout à fait possible qu'Ultraman devienne Bizarro par la suite. Différents éléments comme celui-ci restent en suspens à l'instar du premier épisode d'une série. Comme pour les comics, on peut tout imaginer avec un Bizarro World ou tout autre chose. 4/ C'est quoi ce Superman faible et maltraité ? Gros point de contestation, Superman se ferait molester tout au long du film, alors que dans tous les autres films cela n'arrive jamais, et ceci n'est pas normal. Cet argument est faux ! Si l'on ne prend rien d'autres que les comics, nous trouvons des dizaines de tomes qui montrent un Superman ensanglanté, mis à mal comme jamais avant de remporter la victoire. Sans passer par cette rubrique comics qui en est presque banal jusqu'à présenter la mort de Superman (en 1993 avec Dan Jurgens et Doomsday) et démentir facilement cet argument, abordons chaque film pour voir si cela s'avère. Superman: The Movie Dans le premier film Superman: The Movie de Richard Donner en 1978, il n'y a pas d'adversité véritable si ce n'est le plan de Lex Luthor (Gene Hackman). Il n'y a donc pas de possibilité d'être vaincu à l'exception du collier de kryptonite que le vilain place autour du cou de Superman qu'il laisse dans l'eau pour se noyer. Il est alors sauvé par Miss Teschmacher (Valerie Perrine) au bout de cinq minutes. Il n'y a eu ni combat ni bataille. On peut donc mettre ce film de côté. cf. notre revue du film. Superman II Superman II propose une opposition tout à fait différente avec le trio formé des Kryptoniens Zod (Terence Stamp), Ursa (Sarah Douglas) et Non (Jack O'Halloran). Superman est tellement malmené dans la ville par les Kryptoniens que la population pense même qu'il est mort. Elle va alors tenter de l'aider (comme Malik dans le film de James Gunn) avec des barres de fer et des battes de baseball. Le super-héros doit même fuir dans la Forteresse de Solitude pour retourner les rayons de sa cabine qui enlève les pouvoirs vers l'extérieur afin d'avoir une chance de vaincre Zod qui le met à genou. Ensuite, il nous faut rappeler que c'est dans ce même film que Superman/Clark Kent ayant abandonné, ses pouvoirs, se fait battre jusqu'au sang dans le dinner par un routier qui l'humilie... avant de prendre sa revanche en fin de film. cf. notre revue du film. Superman III Dans le troisième opus, Superman est confronté à un super-ordinateur sous la main d'August Gorman incarné par Richard Pryor. Au cours du film, la kryptonite altérée qu'il créé va l'amener à se battre contre lui-même saoûl et dark... et il n'est pas vraiment en bonne posture. Ensuite pour vaincre l'intelligence artificielle, il est attrapé et presque vaincu lorsque la cuve d'acide qu'il a ouvert détruit la machine. cf. notre revue du film. Superman IV : Quest of peace Superman doit combattre un nouvel ennemi : l'homme nucléaire de Mark Pillow ou Nuclear Man. Il est très malmené dans différents combat jusqu'à ce qu'on le voit perdre sa cape qui tombe de la Statue de la Liberté et se fait griffer. Il est alors à l'agonie, malade chez lui, comme empoisonné avant de recouvrer ses forces plus tard grâce à un cristal vert de la Forteresse. La lutte finale face à Nuclear Man a lieu sur la lune où Superman est presque vaincu. Il est enterre sur la lune avant de revenir sur Terre et l'emporter par la ruse face au vilain. Cf. notre revue du film. Superman Returns Dans le film de 2006, l'opposition se résume à un Lex Luthor incarné par Kevin Spacey très sérieux. A priori très faible, le Superman de Brandon Routh est dominé par Luthor sur une île de Kryptonite. Affaibli, il est tabassé par les sbires du vilain, puis ce dernier le poignarde avec un morceau de kryptonite avant de le laisser pour mort en le laissant tomber des hauteurs. Superman se retrouver à l'hôpital ! Man of Steel En 2013, le nouveau Superman de Zack Snyder incarné par Henry Cavill est opposé au Général Zod de Michael Shannon et ses soldats comme Faora (Antje Traue). Celle-ci est experte en art de la guerre et du combat kryptonien et donne une véritable leçon à Superman, malgré le fait qu'elle ne détient ses pouvoirs que depuis peu. Accompagnée d'un autre soldat colossal, elle malmène Superman de façon spectaculaire. Affectés par leur non-maitrise de leurs sens exacerbés, ils doivent finalement battre en retraite. La lutte finale face à Zod montre la maîtrise du général dans un combat sans merci. Comme Faora précédemment, l'officier doit s'approprier ses pouvoirs et, au fur-et-à-mesure, il tente de prendre le contrôle d'un combat durant lequel Superman rend coup pour coup. Les destructions sont d'envergure et les vies en danger. La résolution sans limite de Zod oblige L'homme d'acier à effectuer l'acte ultime pour l'empêcher de nuire, seule manière de mettre un terme à ses agissements et à la menace qu'il représentait. Superman sort vainqueur, mais à quel prix ? Batman VS Superman Dans le film entre Superman et Batman, L'homme d'acier est dominé par L'Homme chauve-souris dès lors que l'astuce, la ruse et le kryptonite entrent en jeu. Superman se fait alors laminer par Batman jusqu'à qu'il évoque le nom de Martha, Wayne et Kent. Alors qu'il aurait dû le vaincre facilement, il est à la limite de la mort sans l'intervention du destin et de Lois Lane (Amy Adams). Ensuite, le déroulement amène à la mort de Superman face à Doomsday. Donc, ce film est loin d'être une promenade de santé. ZSJL Enfin, dans la Zack Snyder's Justice League (2021), Superman ressuscite, meurt et revient pour mettre un déculottée à Steppenwolf en quelques instants. Et donc dans Superman 2025 ? Dans le film de James Gunn, l'introduction présente Superman comme le plus puissant des métahumains de la planète, invaincu depuis 3 ans. Il vient juste au départ du métrage d'être vaincu pour la première fois face au Marteau de Boravia. Face au Kaiju géant, le héros soulève la créature sans faiblir si le sol ne s'affaisse pas et souhaitait le capturer contrairement à la Justice Gang. L'opposition de L'Ingénieur ne lui pose pas de problème, malgré sa nanotechnologie. Angela Spica ne parvient jamais à maitriser Superman et toutes ses tentatives ne le gênent en rien. Il l'emmène dans l'espace et à la redescente, elle craint pour sa vie, sans qu'elle n'ait jamais dominé Superman. On peut citer entre temps son emprisonnement sous la contrainte de la kryptonite, mais cela reste non pas une raclée, mais une énergie qui correspond à une faiblesse mortelle que tout le monde connait. Elle l'affecte et le marque physiquement, mais ce n'est pas lié à une domination par un ennemi qui le mettrait à mal dans un duel. La seule difficulté rencontrée est face au Marteau de Boravia, alias Ultraman qui n'est rien d'autre que son clone. Donc elle réside dans un face-à-face avec lui même sous le contrôle du génie Lex Luthor dont l'intelligence augmente sa capacité de nuisance. La némésis a étudié dans le détail tous les combats et mouvements de L'homme d'acier pour tenter de le vaincre. S'il semble prendre le dessus à un moment, on se rend compte qu'une fois Krypto intervenu pour détruire les assistances robotiques, Superman domine de la tête et des épaules Ultraman pour l'envoyer dans le trou noir et comme le dit une petite fille de 13 ans de notre connaissance : Fillette : Papa, il y a vraiment des gens qui disent que Superman il prend des volets contre tout le monde ? Captain : Ben ouais. Fillette : "Mais papa c'est pas tout le monde, c'est lui-même, ils sont cxxx. Comme on le dit depuis toujours, la vérité sort de la bouche des enfants... La problématique de Superman est posée par l'écriture du personnage depuis des lustres : il se retient et fait tout pour garder le contrôle et ne pas tuer ou détruire. Il veut convaincre et éduquer. Il n'est jamais à pleine puissance, car il respecte la vie. La série Superman et Lois montre ce passage durant lequel il est possédé par Zod et se souvient alors du bien que cela lui avait procuré de pouvoir se relâcher et ne pas avoir à se retenir. Un autre exemple réside dans le combat de Superman (et Batman) face à Darkseid dans Justice League Unlimited (saison 3, épisode 13, 2006): Il essaie d'ailleurs de convaincre et de ne pas tuer sans raison. C'est pourquoi, il ne moleste pas Lex Luthor dans son bureau ni à la fin du film. Il préférera arrêter et remettre tout vilain à la justice et aux autorités. Encore jeune, tel un Superboy Superman lutte encore pour se maîtriser et peut alors s'emporter, mais il retient presque tout le temps sa force grâce à ses valeurs morales. Il évoluera au cours du plan de DC et dans les films suivants. Au final, il n'est que très peu mis en danger par ses ennemis, sauf si l'ennemi est son équivalent génétique augmenté de l'intelligence de Luthor. On ne peut donc pas dire qu'il est faible et ce encore moins lorsqu'on le compare à tous les films Superman. 5/ C'est du Marvel ! C'est un raccourci entre "c'est comme un Gardien de la Galaxie", "c'est chez Marvel", donc "c'est du Marvel". Mais, le langage comics à l'écran est tout à fait inédit. Un comics en live action n'a jamais été vu. Si James Gunn s'était démarqué des films Marvel lorsqu'il a initié le premier Gardiens de la Galaxie. C'était une sorte d'ovni à sa sortie. Le film Superman peut donc être rapproché de ce film spécifique. Néanmoins pas des autres Marvel qui ont une mécanique strictement identique, un humour strictement identique, etc. au point d'avoir lassé l'ensemble des spectateurs au fil des années. DC tendra à proposer dans ses différents films des ambiances, des contextes et des genres différents : Clayface sera un film d'horreur R-Rated par exemple alors que Superman se veut familial et décalibré, et que Supergirl sera sans doute bien plus proche des Gardiens par le fait que l'histoire sera normalent dans l'espace. Donc non, vous pourriez dire que cela peut se 'Gardien de la Galaxie-iser" ou encore se "James Gunn-iser", mais pas de marveliser. Le réalisateur s'est maîtrisé pour ne pas laisser l'humour prendre le pas sur le reste. Au pire, c'est un humour tels les films de la phase 1 de Marvel. La comparaison aux production de la CW a été évoquée aussi et cela peut s'entendre avec l'idée selon laquelle les séries peuvent avoir une volonté d'avoir des fiches techniques de cinéma tout en ayant une approche particulière comme Superman et Lois, ou encore des costumes comme ceux de LordTech de facture pas meilleure. Mais en réalité, le façon de filmer et l'approche comics rend le film tout à fait singulier selon une logiciel inhabituel. 6/ Mister Terrific MVP Parmi les craintes évoquées vis-à-vis du film de James Gunn alors à venir, on trouvait le fait que Superman ne serait pas le principal personnage de son propre film ou encore que les autres héros lui volerait le vedette... et parmi eux l'idée que Mister Terrific incarné par Edi Gathegi pourrait être celui-ci. On a donc pu entendre que "Mister Terrific est le MVP" du film, mais cette réaction est-elle une surprise ? Réponse : Non ! Cela est même logique. Comme nous l'avions indiqué lors d'émissions nocturnes, ce personnage pouvait tout à fait tirer son épingle du jeu. D'abord, il faut relativiser : il n'est pas le MVP. Son combat contre L'Ingénieur est très court, car il est mis KO au premier impact. Ensuite, il est le sidekick intellectuel de Superman dans le film, le cerveau opposé à Lex Luthor pour aider dans le film. Pourquoi est-il autant apprécié ? Si vous notez son attitude, nous noterez qu'il n'est pas lumineux : il est dark, rappelant les films précédents. En effet, il ne sourit pas sauf à un moment donné dans la dernière partie du film. Il n'est pas intéressé par les histoires de cœur de Lois lorsqu'elle tente de lui parler au point de le lui indiquer clairement. Il n'est pas soucieux de la vie et n'a pas d'empathie comme le rappelle l'épisode du Kaiju. Il ne fait pas de blague. Il est un génie hautain et rappelle que son cerveau est exceptionnel car "il est Mister Terrific". S'il répond à l'appel à l'aide de Lois tout de même, c'est parce qu'il finit par se rendre compte que refuser d'agir n'est pas la chose à faire. La scène stylée mettant en valeur sa technologie des T-Sphere et l'assistance technologique qu'il aurait pu apporter depuis un bureau font que Mister Terriflc correspond au contrepoids sérieux, mature et dark qui allait attirer le public antérieur au cœur de ce film lumineux. La scène du garage dont la porte s'ouvre répond d'ailleurs à deux objectifs : d'un côté, faire rire les enfants et apporter un peu d'humour au public fan de Gunn dans un contrepied ; de l'autre, préparer une réaction négative des fans de sérieux et de dark en faisant monter chez eux comme une sorte d'exaspération pour la suite. Cette suite est la scène de combat avec ses sphères, la résolution et l'enquête qu'il mène avec Lois et l'assistance technique apportée à Superman. Autant d'éléments qui vont nourrir le public dark... tout en étant afro-américain avec les couleurs des Chicago Bulls. 7/ Faut développer les personnages L'approche choisie est la suivante : on débarque dans un univers existant en partant du principe que les gens connaissent déjà ces personnages dont on a eu n fois les story origins. De plus, pour ceux que l'on ne connaitrait pas, l'approche s'étend pour coller à la réalité de l'entrée des lecteurs quand ils prennent un comics en main. On peut bien sûr faire le parallèle avec une série ou un film dont ils auraient manqué le début. Ils arrivent et prennent le récit en cours. Une fois qu'ils sont entrés, s'ils ont aimé, ils poursuivent l'aventure jusqu'à trouver les tomes précédentes et compléter l'histoire. L'idée d'un développement fort systématique est ancré depuis des années dans les mentalités pour accrocher les spectateurs, mais a des effets pervers comme : Ne plus imaginer par soi-même, mais demander à structurer constamment ; Devoir prendre bien plus de temps pour présenter le propos et l'histoire cible ; Rendre bien plus complexe la compréhension des personnages en apportant une masse d'information beaucoup plus importante pour comprendre et qui doit être parfaitement organisée ; Il faut donc que les projets arrivent obligatoirement à leur terme pour avoir l'entièreté du propos. Or de multiples raisons (économiques, politiques, stratégiques, etc.) peuvent amener à une fin prématurée ou à une annulation. Comme le montre le cas du Snyderverse, le changement de cap de Warner Bros. a généré une déception énorme et une sentiment d'incomplet tout à fait compréhensible. Dans le cas de son absence, la structuration implique de critiquer à outrance jusqu'à obtenir sa pitance. L'approche envisagée répond d'une logique différente qui peut désarçonner. Elle suppose une agilité, une ouverture d'esprit et de la patience. Elle privilégie le retour à l'enfance, en sachant que rien n'empêche d'étoffer et donc de développer par la suite. Vous avez l'essentiel de la vidéo disponible ici : 8/ Les Kryptoniens conquérants Dans sa vidéo de dimanche dernier, le Captain était en live sur sa chaine pour aborder la question de Jor-El et des Kryptoniens afin de replacer l'église au milieu du village, suite à la polémique concernant le message des parents de Superman dans le film et les présupposés qu'a le public sur Krypton marqués par les films : Superman peut être violent, peut être badass du fait de son héritage kryptonien qui n'est pas si lumineux. Avant l'événement Crisis of Infinite Earths, une série limitée de comics World of Krypton avait été publiée en 1979 avec Paul Kupperberg à l'écriture, mais elle a été revue et grandement corrigée par John Byrne en 1987-1988 pour constituer la référence. La société de Krypton est une société froide, élitiste, scientifique, barrée de toute émotion, qui maltraite et assert les lunes avoisinantes dont la planète Daxam de Mon-El (et son costume rouge). Cette société de ne se reproduit pas naturellement, mais choisit les gènes pour créer tel ou tel enfant, comme on le voit dans Man of Steel (2013) avec le nourrisson Kal-El exceptionnellement issu des entrailles de sa mère Lara Lor-Van qui s'est accouplée à l'ancienne avec son époux Jor-El. Cette société élitiste est bien montrée dans la série Krypton (2018) en présentant les El comme une famille de parias, car ils sont des dissidents. Jor-EL et Lara n'étaient pas d'accord sur le fait de cacher à la population que Krypton allait exploser. Pour autant, ils restent des Kryptoniens, même si Jor-El est une sorte de scientifique rebelle comme dans la série comics Absolute. Le film Man of Steel présente le fameux codex des ressources génétiques de la civilisation kryptonienne qu'il place en Kal-El. Il s'agissait de lui "laisser le choix" de créer des bébés pour reconstruire la civilisation. Les parents sont entrés en dissidence face à Zod pour sauver leur fils de la destruction, mais l'image bienveillante de Jor-El/Russell Crowe dans le film peut nous induire en erreur quant aux intentions réelles et sur la nature profonde d'un Kryptonien. Clark pouvait devenir fou et choisir de dominer la Terre. Dans la série Smallville, Jor-El incarné par Terence Stamp, le Zod des films Superman avec Christopher Reeve, est malveillant et essaie de forcer Clark à embrasser sa cause jusqu'à ce que le jeune héros se rebelle. Jor-El n'est pas alors pas un enfant de cœur. Krypton se résume à une civilisation ultra-technologique émotionnellement distante où la procréation naturelle est interdite et où l'humanité a été sacrifiée au profit de la pure logique, comme les Vulcains dans l'univers de Star Trek. Les Kryptoniens vivent isolés dans des capsules de stase. Envoyer Kal-El est un sacrifice prohibé par cette Krypton allégorie du transhumanisme sans âme. Le pouvoir judiciaire du conseil de Krypton qui enverra Zod, Faora et les autres dans la zone Fantôme peut être aisément qualifié d'abusif car il écartera les dissidents et les figures aux idées divergentes, mais surtout montre l'absence d'humanité des kryptoniens. Le système kryptonien rappelle Orwell avec un contrôle total, une surveillance constante et une rigidité. La question du "penchant" de Jor-El est posée dans les comics après Superman: Birthright (2003-2004), dans la série Superman du New 52, jusqu'à l'arc dans Action Comics {#987 à 991, 2017-2018) avec Mister Oz en passant par Doomsday Clock (2018)... En somme, le message des parents de Superman dans le film est probablement vrai. James Gunn l'indique comme vrai dans les différentes interviews, sans que nous ne connaissions le contexte de l'enregistrement, mais montre que l'idée d'une bienveillance innée des Kryptoniens est largement à revoir et à relativiser. Il montre que Jor-El et Lara ne sont rien d'autre que des Kryptoniens. Notre rédacteur a en tête une hypothèse/théorie Brainiac qui influencerait ou aurait influencé la situation... car James Gunn indique que ce message aurait une influence sur le DCU. Quelle sera la version de Supergirl choisie par le réalisateur et quelles seront ses origines ? Quelle sera la relation entre Supergirl et Superman ? Aura-t-on une confrontation de conception sociale et culturelle entre la Kryptonienne et le Protecteur de la Terre ? Une intervention de Brainiac sera-t-elle à envisager ou bien tout autre chose ? Dans tous les cas, Superman est confronté à un choix moral dans ce premier film et il choisit sa partie humaine face à son héritage kryptonien. Voici la vidéo de l'émission. À partir d'1h19 environ, le cours commence ! Jean Neymar alors ? Pas si sûr, l'univers se met en place et on a droit à diverses informations provenant des interviews de James Gunn ou bien des annonces de DC. ATTENTION SPOILERS de nouveau ! Interview chez Entertainment Weekly Le mercredi de son retour de la tournée presse mondiale, le trublion réalisateur répondait aux questions du média Entertainment Weekly relatées dans un article publié le 18 juillet alors que le film est en salle depuis quelques jours. Voici les points principaux : Si on apprend durant le film que David Corenswet joue aussi Ultraman, clone altéré de Superman, disposant des mêmes pouvoirs, le réalisateur ne confirme pas explicitement qu'il est un Bizarro à l'instant t, tout en prenant avec le sourire la mention Nuclear Man de Superman IV. L'acteur était sur tous les fronts de l'interview avec Lois à ce rôle caché jusqu'au bout et a apporté son talent pour les jouer avec nuance. Pour James Gunn, le film Superman est porteur fondamentalement de la thématique de la gentillesse et des valeurs humaines, comme il l'a toujours dit dans ses interviews. L'apparition de Supergirl pour récupérer son chien Krypto dont Superman s'est tant bien que mal s'est occupé par devoir. L'animal est celui de sa cousine, mais protecteur de toute forme de vie et aussi responsable de lui, L'homme d'acier fait tout pour aller le sauver. Qu'il soit turbulent ou non, critiqué par Lois, Mister Terrific ou ses robots, l'empathie de Superman l'incite à partir à sa recherche comme le rappelle une scène importante pour le réalisateur. Le film utilise le concept des univers de poche, utilisé par le génie Lex Luthor pour disposer de tout un monde parallèle où il peut mener ses expériences illégales. Différents du multivers, les univers de poches sont importants dans le DCU et vont être développé dans la saison 2 de Peacemaker en allant plus loin que la technologie vue en saison 1. On trouvera d'autres points et sujets, mais ils sont secondaires comme la problématique de la désinformation gouvernementale et des bots illustrés par les chimpanzés qui trollent en ligne, les caméos ou encore la question woke/pas woke des réseaux qui est hors de propos pour le réalisateurs. Metamorpho entre dans la Justice Gang qui deviendra peut-être une Justice League. Gunn chez Josh Horowitz James Gunn était de retour chez Josh Horowitz, sept mois depuis leur précédente rencontre, dans le cadre du podcast Happy Sad Confused pour plus de cinquante minutes d'échange alors que le film est sorti depuis peu. Le journaliste sait y faire et vise juste afin d'avoir des réponses personnelles de la part de son invité qui partage sa réflexion sur les retours et la réception du film, ainsi que quelques détails sur le casting, les scènes coupées, les choix créatifs et les projets à venir dans l’univers DC. Comment a-t-il vécu et reçu le film ? James Gunn a ressenti une grande pression, même s'il a pu dire dans des interviews précédentes qu'elle était surtout avant d'avoir le script écrit. ll indique que lorsqu'il travaillait, filmait ou écrivait, il ne ressentait pas vraiment de pression, mais des moments de soulagements. Il l'a surtout éprouvé après et autour du film pour les acteurs, Peter Safran et toutes les équipes qui ont travaillé dur sur le film. En réalité, avec le peu de recul à disposition, on peut également affirmer que comme Superman, James Gunn a traversé les différentes étapes et a mené les actions d'un projet d'envergure ressemblant à un véritable marathon avec des défis à relever et des difficultés à résoudre. Gunn est soulagé par l’accueil positif du public et la performance de David Corenswet en Superman, mais il a aussi été surpris par la réaction émotionnelle voire viscérale du public, ne s’attendant pas à ce que le film touche autant. Les risques pris ? Lorsqu'Horowitz l'interroge sur le plus gros risque créatif pris pour Superman, James Gunn évoque la scène de dialogue entre Lois et Clark qui dure 12 minutes dans un film de super-héros. Cette scène correspond à celle utilisée pour les auditions et n'a quasiment pas bougé. Les montages ont été très délicats et nombreux. Elle est aussi sa scène préférée, car explore deux points de vue différents : Lois porteuse de la vérité et Superman porteur de la vie, des valeurs fondamentales. On pourrait être tenté instinctivement de privilégier la vie, mais Lois invite à prendre du recul pour voir les choses de façon plus globale, car la témérité peut causer des pertes de vie si l'on n'y prend pas garde. L'autre sujet risqué était la musique choisie par James Gunn qui, contrairement à ses habitudes, a privilégié une musique orchestrale plutôt que les chansons pop dans un exercice d'équilibriste. John Murphy a reçu très tôt le script pour se mettre au travail pour composer la musique comme les thèmes d'amour ou les thèmes de Lex que l'on retrouve quasiment tous dans le film. Cependant, elle pouvait ne pas coller suffisamment bien à certains moments du film en termes de ton notamment trop léger ou pas assez. David Flemming est donc arrivé à mi-chemin du montage pour compléter le travail. Retour aux origines Revenant à 2018, James Gunn révèle que le studio Warner ne voulait pas à proprement parler d'un film Superman, mais plutôt d'une suite à Suicide Squad. Il avait alors pris trois idées DC et écrit trois projets sans donner tout de suite son accord pour ce qui deviendra The Suicide Squad : un projet The Suicide Squad, un projet Krypto avec Superman en personnage secondaire et un troisième qu'il préfère ne pas révéler. Assuré d'avoir le cœur de son histoire, il a alors accepté de se lancer dans The Suicide Squad qui sortira en 2021. Le cas Henry Cavill Josh Horowitz a fait partie de ceux qui avait contribué à annoncer le retour d'Henry Cavill dans le costume de Superman lors d'une émission unique avec l'acteur en octobre 2022 alors que Black Adam avec Dwayne Johnson sortait et que Cavill allait faire un caméo lumineux. Et donc, naturellement, il a interrogé le co-CEO sur cet épisode dramatique pour l'acteur et les fans, puisqu'en réalité à cette époque James Gunn écrivait déjà pour Superman avant de prendre les rênes de DC Studios. Gunn a clarifié que l’annonce du retour de Cavill a été faite avant qu’il ne prenne la direction de DC Studios. Peter Safran et lui-même étaient alors avec David Zaslav en cours de finalisation du contrat qui les porterait à la direction des studios DC avec un plan qu'ils avaient préparé pour faire un film Superman et non un Man of Steel 2 par exemple. L'annonce du retour de l'acteur est arrivée à ce moment et n'aurait pas du arriver. Pour Gunn, qui choisit ses mots pour être le plus diplomate possible, l'acteur a été la victime malheureuse des luttes politiques en haut lieu pour "forcer leur chemin". Cela fait référence aux luttes chez DC avec le clan Dwayne Johnson/Dany Garcia notamment face aux exécutifs de Warner et un David Zaslav qui portait le rôle du sauveur de l'entreprise. Dans les faits, The Rock a été écarté, la direction de Warner et DC modifiée pour mettre en place le duo Gunn/Safran, le Snyderverse abandonné pour laisser le nouveau plan se dérouler jusqu'à ce jour. Devant cette situation incroyable pour Cavill, il a paru normal à Gunn et Safran de le recevoir et de lui parler directement. Nous ne connaissons pas le déroulement, mais le résultat sera le retrait d'Henry Cavill avec une élégance et une dignité soulignées par James Gunn. Pourrait-il jouer dans le DCU ? James Gunn n'y verrait pas d'inconvénient et reste ouvert à cela, mais il nous parait difficile de croire que l'acteur accepterait une telle proposition après tout cet historique. L'intrigue et les débats Questionné sur la construction du film, son ouverture et sa fermeture notamment, James Gunn indique que ces parties ne sont pas arrivés directement en l'état, mais ont évolué. Dès le départ, il avait en tête ce lancement. Le film commence avec Superman à son plus bas, vaincu pour la première fois et inspiré par une image de lui avec du sang à la bouche et par l'épisode qu'il a expliqué de nombreuses fois en interview concernant son chien Ozu pour finalement inspirer son Krypto. Ces deux éléments combinés ont ouvert le film et donné le ton qu'il voulait proposer. C'est un parti pris assumé. Compte-tenu des difficultés de compréhension lors des projections test, un texte d’introduction tel Star Wars a été ajouté plus tard pour clarifier que l’histoire se déroule dans une réalité alternative. Nous ne sommes pas dans le monde réel, mais celui de DC avec Gotham, Metropolis, Star City.... De même, la fin actuelle n'est pas celle initialement, mais surviendra plus tard suite à des projections. Parmi les éléments discutés, Horowitz et Gunn se sont arrêtés quelques instants sur l'armée de bots incarnés par les chimpanzés que l'on peut rapprocher des fermes à troll existantes afin de mettre à mal réputation et vie des individus. Certains y verront la critique explicite des légions de fans toxiques qui viennent harceler les internautes selon telle ou telle problématique, James Gunn les a associés au gouvernement. Ensuite, ils ont surtout insisté sur les discours de Superman et Lex Luthor portant leurs valeurs haut dans le film et montrant leur antagonisme entre recherche d'humanité et l'envie. Celui de Lex Luthor était inscrit depuis toujours contrairement à celui de Superman qui est un ajout ultérieur dans le script. Leur place est cruciale pour exprimer leur valeur. James Gunn pense même que le discours de Superman est un des meilleurs moments de sa carrière sur un plateau de tournage. Il explique la relation tout à fait particulière de travailler avec David Corenswet, si logique et si impliqué par ses remises en question. Elle a permis d'améliorer cette déclamation finale de ses valeurs à un sommet d'émotion face à Lex Luthor. Le "fils prodigue" a contribué à cette émotion par une grande performance, tandis que le "fils préféré" Nicholas Hoult joue à la perfection pour terminer de rendre cette scène possible. Durant cet échange, on nous indique même que Bradley Cooper avait pu être envisagé pour le rôle de Lex Luthor, mais que le réalisateur préférait un Lex plus proche de l'âge de Superman pour mettre en place l'univers DC dans la continuité, et aussi que pour le rôle de Superman Tom Brittney était en lice sans succès malgré son excellente prestation. Parmi les débats de production, ensuite, est revenue la question du message de Jor-El et Lara : véritable ou factice ? James Gunn indique qu'il est confirmé par le brillant Mister Terrific, le secrétaire d'état et ensuite Luthor lui-même. Ce point de discussion est important dans le récit, car conditionne ce que Superman va croire, comment il va réagir et sa façon d'aller de l'avant pour finalement faire ses propres choix. Enfin, différents points ont fait débat pour amener une conservation ou non dans le métrage : Superman doit-il sauver l'écureuil ? Certains ont trouvé cela trop absurde, mais le super-héros respecte et préserve toute forme de vie alors elle a été conservée. Le langage de Guy Gardner jugé trop vulgaire dans une scène a été remplacé. Comment gérer la réaction de Jimmy Olsen dans la scène finale avec Eve Teschmacher ? Va-t-il rester lié à elle ? Lex était-il trop sombre ou trop violent ? Notamment quand il abat le personnage de Malik. Une version plus complète et violente avait été tournée et montrait sa folie, mais il a été décidé de ne pas l'utiliser. Les projets futurs du DCU Le Hall de Justice apparait dans le film et on y repère différents héros DC comme Jay Garrick (Flash), Alan Scott (Green Lantern) et Doctor Fate, qui pourraient d'ailleurs laisser la porte ouverte à d'autres héros qui auraient pu intégrer la Justice Gang comme Martian Manhunter, Black Canary, etc. Seront-ils présents dans un projet futur ? À ce jour non, même si le réalisateur est fan de bien des personnages de cette liste. Les vilains comme Brainiac sont bien sûr pris en compte, alors que Mr Mxyzptlk serait plutôt écarté. Peut-être reverrons-nous Ultraman en Bizarro ou juste Bizarro par la suite. Le co-CEO ne répond pas clairement. Evidemment, la logique d'un prochain projet Superman est avancée par Josh Horowitz qui rappelle la déception extrême des fans de n'avoir jamais eu de suite au premier film Superman de Zack Snyder. À cela, James Gunn répond que le personnage de Superman est très important, il écrit une nouvelle histoire impliquant Superman, mais ce n’est pas une suite directe. Pour autant, il ne s'agit pas d'un Batman vs Superman, de quoi nous laisser penser à un World's Finest ? Le réalisateur garde le silence et n'avance rien sur ce sujet. Il entre dans une zone délicate et ne veut alors rien divulguer. Le présentateur touche les cibles, mais il ne peut pas vraiment répondre. Ainsi, Mister Terrific et Jimmy Olsen (ou le Daily Planet) devraient être mis en évidence. Le script de The Batman 2 de Matt Reeves est prêt. Deux Batman coexisteraient (pour Brave and the Bold (BTB) d'un côté et The Batman de l'autre), mais ne devraient pas sortir pas la même année. Néanmoins, au jeu des devinettes, Josh Horowitz semble mettre le doigt sur le fait BTB ne sera pas le lieu de la première apparition de Batman... semblant confirmé un World's Finest ou tout autre chose. L'acteur pour le rôle n'est pas encore été envisagé, mais Alan Richtson (qu'on adorerait!!) ne serait pas une mauvaise piste. À venir : Nous aurons le film Supergirl terminé avec un très bon Jason Momoa en Lobo selon James Gunn et bien sûr Krypto. La saison 2 de Peacemaker sera la suite directe du film Superman avec des acteurs présents dans la série R-rated : Guy Gardner, Hawkgirl, Rick Flag Sr. , Maxwell Lord, etc. La série Lanterns inclura Guy Gardner. Le film d'horreur dirigé par James Watkins et scénarisé par Mike Flanagan, Clayface va passer en production. Wonder Woman a son script [MAJ : entre les mains d'Ana Nogueira] et sa direction et une nouvelle version est en développement. D'autres projets comme The Authority, Swamp Thing par James Mangold, Sgt. Rock sont en cours de développement à divers stades. Un Flash ou Aquaman ne verront le jour que dans des années. D'autres émergeront sans doute avant sur le base de scripts solides. James Gunn s'est énormément investi pour lancer l'univers de DC avec un Superman fondé sur la bonté. Il est reconnaissant du travail accompli et satisfait de l'accueil du film qui fait son box office. Pour initier le mouvement de DC, il a passé trois années harassantes et estime que cela était nécessaire. Désormais, il va chercher à équilibrer vie personnelle et travail afin de continuer à développer le studio de façon qualitative. Affaire à suivre ! Voici l'entretien en vidéo : N'hésitez pas activer les sous-titres en français ! Le casting toujours actifs David Corenswet et Rachel Brosnahan étaient sur les plateaux télévisés pour la promotion du film aux États-Unis notamment chez Jimmy Fallon. L'acteur évoquait son premier visionnage du film lors de la première mondiale à Los Angeles avant une deuxième avec ses amis près de Philadelphie. Quant à l'actrice, elle racontait sa malchance (curse) lorsqu'elle voyage. Il semble que durant la tournée mondiale Superman, cette guigne se soit calmée ! James Gunn était chez Seth Meyers pour présenter le film. Il rappelle sa prise en main de DC nécessairement avec un film Superman et comment il est arrivé à intégrer Krypto avant que l'on ne voit les différentes super-héros DC dans des séries et autres projets par la suite. Nous reviendrons sur les autres interviews et émissions dans d'autres articles. Les coulisses se révèlent Depuis la sortie, photographies et vidéos sur le tournage continuent d'être publiées pour garder la dynamique et attirer le public dans les salles de cinéma. James Gunn publiait différentes photographies du tournage (de Jessica Miglio essentiellement) : David Corenswet avec James Gunn Superman avec L'Ingénieur James Gunn et la Justice Gang James Gunn avec Rachel Brosnahan James Gunn avec Mikaela Hoover Le gang du Daily Planet Lex Luthor face à Superman Eve Teschmacher lorsque Superman débarque Jimmy Olsen au Planet. Ma Kent/Neva Howell profite de ce moment : Mon récent voyage à Hollywood pour la première de @Superman a été riche en moments magiques. En voici un autre ! J'ai eu la chance de rencontrer la dame qui a élevé @JamesGunn, et quelle femme charmante ! J'ai beaucoup apprécié notre brève conversation. Désolé pour la lumière. Il faisait sombre dans la pièce, malgré toutes les lumières. En lisant son message, on ne peut qu'être touché par les excuses qu'elle formule concernant la qualité de la photographie. On retrouve la Ma Kent bienveillante ! Edi Gathegi/Mister Terrific expérimente son équipement : Essai de @iamedigathegi dans le Flying Rig de Mr. Terrific pour la première fois. Conçu par legacyeffects, je l'ai appelé le « Dirty Diaper Rig ». Je voulais que ce soit un peu bizarre et ridicule, mais il a réussi à le faire parce qu'il est tellement doux. 6.12.24 D'autres vidéos ensuite ont montré le tournage des scènes de vol : À partir des images tournées préalablement à Svalbard en Norvège, l'équipe a tourné le vol de David Corenswet pour offrir les images de virevolte et vitesse dans le grand Nord. Et bien sûr la promotion continue avec un teaser parmi bien d'autres du film #1 dans le monde : Découvrez pourquoi Superman est considéré comme un phénomène mondial.💫 ACTUELLEMENT À L'AFFICHE uniquement dans les salles de cinéma. Achetez vos billets dès aujourd'hui : fandan.co/Super Une série Jimmy Olsen à venir ? Comme le laissait entre l'interview de James Gunn chez Happy Sad Confused, le chemin semble être emprunté avec Jimmy Olsen en série chez HBO Max : Des tweets évoquent d'ailleurs le dépôt du nom Mr. Terrific pour une série ou autre. Les choses continuent donc à se mettre en place. À très bientôt sur Planet Superman ! JA

  • Pourquoi Superman 2025 est-il déjà rentable ?

    Après une troisième semaine d'exploitation en salles, le film Superman poursuit son parcours et semble avoir franchi un premier palier d'importance. 1. Un budget maîtrisé et underbudget Le film Superman (2025) a été produit avec un budget de 225 millions de dollars, un chiffre confirmé par James Gunn lui-même ainsi que par Warner Bros (cf. The Wrap). Mais plus intéressant encore : le réalisateur James Gunn a affirmé en interview que le film était "underbudget", c’est-à-dire que le budget alloué de 225 millions de dollars n’a même pas été entièrement dépensé. Les salaires des acteurs sont assez bas pour ce premier film, puisque le salaire le plus élevé est celui de Nicholas Hoult avec 2 millions de dollars alors que ceux de Rachel Brosnahan et de David Corenswet s'élèvent à un montant identique de 750 000 $ (selon Film Stories). Les coûts de productions ont également été optimisés pour rester dans les clous avec en plus les incitations et déductions fiscales diverses (notamment de l'Ohio). En février, Warner Bros avait indiqué qu'une gestion budgétaire particulièrement rigoureuse et efficace était nécessaire notamment après le désastre au box-office de Joker: une folie à deux (moins de 210 M $ au box office pour un budget de 200 M) en octobre 2024. Dès lors, les co-dirigeants du groupe cinématographique de Warner, Michael De Luca et Pam Abdy, avaient réduit le coût de production net moyen des films Warner de 168 millions de dollars à 106 millions de dollars, afin de "s'aligner" sur la volonté très forte de David Zaslav de maîtrise alors que le moral était au plus bas au sein du groupe suite à plusieurs vagues de coupes budgétaires (cf. Bloomberg en février 2025). Chez DC Studios Showcase (épisode 15 publiée le 20 juin), James Gunn avait exprimé cette exigence de gestion du budget à obligatoirement garder à l'esprit en tant que CEO de DC Studios afin d'au moins rembourser l'investissement. Cette question a passionné les foules depuis des mois puisque régulièrement Gunn avait dû agir pour contester les mentions publiées sur le budget jusqu'à presque en savoir plus qui Safran et lui. À ce jour, si l'on met de côté les rumeurs et si l'on se fie à la démarche, aux intentions et aux annonces : le film Superman serait sur une budget de production de 225 M$ voire moins et cela signifie que le seuil de rentabilité est probablement encore plus bas que les estimations traditionnelles. 2. Des revenus "tie‑in" significatifs Grâce à des partenariats promotionnels (tie‑ins) avec plus de 100 marques (jouets, vêtements, alimentation, technologie, etc.) que nous avons pu rapporter sur notre site dans nos différents articles, le film était partout. Il a généré environ 160  millions de dollars selon le secteur merch de SHP pour des revenus issus des partenariats commerciaux signés autour du film (assurances, téléphones…) : Licences de produits pour les jouets et figurines (Spin Master, Funko, McFarlane, Sideshow, Inart, Iron Studios,…) Publicités co-brandées (Samsung, Dairy Queen, Progressive, Toyota, Houzz Pro…) Collections mode pour les vêtements (Fossil, Loungefly, GAP, Crocs,…) Alimentation et packaging (Nestlé UK, Blizzard Superman, Pizza Hut,…) etc. Il est important de noter que certaines marques n’ont officiellement pas encore divulgué leurs montants exacts individuellement, donc le montant pourrait être supérieur. 3. Des recettes au box‑office impressionnantes Plus de 500 millions de dollars de recettes mondiales ont été générées après seulement trois week‑ends ce qui marque un seuil symbolique de rentabilité largement franchi. Ce dimanche à 17h environ, 24,9 M$ ont été engrangé aux États-Unis et 19,8 M$ à l'internationale portant les totaux à environ 289,5 millions de dollars aux États-Unis et 213,2 M$ à l’international, soit 502,7 M$  au global en à peine trois semaines. 4. Pourquoi c’est déjà rentable, même sans tie‑ins dans le calcul ? Le budget de production est couvert par les recettes de box‑office (502,7 M$ > 225 M$). Le seuil de rentabilité global, sans marketing, est estimé entre 400 et 500 M $, ce qui est désormais dépassé du simple fait des recettes cinéma. Les revenus tie‑in, bien qu’ils ne soient pas comptabilisés dans ce calcul classique, renforcent encore davantage la rentabilité globale en couvrant tout ou partie des frais marketing. 5. Le contexte & les projections Certains analystes comme The Wrap précité évoquaient un besoin d'atteindre les 700 millions de dollars pour considérer le film Superman comme un succès total, mais comme le rapportent The Hollywood Reporter et d'autres sources, James Gunn a lui-même déclaré dans une interview qu’il trouvait absurde ("un non-sens") que certains fixent un seuil de réussite à 700 M$ alors que le budget réel était inférieur à ce qui était annoncé. Néanmoins, avec son box office déjà perçus et les revenus tie‑in en plus, le film atteint aisément ses obligations. Même la performance internationale qui accuse un certain retard, ne compromet pas la rentabilité de base. Conclusion Superman (2025) a déjà récupéré son coût de production via le box-office avec plus de 500 millions de dollars pour se retrouver en situation de rentabilité ("break even") avant même de comptabiliser formellement les revenus additionnels. Ces derniers (non inclus dans les recettes de base) apportent un bonus financier significatif et réduisent considérablement la dépendance sur le succès ultérieur du film. Tout cela montre clairement que, malgré les conjectures sur un besoin de 700 M $ pour un "vrai succès", Superman a déjà atteint son équilibre budgétaire avec une marge de sécurité renforcée par ses partenariats commerciaux qui ont littéralement effacé les coûts de marketing. Cyril Morpheus

  • News Superman : coulisses, vfx, stones et autres news

    Depuis la publication de la dernière bande-annonce , James Gunn continue à communiquer sur le film avec quelques photographies des coulisses et des partenariats complémentaires, parallèlement à des discussions sur les effets spéciaux... et du boycott qui ne rend pas vraiment service. Et d'autres news en pagaille ! Cat Grant et Metamorpho ! Le réalisateur James Gunn diffusait le week-end dernier des photographies des coulisses du tournage du film Superman . Un des spots télévisés de la semaine nous livrait les premières paroles de la célèbre chroniques des potins du Daily Planet incarnée par Mikaela Hoover. Cette fois, l'image proposée est fixe pour nous montrer l'actrice lors du tournage concernant dit-il Jarhanpur. Cat Grant (@mikaela) traîne avec moi sur le plateau du désert de Jarhanpur le jour de son essayage de costume. On apprend ainsi la confirmation du pays fictif de Jarhanpur par ce biais. Nous l'évoquions en conflit avec Boravia et l'acteur Fahim Fazli serait le leader d'un village jarhanpurien. La photographie nous montre l'essayage du costume de l'actrice passant une perruque blonde et les lunettes de la journaliste. Le lendemain, James Gunn publiait une photographie du tableau de supervision du tournage en date du 25 mars 2024 et montrant Metamorpho joué par Anthony Carrigan : On a ensuite pu voir ce visuel dans le teaser du 19 décembre 2024. Ben alors, ça discute ! Serions-nous tous devenus des experts VFX désormais ? Dans la foulée de la diffusion de la bande-annonce lançant la vente de tickets, les réactions ont été extrêmement diverses notamment au sujet des effets spéciaux et du choix de prise de vue du réalisateur, le fameux fisheye . Du déjà vu Ce n'est pas une première, cela critique, dénigre et parle de tout à chaque diffusion. car on n'avait déjà entendu de telles réactions lors de la scène de vol de Superman proposée dans le teaser en janvier : Il avait alors indiqué qu'il n'y avait aucun effet spécial sur le visage de David Corenswet : Il n'y a absolument aucun CG [NDLR : 'computer-generated imagery', pour effets spéciaux générés par ordinateur] sur son visage. Les visages des gens peuvent être différents quand vous mettez un objectif grand angle de près. La plaque de fond du Svalbard est 100% réelle tout comme David. Cela discutait déjà du choix de la caméra à cette époque parallèlement au choix assumé d'effets pratiques, réels, plutôt qu'effets spéciaux à tous les étages. Flash quand tu nous tiens... Les différentes scènes proposées dernièrement ont provoqué chez des fans des réactions très contrastées entre forte attraction et forte répulsion notamment en France. Une similitude avec le film The Flash sorti en 2023 dont le directeur de la photographie était Henry Braham , actuellement en charge sur Superman , est un argument avancé pour justifier ce désamour. Les couleurs notamment ou les effets spéciaux lui seraient imputés en considérant par syllogisme que le film The Flash avaient de mauvais effets spéciaux, Braham à la photo et a floppé au box-office, or Superman a ce chef opérateur, donc il échouera au box-office. Or, c'est assez simpliste et faux sur bien des plans (cachez donc mon ami la boule de cristal que l'on voit derrière votre dos... !). Henry Braham, outre sa longue carrière, est bien chef opérateur. Néanmoins, il n'est pas le seul dépositaire de la couleur ou des effets spéciaux. De nombreuses confusions sont faites entre étalonnage et photographie, entre effets spéciaux et photographie, etc. Le directeur photo n'est pas responsable de la beauté des trailers , mais responsable de l'aspect visuel des plans originaux, de la mise en lumière et en image d'un film. En fonction de la demande du réalisateur et sur la base du scénario, il va tenter de traduire les intentions de mises en scène de celui-ci en proposant des choix techniques, c'est-à-dire le choix des objectifs et focales préconisées, les caméras et dispositifs associés, les projecteurs pour gérer la lumière et les ombres, etc. La couleur est le travail de l'étalonneur avec lequel il peut travailler, les effets spéciaux celui d'une autre équipe en postproduction avec laquelle il peut aussi travailler évidemment, mais c'est après son travail initial qui peut alors s'en trouver totalement dénaturé. La décision relève du réalisateur (voire des studios) quant aux choix de départ et finaux. Enfin, le contexte est tout autre. À l'époque de The Flash , le studio était en pleine crise et à bout de souffle au point de vouloir remettre en cause tout le travail de l'ère Snyder. Le film avait connu de nombreuses difficultés avec son acteur principal comme avec ses effets spéciaux pendant des mois avant sa sortie. L'échec ressenti (et à relativiser) avait stigmatisé une situation complexe entre le doute croissant des fans à l'égard de Warner et une crise politique larvée en son sein qui se traduira par la fin du DCEU alors qu' Henry Cavill se sentait prêt à continuer son rôle de Superman. Cette crise impliquera l'arrivée de James Gunn et Peter Safran, le lancement du nouveau plan DC et leur attribuera la responsabilité de la fin d'une ère. Cela critique Les scènes de vols présentées avec une volonté de vitesse et une certaine aspiration ou déformation, des scènes de virevolte dans les flammes et les airs, comme celle plus comique du combat avec perte de dents d'un ennemi ont beaucoup fait réagir jusqu'à mettre en doute le savoir-faire des uns et des autres. Une lutte sur les réseaux a lieu et oppose les tenants de l'incompétence face aux tenants techniciens ou experts qui expliqueront volontiers l'avionique ou la logique des plans selon la prise de vue, la position selon l'angle de vue, etc. De plus, on invoque l'effet ou la technique fish eye (œil de poisson) comme une des causes de ces critiques. Cela correspond à des objectifs au rendu particulier qui offrent un champ de vision étendu, idéal pour les paysages, l'architecture et même les prises de vue en intérieur. Les objectifs fish eye proposent un champ de 180° minimum et accentuent la perspective, créant une sensation de profondeur et d'espace, tout en permettant de se rapprocher du sujet sans le couper. L'inconvénient ou la conséquence est une déformation visible, à savoir une distorsion recherchée qui courbe les lignes droites et donne ce rendu "globulaire" si spécifique "œil de poisson", à l’origine de son nom. Ils offrent donc aux personne qui les manipulent un rendu particulier et des options créatives pour repousser les limites et composer et enregistrer différemment les plans désirés. Pour le vol, Stéphane Ceretti, responsable des effets spéciaux sur le film, a réagi sur les réseaux en expliquant que l'histoire est le fondement-même du choix des prises de vues aperçues dans les teasers et trailers : "Nous modulons énormément le style de vol et la façon dont nous le filmons en fonction des besoins du moment et de la tension ou des sentiments de Superman pour chaque scène. Tout dépend de l'histoire à chaque étape du film". - Stéphane Ceretti, superviseur des effets visuels sur SUPERMAN Ce serait donc un choix esthétique et artistique qui peut visuellement ne pas plaire à tout le monde, mais qui est assumé par l'équipe technique. Snyder aurait-il voulu cela ? Parmi les critiques, on notera les fans jusqu'au-boutistes de James Gunn ou de Zack Snyder qui saisissent la balle au bond pour servir leur position. Ils diffusent ainsi des photographies défavorables de l'acteur Corenswet ou de l'acteur Cavill et tout autre joyeuseté, afin d'appuyer leur propos. Par exemple, la scène des dents critiquée a poussé à cette comparaison avec Zack Snyder : Sérieusement, ils rendent les choses trop faciles, c'est comme s'ils le faisaient vraiment exprès maintenant. Zack Snyder est le modèle. Aussi, des dents pratiques. #Superman #RebelMoon #ZackSnyder Le propos que l'on peut tourner dans le sens que l'on veut, pro/anti, montre les similitudes entre les deux réalisateurs qui s'inspirent, ainsi que la concurrence artistique qui les lient comme deux amis qui "se tirent la bourre". Cela montre aussi que cette scène décriée par les uns aujourd'hui ne posait pas de problèmes aux autres en son temps ( Rebel Moon - Part One: A Child of Fire en 2023). Chacun tire donc la couverture à soi, mais en oubliant qu'il ne s'agit QUE d'une bande-annonce et non du film dans sa globalité. Il y aura des passages de qualité et d'autres de moins bonnes comme pour chaque métrage, qui résonneront ou non selon la sensibilité de chaque spectateur. L'excès va jusqu'à proposer d'aller au boycott et là, chers fans de Superman, posons-nous la question : Zack Snyder cautionnerait-il cette démarche ? Peut-on accepter cela alors que le personnage iconique de DC Superman essaie de survivre ? Certains internautes fatigués par ces pratiques ont interrogé James Gunn sur ce point lorsque un post Reddit a été reportée : Internaute : James, s'il vous plaît, soyez vigilant face à ce comportement dégoûtant. Je n'en peux plus de ces bêtises. James Gunn : Je pense que nous survivrons. Je ne suis pas sûr que les huit personnes qui écoutent ce type (je vais me risquer à deviner qu'il s'agit d'un homme) auront un impact sur le cours des événements. Certaines réponses sur ce fil nuancent la position des fans du travail de Snyder dans un sens comme un autre... jusqu'à la détestation... mais tout cela concerne-t-il Superman ? NON, le personnage est au-delà de ces querelles de chapelle. James Gunn chez Rolling Stone Magazine L'interview par Rolliing Stone Magazine du réalisateur du film Superman James Gunn était le sujet d'un article paru ce lundi sur leur site. L'approche soutenue était de comprendre son interprétation de L'homme d'acier et comment il envisage l'avenir de l'univers DC qu'il lance avec son co-CEO Peter Safran. Son parcours avant Superman Le trublion est un transfuge du Marvel Cinematic Universe (MCU) après la réalisation du film Les Gardiens de la Galaxie vol.3 , sorti en salles en 2023. Créatif et décalé, le média rappelle que le natif de Saint-Louis James Gunn jouait dans des groupes, dessinait des comics-strips (petites bandes-dessinées paraissant dans des journaux), jouait la comédien, était romancier puis scénariste ( Tromeo and Juliet en 1996, Scooby-Doo en 2002 et L'armée des morts avec George Romero en 2004 pour Zack Snyder) avant de réaliser ses premiers films Slither en 2006, Super en 2010 et Les Gardiens de la Galaxie (GOTG) pour le compte du MCU en 2014. Ce dernier film lui offre une grande notoriété pour la suite de sa carrière. Dans la tourmente en 2017 après le vol.2 de la saga, il est remercié par Marvel et réalise The Suicide Squad (2021) pour DC, avant de réaliser le troisième opus des gardiens et finalement faire un retour chez DC pour en prendre la direction. Le réalisateur avait été sollicité pour réaliser un film Superman en 2018, tout comme un Batman alors qu'il était en plein tournage des GOTG vol.3. Il précise d'ailleurs que si en 2018, la proposition s'était porté sur Batman il aurait probablement accepté. Pour Superman, il n'était pas prêt et il lui a fallu des années et de nombreuses réflexion sur la bonne entrée. La provocateur de 58 ans, amateur des comédies noires, s'est un peu assagi avec les années et voulait aborder le personnage sur la base de ses valeurs humaines et de sa croyance dans le bien et ce qui est juste définit ce qu'est Superman. Il est pur et l'écriture était donc un chemin plus complexe pour apporter du sentiment sans moquerie, ni blague, mais avec des nuances de colère comme d'émotions. Il ne s'agit ni de Star-Lord, ni de Rocket. La scène d'interview en est un exemple, avec du comique de situation, mais surtout une conversation forte entre deux personnages qui voient le monde et la moralité de manière différente. James Gunn explique que l'expérience vécue de son licenciement a profondément marqué sa vie et sa façon d'aborder les personnages et notamment Superman dont la pureté le désarçonnait. Il a écrit par plaisir et non "pour que les gens l'aiment" lui. Son rapport aux acteurs les poussant à montrer leurs valeurs et vulnérabilités humaines a permis d'évoluer ensuite à titre personnel dans ce sens aussi. Pour ce qui concerne Krypto, la matrice est Rocket qui a ouvert la voie à pouvoir faire accepter un chien volant dans un film. Le chien aux super-pouvoirs est surtout un chien qui se comporte pas bien, "très facile et amusant" à écrire. La science-fiction de l'Age d'Argent ( Silver Age ) est la plus "grande nouveauté tonale du film", fondé sur le ton d'All-Star Superman et en pensant aux romans graphiques Superman pour réaliser le film. James Gunn a participé fortement au scénario de Supergirl: Woman of Tomorrow désormais intitulé Supergirl , avant de laisser la main au réalisateur Craig Gillespie qui a mené sa barque seul de façon très satisfaisante. La promotion continue Partenariat avec Toyota Après les restaurants, les jouets, les assurances, les vêtements, etc. il manquait l'automobile et c'est Toyota qui a conclu l'affaire pour un partenariat supermanesque ! Toyota est officiellement un sponsor majeur de « SUPERMAN ». La nouvelle Toyota bZ électrique sera présentée comme placement de produit dans le film. Pour promouvoir son véhicule, la marque utilise le lore supermanesque dans un spot télévisé disponible sur sa chaine : une certaine Chloé et son compagnon Finn du Daily Planet circule dans la voiture de Lois Lane sur les traces d'une piste vers L'homme d'acier. Celui-ci a déjà sauvé une jeune fille (celle des bandes-annonces) avant de virevolter dans les flammes et affronter le Kaiju. L'échange se traduira ensuite par une placement du produit dans le film-même. La Une au Japon La communication se poursuit dans le monde avec une présence supplémentaire de David Corenswet en Superman sur les couvertures des magazines, comme au Japon : Superman fait la couverture du magazine japonais "DVD & Video Streaming Data" dans son édition de juillet 2025, pour les sorties estivales, avec en visuel L'homme d'acier et sans doute un dossier spécial sur le film en son sein. HMV accueille Krypto Ce lundi 16 juin, le Super-Chien était attendu à Londres conformément à l'annonce de James Gunn le 5 juin dernier : les habitants de Londres étaient invités à lever les yeux vers le ciel près d'Oxford Street et en particulier au niveau du logo emblématique de la boutique HMV ( His Master's Voice). Il remplace exceptionnellement le chien Snipper et Look Up apparait sur la façade de la boutique londonienne pour un partenariat d'envergure. Direction Manille pour le Tour mondial Superman Il y a deux semaines, James Gunn annonçait l'organisation d'une tournée mondiale pour la promotion de Superman. Première étape du Superman World Tour et de la Supermania le 19 juin à Manille ! D'après Superman Homepage, la tournée mondiale de Superman démarre aux Philippines avec l'événement "Superman Look Up Fan Event" le 19 juin de 6h à 12h au Bridgetowne Open Grounds à Pasig City, dans l'aire métropolitaine de Manille (aux Philippines). L'événement à destination des fans de 18 ans et plus qui s'inscriront vise à créer la plus grande formation humaine du symbole emblématique de Superman, le "S", jamais rassemblée aux Philippines, en accueillant les acteurs et le réalisateur du film. Les heureux participants se verront recevoir en cadeau un tee-shirt et une cape Superman en édition limitée. Interrogé sur son planning, James Gunn précise qu'il commencera la tournée très prochainement dans le cadre de la dernière ligne droite promotionnelle du film : À partir de demain, l'agenda de la presse sera très chargé. Et toute la semaine dernière, j'ai filmé le podcast Peacemaker avec Jenn [Jennifer Holland, son épouse et actrice de la série] et @steveagee Début du marathon supermanesque à partir de demain pour l'équipe de James Gunn ! À moins d'un mois de la sortie du film, Superman prend sa place dans le monde et le casting nous apporte quelques précisions. À bientôt sur Planet Superman ! JA

  • News Superman à J-10 avant la première !

    Bientôt la dernière ligne droite avant de voir en salle le film Superman en avant-première. C'est pourquoi les interviews continuent auprès des médias et des magazines pour l'été de Superman., notamment après la projection presse de la semaine. Nous essayons d'éviter les divulgations et de rapporter quelques news.N'h Parallèlement à cela, de nouvelles images et informations nous parviennent des coulisses et du film... Rachel Brosnahan pour DuJour L'incarnation de Lois Lane dans Superman est en couverture du numéro pour l'été 2025 de DuJour, un magazine de luxe, auquel elle a accordé une interview. Dans un article intitulé "It’s a Bird! It’s a Plane! It’s Rachel Brosnahan!", l'actrice répond aux questions sur l'été de Superman qui se présente à nous. Vers Lois Lane Iconisant Miriam “Midge” Maisel dans la série qui l'a célébrée en tant qu'actrice, Rachel Brosnahan arrive à une deuxième étape majeure dans sa carrière avec le rôle iconique de Lois Lane. Elle connaissait le personnage de Lois Lane incarnée par Margot Kiddfer via son père, mais ce sont ses lectures qui lui ont apporté des modèles. Rappelant, comme pour Marie-Claire, qu'elle n'est pas une lectrice de la première heure de comics, mais plutôt une lectrice de littérature fantastique ou fantasy comme les saga des Seigneur des Anneaux (de J. R. R. Tolkien), des Harry Potter (de J.K. Rowling) ou encore des Daughters of the Moon (de Lynne Ewing), Brosnahan est touchée par le courage, l'empathie et l'espoir dans le bien. Ils nous montrent le pouvoir du courage et de l'empathie. Ils nous donnent l'espoir que le bien l'emportera toujours et que, bien souvent, les super-héros ne sont pas les seuls à être puissants. Lois Lane sans super-pouvoirs est aussi porteuse de ces valeurs. L'audition Durant l'interview, elle indique qu'elle s'est entrainée puis a enregistré son audition pour le rôle avec son époux Jason Ralph dans le salon de son appartement à New York. Ensuite, impressionné, James Gunn l'a convoqué à Los Angeles pour une lecture "alchimique" avec trois Clark prétendants au rôle (Nicolas Hoult, Tom Brittney et David Corenswet). Elle allait alors rencontré deux autres candidates (Phoebe Dynevor et Emma Mackey), dans la même tenue et évoque cette audition comme "une expérience sauvage". En effet, elle sortait d'une représentation à Broadway d'une pièce de Sydney Brunstein pour aller de l'autre côté du pays pour une audition pour Lois Lane. Elle n'était pas guidée par une esprit de compétition pure, mais par l'idée que ce serait une évidence ou non. Après le Covid, cette audition était une "expérience joyeuse", car elle rencontrait de nouveau des gens dans le processus de sélection. L'entretien avec David Elle rencontre le futur Homme d'acier peu avant son retour à New York. Après un salut tout simple et une poignée de main, le duo effectue une lecture de 10 pages en une prise, une "chamaillerie" qui va entrer dans l'histoire et dans une "alchimie" qui va éblouir le réalisateur au point des les choisir pour le rôle de Lois Lane et de Clark Kent/Superman. On retrouvera cette séquence tournée durant les deux premiers jours du tournage dans la bande-annonce et dans le film. Une Lois Lane d'envergure James Gunn présente Rachel Brosnahan comme une Lois Lane incarnée, à "l'esprit et à la volonté incessante". Travailler avec elle a été une expérience particulière. L'actrice posait de nombreuses questions sur tous les détails du film, chaque réplique et chaque action, pour comprendre le plus profondément possible le personnage de Lois. Ensuite, l'actrice a préparé le rôle à l'aide de recherches et d'échanges avec des journalistes d'investigation pour 'savoir ce qui les faisait vibrer" et ainsi comprendre comment caractériser l'intrépide journaliste : brillant, courageux, implacable, déterminé et motivé par le mot "Non". Un tournage différent Après cette scène rappelant le cinéma indépendant, l'actrice indique qu'elle a essentiellement tourné des prises des vues pratiques, réelles sur un vrai plateau avec des vrais acteurs, mais comme pour les super-productions elle a eu aussi des scènes matérialisées par effets spéciaux en post-production. Par conséquent, elle a dû tourner seule des scènes sans partenaire réel comme un chien invisible pour Krypto le Super-Chien, malgré la présence la chien Jolene en guise de doublure. Pas habituée par un travail "dans l'air", ce ne fut pas une expérience lui donnant l'impression d'être une bonne actrice, mais elle s'en est bien sortie puisque le réalisateur n'a pas coupé ces scènes. Le tournage l'a aussi amené à jouer des scènes aériennes avec David Corenswet, dans un ballet aérien inédit pour elle durant lequel l'actrice a été ébloui par Superman et son partenaire. L'acteur note les talents de Brosnahan dont le travail "rafraîchissant et revigorant" porté par une forte curiosité : Sa curiosité incisive est un grand cadeau pour le personnage et pour ses partenaires de scène. Il en va de même pour sa facilité à manier la langue et son appréciation d'un bon argument La suite ? Les prochaines semaines, Rachel Brosnahan et son partenaire sont les ambassadeurs du film dans le Superman World Tour, la tournée mondiale organisée par DC Studios et Warner, comme à Manille et Rio de Janeiro ces derniers jours. L'actrice part à la rencontre des fans du monde entier et porte la parole supermanesque lors des séances photos et des conférences de presse, dans des toilettes éblouissantes en hommage discret à l'univers. Depuis la fin du tournage, l'actrice a tourné une adaptation du roi Lear, développe son travail de production et a commencé à réaliser. Elle produira et jouera dans la saison 2 de la série Presumed Innocent. Elle poursuit de nouvelles expériences comme une artiste qui évolue durant son parcours en attendant de voir quelle sera sa nouvelle notoriété après la sortie du film Superman dans quelques jours. Sara Sampaio en interview pour Nylon Magazine Sara Sampaio alias Eve Teschmacher est en couverture du magazine du mois de juin du magazine de mode Nylon, à qui elle a accordé une interview publiée le 26 juin. L'actrice portugaise de 33 ans revient sur son parcours de mannequin à actrice, un parcours d'abord contesté par sa famille qui souhaitait qu'elle suive des études normales alors qu'elle espérait devenir actrice et étudier la comédie. C'est ainsi que le mannequinat a fait sa réputation dans le monde dès ses 16 ans jusqu'à devenir une égérie de Victoria’s Secret. C'est en 2018 qu'elle revient à Los Angeles pour réaliser son rêve d'enfant et ses études de comédie. La période la pandémie mondiale l'a paradoxalement aidé à se concentrer sur cette nouvelle direction en lui accordant le temps nécessaire à se former sans retenue. Lorsqu'elle a passé le cap pour jouer, on lui a d'abord proposé des rôles de prostituée ou de jeune compagne séduisante qui accompagne une personne généralement plus âgée, jusqu'à la proposition d'un scénario inattendu, celui pour jouer Eve Teschmacher dans le film Superman: Legacy (futur Superman) de James Gunn Lors des auditions, elle avait la conviction de connaître le personnage et de savoir comment le jouer, mais elle pensait aussi qu'ils recruteraient une actrice plus expérimentée. Cependant, elle pensait aussi qu'elle avait fait une prestation décisive face à sa concurrente. Une fois le rôle obtenu, il s'agissait pour elle de saisir l'opportunité qui se présentait à elle : "donner de la profondeur" à un personnage au faible lore comics. Comme elle l'a expliqué au DC Studios Showcase, elle définit Miss Teschmacher, création du Donnerverse, comme pétillante et d'une certaine gentillesse, mais elle est plus que cela. Elle considère que le personnage est "presque une imitation de sa vie". Au-delà du mannequin sexy, il y a un personnage plus complexe une fois qu'elle ouvre la bouche. Pour Sampaio, jouer ce rôle est presque une thérapie en dépassant la différence entre perception et réalité : Elle est tellement amusante et extra, et ce sont les personnages que j'aime jouer. Il y avait beaucoup de timing comique dans la façon dont c'était écrit. Mais il y a plus que ce que l'on voit. C'est presque une imitation de ma vie, où tout le monde me voit comme un mannequin sexy, mais je ne me sens pas vraiment comme ça. D'une certaine manière, ce personnage était une façon thérapeutique pour moi de jouer avec la façon dont je suis perçue et la façon dont je suis vraiment. Son expérience de mannequin lui a permis de faire face au défi du rôle et l'a endurci plus qu'elle ne l'avait imaginé. Elle est un caméléon blond pour l'occasion, capable de se transformer pour jouer des rôles devant la caméra sans crainte.. Les interviews post-screening En marge de la projection à la presse, James Gunn et le trio vedette d'acteurs de Superman étaient sollicités pour répondre à différentes questions des médias. Le trio chez The Mary Sue A New York, Rachel Brosnahan, Nicholas Hoult et David Corenswet répondaient aux questions du média de culture geek "The Mary Sue" dans une courte interview bon enfant disponible sur leur chaine YouTube. Lex et Superman L'animatrice considère que la balance entre Lex Luthor et Superman est équilibrée entre les deux personnages, passant du sérieux à l'humour de circonstance. Elle interroge donc les deux acteurs sur leur rapport durant le tournage. Ont-ils pu s'amuser ? Ils ont pris beaucoup de plaisir à tourner ensemble et cela se ressent dans leurs réponses. Pendant cette interview, ils évoquent deux scènes durant lesquelles David Corenswet n'a pas l'ascendant, à son grand dam et, en particulier, la scène de la confrontation entre Lex Luthor et Superman dans le bureau du vilain dont on a pu voir un extrait ces derniers jours. Nicholas Hoult a déjà évoqué cette scène lors de l'interview accordée à Fandango notamment. Il avait été enchanté par l'évidence Superman incarnée par David Corenswet qui apportait de l'empathie et de l'humanité à son personnage. Etre témoin de cette performance le ramenait avec plaisir à un état d'enfant. Du côté de David Corenswet, cette scène est un moment particulier puisque Nicholas Hoult rendait son Lex Luthor dominant Superman. Dans ce face à face, l'acteur sentait que leur jeu respectif tirait vers le haut la scène, mais que son partenaire avait été si brillant qu'il devait admettre qu'il avait été meilleur que lui. Lois : une journaliste d'investigation L'autre point abordé durant cet interview est l'approche adoptée par Rachel Brosnahan pour le rôle de Lois Lane. Comme dans bien des interviews, l'actrice revient sur l'idée que pour construire son personnage, elle a dû faire de nombreuses recherches pour comprendre comme les journalistes travaillaient au point d'être presque des accrocs à l'adrénaline et en constante recherche d'impact. Il faut faire du bruit et s'affirmer. La scène avec Clark montre l'appétit et l'ambition de Lois autant que sa capacité à mettre le doigt sur les questions qui fâchent. La musique supermanesque À la question de la musique qui les a stimulé pour Superman, Corenswet évoque la musique de John Williams alors que ses acolytes auraient en tête les thèmes de Lois et de Lex. La question bête En ligne, on a pu trouver cette question "bête" en lien avec Twisters, le film sorti en 2024 dans lequel David Corenswet a joué : "Vous pensez que votre Superman aurait pu sauver le Jonathan Kent de Kevin Costner ?" Réponse : "Superman arrive[rait] et di[rait] : 'Hé, mon pote, c'est bon, mais il faut que tu sois un peu plus gentil.'" Voici la vidéo de l'interview : N'hésitez pas à activer les sous-titres avec traduction en français ! Interviews chez Phase Hero Le lendemain de la projection du film à la presse à Los Angeles, Brandon David de Phase Hero accueillait James Gunn et les acteurs pour différentes interviews. Quelques révélations ? L'animateur retient l'humanité à travers les relations établies entre les personnages mises en avant de façon réelle. Mais comment ? Qu'a mis James Gunn de lui dans ce film pour obtenir ce résultat ? Le réalisateur indique qu'il a grandi avec Superman et écrit ces personnages selon ce qu'il a trouvé intéressant. Il rappelle qu'on connait la mythologie, d'où il vient, qui il est, mais il a opté pour nous montrer la relation naissante avec Lois, une Lois qui s'interroge sur l'étrange extraterrestre, plutôt que de le voir tomber amoureux ou marié avec elle directement. Il se concentre sur la psychologie du personnage dans un moment de crise émotionnelle, sur son expérience en tant qu'être humain, en tant que personne. Pour lui, on s'attache à l'extérieur et non à l'intérieur. Selon Gunn, les héros comme les vilains ne sont pas entièrement noir ou blancs. C'est pourquoi, il convient de présenter le héros aussi dans ses actions en plus de ces moments de crise. La Justice Gang dont le nom n'est pas vraiment accepté par ses membres est un exemple de cette complexité. Ils travaillent pour l'organisation de Maxwell Lord, leur quartier général semblent être le futur Hall of Justice, et ils sont prêts à tuer si cela est nécessaire. À l'opposé, Superman considère toute vie comme sacrée et il faut sauver toute personne en danger. Pour David Corenswet, l'épisode de la luxation de son épaule durant le tournage illustre l'endurance et la volonté nécessaire du héros pour continuer à faire le travail. Les actions quotidiennes du héros comme celle de mettre ses bottes et d'aller remplir sa mission sont des moments qui pourront paraitre ennuyeux, mais qui existent bel et bien et qui correspondent à la constante mentalité du héros face à toutes les actions qu'il doit faire chaque jour. Le monde comme on le voit dans les bandes-annonces tourne presque le dos à L'homme d'acier, mais Lois Lane, bien que véhémente dans son questionnement, n'hésite pas à croire en Clark et en Superman. Rachel Brosnahan rappelle qu'il y a trois versions ou persona de Clark/Superman : Clark Kent le journaliste du Daily Planet, Superman et Clark Kent de Smallville avec ses parents. Même s'ils sont à moment de leur relation où les choses sont compliquées, elle a la conviction qu'ils seront toujours à la recherche tous les deux de la vérité et de la justice. Malgré leurs désaccords ou frustrations, Clark est fondamentalement présent à rechercher l'humanité d'abord en chacun. Lex Luthor est le plus intelligent, mais aussi le plus seul du monde. Il se considère comme le pinacle de l'humanité, car il a travaillé toute sa vie très dur mentalement et physiquement pour y parvenir. Dès lors, il se voit comme l'avenir et le sauveur d'une humanité qui doit déterminer son destin indépendamment des métahumains et de Superman. Ces derniers sont des dangers, car ils peuvent contrôler selon lui ce qui peut arriver aux humains. Ce refus l'anime fortement, au point que l'on voit comme un mélange d'envie, de rage et de conscience, que certains pourront voir comme progressiste voire humaniste. Si l'avenir de DC n'est pas encore totalement planifié, James Gunn révèle qu'on devrait voir L'homme d'acier dans les prochaines créations de DC Studios avant une suite peut-être dans les deux ans. Voici l'entretien en vidéo avec James Gunn : N'hésitez pas à activer les sous-titres avec traduction en français ! Voici l'entretien en vidéo avec les acteurs : N'hésitez pas à activer les sous-titres avec traduction en français ! James Gunn chez Comicbook Lors d'une autre interview, James Gunn répondait à quelques questions de Comicbook.com. 1) Superman sera-t-il le seul à porter les fameux trunks ? A priori oui, car cela fait partie intégrante de son costume (et d'en débattre aussi à chaque itération) mais rien n'a été décidé encore pour les autres comme Batman ! 2) Clark/Superman a-t-il des lunettes dits hypnotiques ? Déjà présenté dans le teaser du 21 juin, James clarifie un élément canon des comics, les hypnoglasses de Clark Kent, issues de Superman #330. Depuis le Golden Age et le Silver Age, Superman avait la capacité d'influencer télépathiquement les gens ! Écoutons l'explication de Captain Morpheus, petit abricot ! 3) Pourquoi LuthorCorp plutôt que LexCorp ? En tant que fan de la série Smallville, James Gunn a d'abord pensé à Luthor Corp. Ensuite, il part du constat que les noms d'entreprise ne se fondent pas sur le prénom des gens mais leur nom de famille, en plus du fait que cela peut avoir été fondé par son père, ce qui ouvre d'autres possibilités scénaristiques par la suite d'ailleurs. 4) Y aura-t-il des flashbacks de Krypton dans Supergirl ? James Gunn ne ferme pas la porte à cette possibilité. Clark a eu une adolescence sur Terre et arrivé tout petit, il n'est pas illogique qu'il n'ait quasi aucun souvenir de sa planète natale. Par contre, Kara est plus âgée et a vu ses proches et sa planète disparaitre, donc il n'y aura rien de surprenant à de tels souvenirs dans le film. 5) Le script de The Batman 2 disponible depuis hier, l'avez-vous lu ? Non pas encore. 6) Avez-vous des rôles prévus pour des acteurs des Gardiens de la Galaxie dans le DCU ? Comme des rumeurs le laissaient entendre et comme James Gunn l'avait indirectement dit dans diverses interviews, des membres des Gardiens de la Galaxie interviennent dans le film Superman en prêtant leur voix à des robots de la Forteresse de Solitude : ce sont Bradley Cooper, Pom Klementieff et Michael Rooker. Son épouse Jennifer Holland intervient par les robots à la fin sans être créditée. Ces collaborateurs sont aussi des amis et il pense à eux dans ses différents projets, donc nous verrons bien. Voici l'entretien en vidéo avec James Gunn : N'hésitez pas à activer les sous-titres avec traduction en français ! Interviews chez Ben Mankiewicz Ben Mankiewicz, animateur de Turner Classic Movies, recevait au Théâtre Arden, lieu des débuts de David Corenswet au théâtre à l'âge de 9 ans, pour une interview alors que le film arrive bientôt au cinéma. CBS Sunday Morning relayait donc sur les réseaux une première vidéo contenant des extraits de leur échange avec un nouvel extrait du film avec Krypto : Mais en ce dimanche 29 juin, le média diffusait une vidéo plus complète de Mankiewicz présentant un petit reportage plus complet du film à venir au budget d'au moins 225 millions de dollars. Il y interroge James Gunn et David Corenswet, tout en nous présentant les coulisses de la version alors en cours de travail, comme la scène de vol en continue et virevoltante. Les images sont principalement celles du Behind The Scene et des différentes bandes-annonces afin de ne pas divulguer l'intrigue. Seules quelques images sont inédites comme la vue de Metamorpho, Sapphire Stagg (présumée) et Superman emprisonnés ; l'accueil à Stagg Industries de Superman par Guy Gardner et Mister Terrific ; L'ingénieur avec Sydney Happersen et Lex Luthor ; une vue aérienne de LuthorCorp donnant une idée plus ample de Metropolis ; avant un passage souterrain de Superman pour resurgir et s'envoler dans le ciel. Nous verrons les détails de ces interviews dans un prochain article sur le site. Les coulisses Nous trouvons quelques photographies des coulisses comme celle-ci. Lex Luthor est mis en avant par Warner Bros. UK avec images des coulisses du tournage avec Nicholas Hoult ! Entrez sur le plateau de tournage de #Superman avec notre méchant... Repost si vous êtes impatient de voir Nicholas Hoult dans le rôle de Lex Luthor. La promotion continue Les vidéos tombent pour continuer à nous occuper l'espace médiatique. Entre humour décalé pour un Luthor de remplacement pour un jour, le sauvetage d'Isabela Merced ou encore pour des partenariats (comme au Cinepolis de Mexico). Les acteurs nous invitent Après une série de vidéos comiques pour un Luthor de remplacement, Rachel Brosnahan et Nicholas Hoult nous invitaient à écouter David Corenswet afin d'aller voir le film au cinéma et à prendre des billets ! Et Isabela Merced est sauvé par David Corenswet, le héros du quotidien : Promotion pour le Mexique : 🍿 David Corenswet, Nichols Hoult et Rachel Brosnahan dans la nouvelle promotion de “Superman” pour Cinépolis Mexico. via cinepolismx Et humour toujours au programme au Daily Planet en mode figé : Arrêtez la presse 🗞️... sommes-nous vraiment en train de ramener le défi du mannequin ? 👀 #Superman Avant une présentation plus solennelle de l'événement presse par Sara Sampaio : Spots TV L'attente est presque terminée. C'est pourquoi les spots télévisés orientent dans cette direction : Cet été, l'attente sera terminé. Dans la nuit de samedi à dimanche, était diffusé un spot pour Toonami plus longue : Cette publicité comprend quelques plans en plus sur le conflit Jahranpur/Boravia et montre Lois Lane en attente dans la nuit avant d'aider Mister Terrific face aux sbires de Lex Luthor. Avant un autre spot intitulé "Choices event" : Dans ce mini-apéritif, de nouvelles images nous sont proposées. On nous montre Lex Luthor faisant un passage télévisé, avant qu'une être volant (Superman ou quelqu'un d'autre ?) ne passe dans le ciel du pays en guerre ; ensuite, on observe un gros plan de la Justice Gang dans le parc auprès des enfants après avoir terrassé le Kaiju avec Superman et en arrière -plan, un écran géant retransmet les informations avec à la une Superman et message selon lequel L'homme d'acier aurait été envoyé pour détruire. La communication autour du film En marge de la projection privée à la presse de ces derniers jours, certains scoopers comme Brandon Davis ont diffusé des vidéos et photographies autour du film : sur les costumes des héros Guy Gardner, Mister Terrific et Hawkgirl, comme du Daily Planet. L'influenceur Jay Towers procédait de même pour partager quelques images des lieux durant son périple à Los Angeles : A Los Angeles pour @Superman ! C'est un moment excitant. #superman #lookup Comme il l'indique presque tout le casting était là avec James Gunn : Rachel Brosnahan et le casting #Superman pour la presse à Los Angeles Cela communique dans le monde Les différents pays du monde se préparent à accueillir le film dans ses salles, notamment le Royaume-Uni, prochaine étape de la tournée mondiale le 2 juillet, avant Paris ensuite le 4 juillet. Comme nous l'évoquions dans une précédent article, le Royaume-Uni et l'Irlande ont organisé la mise en place de murs dessinés par 25 artistes dans 5 villes de la région. Ainsi les gens de 7 à 77 ans peuvent se photographier à Manchester et Birmingham en Angleterre, à Cardiff au Pays de Galles, à Glasgow en Écosse et à Dublin en Irlande pour montrer leur passion pour Superman. Ce vendredi, on trouvait une première vidéo : Ensuite, James Gunn a passé un message à toutes les personnes afin de se présenter avec leur cape de super-héros avec quelques informations : Los Angeles se préparait à promouvoir le film. Le poids de Metropolis repose sur ses épaules. Soyez les premiers à obtenir vos billets pour #Superman - seulement dans les cinémas le 11 juillet. https://fandan.co/Superman-Social New York et Times Square ont revêtu leur habit supermanesque également et de façon impressionnante : Davantage de #Superman à Times Square À très bientôt sur Planet Superman pour des nouvelles informations sur le film ! JA

  • News Superman : Lex et Superman chez Jimmy Kimmel

    Petit répit au programme pour David Corenswet avec un retour aux Etats-Unis, mais il n'en reste pas moins sur le pont pour la promotion de Superman. Cette fois, il était en binôme avec sa némésis Lex Luthor incarnée par Nicholas Hoult, blond, pour son premier talk show au Jimmy Kimmel Live. Parallèlement à cela, de nouvelles images et informations nous parviennent des coulisses et du film... Direction le Jimmy Kimmel Live Le 25 juin dernier, le duo David Corenswet et Nicholas Hoult était chez Jimmy Kimmel, sans Jimmy Kimmel, puisque l'animateur était remplacé par l'acteur Diego Luno, pour parler de Superman. En introduction, l'émission a diffusé un extrait du film avec des images exclusives : Superman fou de rage rend visite à Lex Luthor dans son bureau pour récupérer son... chien ! Le face à face que l'on a pu entrevoir par bribes dans les teasers et autres bandes-annonces, ainsi que dans le Behind The Scene, montre un Superman quasiment hors de contrôle qui essaie de déstabiliser en force un Lex Luthor impassible, taquin et moqueur, qui fait mine de ne pas comprendre. Le mobilier vole, mais le vilain jubile intérieurement. Sara Sampaio est une Eve Teschmacher effrayée et toujours aussi connectée ! Ensuite, ils ont discuté de leurs débuts d'acteur, de la première participation de David à un talk-show, de leur expérience de jeu ensemble, de leur collaboration avec le réalisateur James Gunn, de leur audition pour le rôle de Superman, de la découverte par Nicholas Hoult qu'il incarne Lex, de leur reconnaissance publique, de la présence de Will Reeve, le fils de Christopher Reeve, de la représentation de la presse dans le film, de leur collaboration avec Krypto le chien et de leurs prises de vue sur le plateau. Les trois acteurs ont débuté très tôt leur carrière d'acteur entre 3 (Hoult) et 9 ans (Corenswet), c'est donc une discussion entre professionnels et habitués des plateaux qui échangent sur leur expérience. Avant d'aborder différents points autour du film, David Corenswet indique qu'il ne l'a pas encore vu, contrairement à Nicholas Hoult et même Diego Luna. L'acteur veut profiter du moment de découverte la veille de la sortie officielle et tente d'éviter les divulgations. Jouer dans ce film Leur contribution au film comprend de nombreuses scènes entre Lex Luthor et Superman, mais en réalité, ils n'ont pas forcément joué dans le même espace physiquement. James Gunn a pour eux apporter une nouvelle approche, "fraiche" pour Superman et un nouvel univers. Corenswet indique que pour ce premier rôle dans une grosse production, il a été étonné de se retrouver non pas dans "une grosse machine [...] avec beaucoup d'écrans verts et de balles de tennis", mais dans un contexte particulier plutôt familial auprès d'un "James [...] comme un enfant qui fait des courts métrages." avec son équipe précise. Les auditions entre Superman et Lex Luthor Les deux acteurs ont participé aux auditions, aux tests le même jour. Ils avaient fait des essais en Clark Kent associé à Lois, comme en costume. Nicholas Hoult raconte que l'audition s'était assez bien déroulée pour lui, mais lorsqu'il a rencontré David Corenswet, au physique légèrement plus grand et plus adapté, à la voix plus grave, plus rayonnant, il s'est dit qu'il était Superman. Ensuite, pour Lex Luthor, il indique que durant les auditions, certaines lignes de Lex l'avaient intéressé au point de se dire qu'il serait peut-être meilleur dans ce rôle-là. Il avait mis cela de côté, mais l'appel de James Gunn l'a conforté dans cette intuition. Pour Corenswet, l'expérience de l'audition a été merveilleuse entre les lectures de la scène décisives et les essais avec câbles. Ensuite, une fois qu'il a été choisi pour le rôle titre, il a appris que Nicholas Hoult, non retenu pour le rôle de Superman, avait accepté celui de Lex Luthor, il a considéré que c'était "la meilleure chose qui puisse arriver à ce film parce qu'un super-héros n'est aussi intéressant que son méchant". L'acteur "allait apporter quelque chose de vraiment sérieux" qui serait fort appréciable pour jouer Luthor. Les deux acteurs s'apprécient et ne tarissent donc pas d'éloges l'un pour l'autre. La rencontre avec Will Reeve Le correspondant d'ABC News, Will Reeve, fils de Christopher Reeve, a un caméo dans le film. Le fils de Christopher Reeve est à l'image de son père, grand, beau, doux et chaleureux. Il a prononcé des mots d'encouragements à destination de David Corenswet alors qu'ils avaient tourné leur scène ensemble. L'homme a contribué avec sa famille à la réalisation et à la sortie du film documentaire de Ian Bonhôte et Peter Ettedgui en hommage à Christopher Reeve, Super/Man: The Christopher Reeve Story, sorti en salle aux États-Unis les 21 et 25 septembre 2024, puis dans le monde. Nicholas Hoult rappelle qu'ils ont pu voir le documentaire avant de commencer le tournage et qu'ils avaient tous été particulièrement émus par son visionnage. Pour eux, le film relate une idée d'héritage avec un Superman iconique qui a marqué l'esprit des gens jusqu'à nos jours. Le tournage était donc emprunt d'une certaine ambiance qui transcendait la pression attendue pour une telle production. Cela a rapproché chaque acteur les uns des autres, comme l'indique Corenswet : Cela m'a donné l'impression que, vous savez, nous avons toute cette pression qui précède le tournage de ce grand film et qu'au lieu de cela, nous pouvons simplement penser les uns aux autres, que nous sommes des personnes et que nous passons quelques mois de notre vie ici ensemble et que nous avons des enfants et des familles. c'est vraiment l'esprit de tout le film en fin de compte. Assis l'un à côté de l'autre durant le visionnage, Nicholas Hoult rapporte que Corenswet s'est penché vers lui et lui a tapé sur le bras en disant : Euh, j'ai hâte de rencontrer ton fils Il se souvient qu'à ce moment-là, son cœur s'est mis à penser à l'homme merveilleux qu'était David, à toute la bonté que Clark et Superman représentent. Pour l'acteur, "David a tout ça à la pelle en tant que personne", tel Superman. La gestion de l'information Le Daily Planet joue un grand rôle dans le film en posant la thématique de l'importance des médias. Les acteurs ont donc échangé sur ce point et sont arrivés à la conclusion que Lex Luthor cherche pathologiquement à contrôler l'information : il tente de la manipuler comme "un marionnettiste" ce que doivent penser de lui le public dans le monde. La vérité est autre centre d'une lutte d'influence entre Lex Luthor et Lois Lane, la journaliste doit être "impitoyable pour trouver la vérité et la mettre en lumière". Pour Nicholas Hoult, le monde "en a besoin plus que jamais". Le travail avec Krypto Interrogé sur la manière de travailler avec Krypto, David Corenswet indique que le chien fait bien plus qu'un chien réel. Pour jouer, il a dû travailler sur plateau avec la chienne Jolene, en référence à Dolly Pariton, que l'on retrouve sur des photographies mises en ligne par James Gunn auprès de Rachel Brosnahan. Voici la vidéo de l'émission : N'hésitez pas à activer les sous-titres avec traduction en français ! Perry White chez Kelly Clarkson L'animatrice vedette invitait l'acteur Wendell Pierce hier soir pour parler de Superman dans son émission, le Kelly Clarkson Show. Pierce raconte comment il a trouvé l'inspiration pour incarner le rédacteur en chef du Daily Planet, Perry White, dans Superman. Directement intéressant par la proposition, l'acteur a pris la chose au sérieux. Son personnage entre dans une lignée d'incarnation au cinéma et à la télévision et et dans une tradition comics. Il a reçu des appels du monde entier, comme d'Ouganda, à ce sujet et cela l'a donc incité à un travail consciencieux. C'est son passage dans la série The Wire qui l'a aidé à se préparer à ce rôle et en particulier la dernière saison tournée autour de la version fictive du Baltimore Sun, le plus grand quotidien à grand tirage du Maryland. Il s'est inspiré du personnage incarné par Clark Johnson, Augustus "Gus" Haynes, le rédacteur en chef du média. En étudiant le rôle d'un rédacteur en chef, il s'est rendu compte qu'en fait il est aussi comme un chef de rayon ou un producteur exécutif, un showrunner, etc. Il a donc essayé de "mettre tout cela ensemble" : Il faut peser toutes les variables de ce qui doit être dit, de ce qui est juste, s'assurer qu'on ne fait pas d'éditorial et mettre le doigt sur l'échelle des histoires et tout ça. Mais ensuite, vous savez, vous faites tout ce travail sérieux et tout d'un coup vous arrivez sur un plateau, et c'est comme si « c'était Superman ! ». Ensuite, il n'a plus qu'à lancer son limier de premier ordre, Lois Lane. Voici la vidéo de l'émission : N'hésitez pas à activer les sous-titres avec traduction en français ! Interview d'Anthony Carrigan L'acteur incarnant Rex Mason alias Metamorpho, Anthony Carrigan, était interrogé par Entertainment Weekly qui publie un article à la suite de celui d'Edi Gathegi sautant sur l'occasion de faire mieux qu'avec Darwin. Peu exposé depuis son interview chez Rolling Stone, seul le Showcase de DC Studios nous apprenait comment Anthony Carrigan abordait son rôle. Cet article permet à l'acteur d'apporter une information supplémentaire sur les coulisses du film : le costume a mis à l'épreuve son endurance ! Selon Carrigan, chaque journée de travail a nécessité de nombreuses heures de préparation pour être prêt, 5 à 6 heures de maquillage avec les équipes pour tourner en Metamorpho : Ce sont des choses qui ont été collées sur moi, puis des détails ont été peints, puis d'autres choses ont été collées dessus. [...] Je pense que si [James Gunn] m'a spécifiquement contacté, c'est parce que je comprenais vraiment, sur le plan humain, cette idée de se sentir différent, d'avoir l'impression que quelque chose qui vous arrive est une malédiction. Sa préparation nécessitait plusieurs heures de travail, lui rappelant un souvenir d'enfance avec ses sœurs, et l'aidait à rentrer dans "la peau" du personnage : Ça en vaut la peine, car on peut vraiment sentir la texture des choses. Le cerveau perçoit la différence. La maladie de l'acteur, l'alopécie (maladie systémique caractérisée par la perte des poils du corps) l'amène à mieux comprendre la détresse physique du personnage, une malédiction : [...] C'était [NDLR : la malédiction] un non-dit que James et moi comprenions. Puis, lorsque j'ai commencé à lui poser des questions à ce sujet, j'ai senti qu'il voulait vraiment quelqu'un qui soit profondément torturé par ce qui se passait. Je pense que la dimension humaine de cette lutte contre cela transparaît. Les origines comics du personnage entre Stagg Industries et Sapphire Stagg vont être utilisés dans l'histoire pour "motiver" Metamorpho à "servir" Lex Luthor. Placé sous la contrainte, il doit devenir "l'agent du méchant" : On se retrouve dans une situation où l'on doit faire du mal à quelqu'un, où l'on est l'agent du méchant. Et en même temps, il y a cette lutte pour être bon. [...] Ce que le film réussit brillamment, c'est de nous mettre dans cette situation où l'on se dit : "Oh ! Il n'a pas le choix." Il est obligé de faire ça, et on voit à quel point c'est douloureux. Nous verrons sans doute comment il y est amené et de quelle façon. Les coulisses Le réalisateur James Gunn diffusait ce jeudi une nouvelle photographie des coulisses du tournage du film Superman, intitulée "Clois" pour la relation entre Clark et Lois. Puis, Stephen Blackehart, annoncé par James Gunn quelques heures auparavant comme acteur dans le film, a confirmé l'information sur son compte Instagram : J'imagine que le secret a été révélé. @jamesgunn a officiellement annoncé aujourd'hui que le personnage que j'incarne dans #Superman est Sydney Happersen, scientifique pour LuthorCorp. Je suis ravie de jouer ce rôle secondaire et de faire partie du merveilleux univers cinématographique que James, Peter Safran et tant d'autres travaillent dur pour vous offrir. Stephen Blackehart nous présente une photographie de lui, prise par l'acteur Steve Agee. Il porte la moustache caractéristique de l'assistant scientifique de Lex Luthor, Sydney Happersen. L'acteur attache à son message quelques planches de comics montrant celui-ci pour présenter son personnage courant dans l'entourage de Lex Luthor. Enfin, il a publié une photographie du duo Guy Gardner/Mister Terrific : C'était un bal de promo bizarre. @iamedigathegi @nathanfillion La promotion continue Les vidéos tombent pour continuer à nous donner l'eau à la bouche. Lois et le Daily Planet Une nouvelle vidéo promotionnelle montre le Daily Planet présenté par Lois Lane comme on avait pu avoir Jimmy Olsen/Skyler Gisondo précédemment : Bienvenue au Daily Planet. Spot TV Pendant que Wendell Pierce discutait chez Kelly Clarkson, un extrait du film a été diffusé la nuit dernière mettant en scène l'équipe de rédaction du Daily Planet. Lois trouve le cœur de l'histoire. 💙❤️ Achetez vos billets pour Superman - uniquement en salles le 11 juillet MAINTENANT : fandan.co/Super... Cela montre le caractère bien trempé de l'intrépide journaliste qui tance Superman durant l'interview et qui n'a pas froid aux yeux quand il faut aller le sauver. La séquence proposée complète ce que l'on avait vu jusqu'à présent avec des plans inédits : elle fonce avec Perry White, le rédacteur en chef du Daily Planet, et Steve Lombard, le journaliste sportif ici plutôt mal à l'aise, dans le T-Craft de Mister Terrific dans le ciel de Metropolis à la rescousse ! Krypto et les chiens Le Super-Chien est un vecteur de communication fondamental pour le film. James Gunn et DC Studios s'associent à l'organisation à but non lucratif Best Friends pour engager les gens à adopter des animaux. Krypto a trouvé son Superman. À vous de jouer les héros ! Cet été de #Superman, nous nous associons à @wbd pour aider les animaux à trouver un foyer permanent. WBD prendra en charge les frais d'adoption et plus encore dans tous les cinémas Best Friends du 1er au 10 juillet, avant la sortie de @superman de @jamesgunn au cinéma le 11 juillet. L'organisation fondée en 1984 pour construire des refuges pour les animaux est basée à Kanab en Utah. Le réalisateur est engagé dans cette démarche caritative depuis longtemps et poursuit son action par ce partenariat après le Puppy Bowl et ses autres actions dans une cause qui le mobilise. Son animal Ozu est issu de ses refuges et a profondément influencé le co-CEO dans ses choix. Entre le 1 et le 10 juillet, Warner Bros. Discovery sera partie financièrement des adoptions (http://bestfriends.org/superman). Dans cette vidéo à l'approche caritative, on retrouve quelques plans du film, notamment des scènes inédites de Krypto dans la ferme du Kansas ou dans le magasin capté durant le tournage "Pet it be". Cela communique dans le monde Après la Corée du Sud, le Royaume-Uni très actif et la Malaisie, quelques images de la préparation de la tournée mondiale à RIo ont été diffusées après l'événement par Warner Bros Pictures Brésil, pour vous donner une idée de l'ambiance carioca après leur passage : DEVINEZ LE DDD ! Superman à Rio me manque déjà... alors #TBT ? J'ai invité tout le monde à profiter d'une journée les pieds dans le sable, avec une caipirinha, un maté et des invités SUPER spéciaux. #SupermanFilm - 10 juillet, uniquement dans les cinémas. Achetez votre billet : https://supermanfilme.com.br. Dans le même temps à Paris, quelques affiches de Superman fleurissent ! À très bientôt sur Planet Superman pour des nouvelles informations sur le film ! JA Sources : Radio France

  • News Superman : des interviews avant Londres !

    Alors que la tournée mondiale va faire sa prochaine escale à Londres, les interviews des acteurs et de James Gunn continuent pour délivrer quelques ajustements et précisions. La communication se poursuit pour donner quelques indices sur le film aussi et entretenir l'engouement avec humour. C'est parti ! Interviews chez Ben Mankiewicz La chaine CBS et son émission Sunday Morning diffusait ce dimanche un reportage sur Superman, avec un premier message sur les réseaux sociaux et en parallèle sur la chaine YouTube :: D'une durée de presque 8 minutes, ce reportage intitulé "Look, up in the sky! Un nouveau "Superman" arrive" aborde le travail de DC Studios pour ramener sur le grand écran le personnage de Superman créé par Jerry Siegel et Joe Shuster après quasiment 90 ans d'histoire dans les bandes dessinées, à la radio, à la télévision et au cinéma. Ben Mankiewicz, animateur de Turner Classic Movies, interrogeait le critique Elvis Mitchell qui explique en quoi Superman est unique à l'ère des films de super-héros, au-delà du Spider-Man torturé (qui doit "subvenir au besoin de sa tante" et lui et qui "se sent responsable de la mort de son oncle" Ben) ou de Batman "responsable de la mort de tous ceux qui sont dans son champ de vision et qui souffrent tous". Pour lui, Superman "se tient debout" et "crée son propre narratif en tant qu'alter-ego". Le personnage créé son récit de manière bienveillante, quels que soient ses pouvoirs. Il n'est pas le résultat d'un trauma, mais est un héros aux fondations équilibrées qui vient en aide à tous. Mankiewicz s'est rendu à Burbank en Californie pour s'entretenir avec le réalisateur James Gunn alors que ce dernier est encore en train de travailler sur les effets spéciaux du film comme la fameuse scène de vol, innovante, mais discutée par les fans. Il rappelle que le réalisateur est aussi scénariste du film et co-CEO du studio DC lorsqu'ils discutent au sujet de ce qu'ils appellent la "ré-imagination" de L'homme d'acier. Ensuite, il s'est rendu auprès de David Corenswet à Philadelphie pour discuter des défis que l'acteur principal a dû relever pour reprendre le flambeau après l'interprétation prééminente de Christopher Reeve qui constitue encore à ce jour la référence fondamentale de Superman au cinéma. James Gunn et Superman Le réalisateur est très excité par le film et sent qu'ils ont fait quelque chose de différent. Il présente un Superman qui n'est pas "indestructible", mais plus accessible, "terre à terre". On le voit saigner dans la bande-annonce et le réalisateur veut éviter qu'on le voit comme trop fort avec des pouvoirs dignes du Golden Age et du Silver Age, même si on a déjà pu voir cela dans le film Superman de Richard Donner : Mon Superman n'est pas indestructible, on le voit saigner immédiatement. J'ai parfois pensé qu'il était trop fort. Vous ne voulez pas qu'il soit capable de briser une planète en deux ou de faire le tour d'une planète un milliard de fois et de faire reculer le temps, vous savez, je voulais un Superman un peu plus terre à terre. Cependant, comme en témoignent les bandes-annonces et apéritifs publiés, le réalisateur effectue un exercice d'équilibriste. Il veut rendre Superman accessible tout en revenant aussi aux fondamentaux dans les images qu'il nous propose afin d'offrir une version inédite du personnage à l'écran. Krypto le Super-Chien est un élément qui permet d'entériner cette ambivalence entre référence comics et cet aspect palpable, puisque le chien est bien la porte d'entrée, le déclic, qui a permis au scénariste d'entrevoir l'histoire qu'il allait écrire. Comme dans d'autres interviews, Gunn raconte l'histoire d'Ozu le terrible : le chien qu'il a adopté était si indomptable qu'il s'était alors demandé ce que la situation serait si l'animal était doté de super-pouvoirs ! Et eurêka, l'aventure et le projet ont pu démarrer ! La vidéo du reportage : N'hésitez pas à activer les sous-titres avec traduction en français ! David Corenswet avec Mankiewicz La vidéo précédente diffuse quelques extraits de l'échange de Ben Mankiewicz avec David Corenswet, mais on dispose sur la chaine YouTube de CBS Sunday Morning de l'interview longue. À l'instar de celle accordée à People, en sait-on plus sur l'acteur et sur son travail pour le rôle ? Originaire de Philadelphie David Corenswet reçoit Ben Mankiewicz au Théâtre Arden, le théâtre régional de Philadelphie, où le jeune Corenswet âgé de 9 ans allait auditionner, puis jouer dans la pièce d'Arthur Miller, All My Sons (Ils étaient tous mes fils, 1946). En ce lieu important pour lui, l'acteur nous raconte sa jeunesse avec ses parents. Le jeune garçon en 4e grade était fan des Marx Brothers, de Fred Aster et Ginger Rogers, de Bill Irwin, de Legos et de Star Wars. Ses parents ont particulièrement contribué à son éducation par un souci d'écarter la télévision et ses publicités au profit du cinéma et des grands films parmi lesquels Indiana Jones (vu avec sa mère vers 7 ans), ainsi que du théâtre. Son père était acteur et c'est lui, racontait-il à People qu'il lui avait proposé de participer à l'audition qui lancerait sa passion. Vers la carrière d'acteur C'est à côté de l'école que le jeune Corenswet, dès 9 ans, a passé son temps à jouer professionnellement dans différents spectacles musicaux et de théâtre. Lorsqu'est venu le moment de choisir sa voie, il a recherché ce qu'allait signifier être acteur concrètement et finit par envisager l'entrée dans la prestigieuse école de musique et des arts du spectacle de Juilliard. Après une année à l'université de Pennsylvanie, il passe l'audition pour Juilliard et direction New York pour entrer dans cette institution consacrée quasi exclusivement au théâtre et qui le destinait à Broadway. Doté d'une belle voix de baryton et déjà passé par les spectacles musicaux, David Corenswet a acquis une plus grande clarté sur son avenir au fil du temps. En observant le parcours des prestigieux élèves sortis de Juilliard, il a envisagé les films comme un "idéal" plutôt que Broadway. Après six années passées à New York, l'acteur débarque en 2018 à Los Angeles pour la série de Ryan Murphy, The Politician, pour un rôle ponctuel, avant six mois plus tard de commencer à jouer dans Hollywood dans un rôle d'acteur régulier. Il décidera alors de s'installer dans la ville pour les cinq années qui suivront, après avoir pu choisir de vivre et de passer du temps à Philadelphie avec son père mourant du cancer. Ce fut une période durant laquelle l'acteur a profité pour échanger de façon unique et privilégiée avec son père. Vers Superman Après ces deux séries sur les plateformes, l'acteur joue dans le film Twisters et surtout dans Superman, le projetant dans "une autre stratosphère" que l'animateur suppose être source d'une toute autre pression. Pour Corenswet, Juilliard l'a armé face à cette situation en préparant chaque acteur à "devenir bon dans l'échec", c'est-à-dire supporter cette situation qui peut arriver jusqu'à ne plus avoir l'impression d'échouer. Il considère que la richesse d'un acteur réside dans sa capacité à rechercher cette "peur d'échouer", un sentiment que l'acteur et le partenaire doivent ressentir afin qu'il y ait un "coût" du drame, du personnage, du partenaire... à savoir les enjeux bien présents à l'esprit et donner alors le meilleur de lui-même. Sensible à son interaction avec toute son équipe, du réalisateur au technicien, en passant par ses partenaires, David Corenswet met ainsi en avant une mentalité différente montrant tout le travail effectué qui le met comme à nu sur le plateau et la recherche constante d'amélioration de ses prestations afin d'avoir la fierté commune du travail de qualité accompli grâce à chacun. Pour le rôle, il avait enregistré une bande avec son épouse qui lisait avec lui une version courte et adaptée de la scène de l'interview de Lois et Clark, puis parlé des idées qu'il avait sur Superman, en ajoutant exceptionnellement une lettre à destination de James Gunn sur sa vision du personnage. Son approche pragmatique ne lui laissait pas entrevoir beaucoup d'espoir d'être choisi, car il y avait selon lui très peu de chance que cela aboutisse favorablement. Il a comme lancé sa bouteille à la mer malgré tout et a finalement été rappelé pour les auditions... jusqu'à obtenir le rôle. L'audition elle-même a été une expérience particulière qu'il nous rapporte. Rachel Brosnahan n'avait dormi que quelques heures. Elle venait en effet directement de New York après une représentation théâtrale à Broadway (comme elle l'indiquait dernièrement à DuJour). Les deux acteurs ont été associés pour les screen tests après une unique lecture de la scène et, surpris, Corenswet pensait alors que ce n'était peut-être pas concluant. Mais en réalité, James Gunn avait été presque convaincu dès réception de chaque enregistrement. Ensuite, le ton, l'humour et surtout l'énergie des acteurs pendant leur lecture l'ont convaincu. Comme une évidence, le réalisateur ne pouvait que les retenir. Quel Superman voit-on ? Lorsque que Ben Mankiewicz évoque la scène de l'interview de Superman par Lois Lane qui présente un Superman comme jamais vu, David Corenswet présente les identités ou personas de Superman comme autant de rôles à jouer. D'un côté, on a un Superman "présentable, puissant, calme et stoïque, rassurant et amicale", de l'autre Clark plus intellectuel et considéré comme maladroit au point qu'on ne lui accorde pas d'attention. Mais en réalité, l'acteur indique qu'il y a une troisième identité : celle de Clark parmi ses proches qui connaissent ses deux autres identités. Il s'agit de ses parents, Martha et Jonathan Kent, et aussi de Lois Lane. Dans cette scène, il est dans l'entre-deux et alors qu'il pense pouvoir poser la tenue du super-héros en rentrant chez lui, elle le pousse dans ses retranchements et remet en question ses valeurs. La colère apparente est "la frustration" ou "la panique", qu'il ne laisse généralement pas filtré, à l'égard du point de vue qu'elle développe alors. C'est aussi la "passion" liée à la certitude qu'il a fait le bon choix. Or, il oublie qu'il est en cours d'enregistrement en tant que Superman et la situation devient ici assez explosive. Corenswet remet en question la notion de "fardeau" pour choisir celle d'une responsabilité non pas subie, mais consciente. Il la différencie de celle d'un Spider-Man ou d'un Batman, pour simplement aider les gens parce qu'il le peut. Mankiewicz aborde alors la notion d'enjeu, le personnage de Superman étant généralement vu comme "invincible" et "sans lutte intérieure". L'approche philosophique est expliquée par l'acteur pour justement montrer les enjeux qui existent : les gens peuvent mourir et, ne pouvant pas sauver tout le monde de leur sort, Superman est néanmoins touché par les relations avec les gens. Sa relation avec Lois est naissante, à peine 3 mois, et il est à un moment de crise où elle n'est pas sûre de vouloir rester avec lui ou d'éprouver les même sentiments qu'au début. Son problème fondamental réside donc dans son isolement. Il n'est pas humain, mais est un extraterrestre aux pouvoirs que personne n'a et il n'aspire désespérément qu'à une chose : faire partie de l'humanité et ne pas être seul. Quelle approche suivre? David Corenswet soulève la problématique persistante qui vient au public : pour eux, les enjeux sont plus importants que le reste. Pour rendre les choses possibles, le personnage de Superman ne peut donc pas être présenté au départ comme invincible, mais plutôt comme l'indique James Gunn vulnérable. Ensuite, il doit avoir des ennemis qui peuvent tenter de l'égaler ou qui peuvent trouver ses faiblesses. James Gunn s'est donc penché sur les comics pour que les propositions soient canons avec le matériel de base. Toutefois, ajoute-t-il, même si Superman détient des pouvoirs extraordinaires comme "soulever des immeubles", cela n'en rend pas du tout la chose "facile" à accomplir. Cela demande un effort colossal et peut être source de bien des "douleurs". Tout est réalisé dans une "lutte permanente" que le réalisateur et l'acteur ont tenté de montrer dans le film. Chaque sauvetage et chaque choix ont un coût qui rendent la situation dramatique et excitante. Avec le Super-Chien Krypto, turbulent mais qui accrochera les enfants, la volonté du film est de rester dans les esprits avec une production de qualité et qui fait du bien : de "bonnes personnes [qui feront] de leur mieux pour triompher" à la fin. Ici Superman, dans un monde où il n'est pas si facile de faire de son mieux, est ce personnage qui va se lever chaque jour pour jouer son rôle, accomplir sa tâche comme une mission, en continuant d'aller de l'avant pour être une bonne personne. Sa vision de Superman ? L'acteur est un enfant de la génération Spider-Man de Tobey Maguire, alors plus en phase avec le jeune un peu décalé qu'il était. Il pouvait s'identifier un peu à Peter Parker de façon romantique et Superman n'a pris une importance pour lui que bien plus tardivement quand ses relations amicales l'imposaient comme une figure paternelle qui veille sur ses proches. Il n'était pas "cool", mais "la voix de la raison", investi et impliqué au sein de sa communauté, et que l'on pouvait suivre ou aller voir quand il y avait un problème. En racontant l'anecdote l'amenant à éteindre en sous-vêtements une alarme incendie dans leur appartement d'étudiant, le commentaire qu'il était alors un "Superman" lui rappelle l'énergie supermanesque et la première que l'hypothèse Superman pouvait lui être attachée. Pour Corenswet, ll Superman est une figure paternelle que l'on veut "avoir avec soi", qui peut venir sauver la situation en cas de problème. Que représente alors Superman dans sa vie ? Notamment après Christopher Reeve ? Généralement considéré comme un peu maudit ou trop marquant pour la carrière d'un acteur, à défaut de juste lancer une carrière, le rôle de Superman fait souvent très peur et naturellement David Corenswet s'est interrogé sur le choix d'accepter ou non d'enfiler le costume. Il répond avec sérénité à cette question : s'il la chance lui est donné de jouer le rôle de Superman quitte à ce que ce soit le dernier de sa carrière, il accepte volontiers, tout en acceptant les risques que rien d'autre ne se présentera ensuite. Les similitudes avec Christopher Reeve sont nombreuses. Outre Juilliard, les deux hommes ont joué du piano, ont appris à piloter, ont choisi de tourner Superman alors qu'ils allaient être père (son premier enfant pour ce qui le concerne). Le documentaire Super/Man: The Christopher Reeve Story, vu avant de commencer le tournage, a trouvé une résonance particulière chez lui en apportant la vision qu'avait le Superman de 1978 sur la famille et la vie. Il ne souhaite pas essayer d'être "à la hauteur" de l'acteur décédé, mais il est inspiré par la persévérance et le courage qui ont fait de Reeve un exemple considéré comme un Superman à l'écran et dans la vie. Incarner ce personnage et le faire connaitre, c'est jouer le Superman des comics, mais aussi celui de Christopher Reeve avec toutes ces valeurs. Voici la vidéo de l'entretien complet : N'hésitez pas à activer les sous-titres avec traduction en français ! Les autres points Parallèlement à ces interviews, le reportage nous présente les coulisses de la version alors en cours de travail, comme la scène de vol en continue et virevoltante. Les images sont principalement celles du Behind The Scene et des différentes bandes-annonces afin de ne pas divulguer l'intrigue. Seules quelques images sont inédites comme la vue de Metamorpho, Sapphire Stagg (présumée) et Superman emprisonnés ; l'accueil à Stagg Industries de Superman par Guy Gardner et Mister Terrific ; L'ingénieur avec Sydney Happersen et Lex Luthor ; une vue aérienne de LuthorCorp donnant une idée plus ample de Metropolis ; avant un passage souterrain de Superman pour resurgir et s'envoler dans le ciel. La promotion continue Les vidéos tombent pour continuer à nous occuper l'espace médiatique. Entre humour décalé pour un Luthor de remplacement pour un jour, le sauvetage d'Isabela Merced ou encore pour des partenariats (comme au Cinepolis de Mexico). Les acteurs nous invitent Comme Sara Sampaio, l'actrice Maria Gabriela de Faria relate en photographie son expérience de la conférence de presse : L'approche ludique est toujours de mise pour mettre en valeur les acteurs ici Nathan Fillion (qui incarne Guy Gardner) et surtout Beck Bennett (qui incarne Steve Lombard) : en retard pour la presse ? En retard ? Je préfère héroïquement retardé. #Superman Et en photos : Spots TV Les petits spots continuent à être diffusés pour nous garder sur le qui-vive avec un retour au Daily Planet et à l'antagonisme entre Superman et Lex Luthor : Un extrait du film a été diffusé et relayé sur les réseaux un peu plus tardivement : "Superman... Ce n'est pas un homme, c'est une chose. Une chose avec un sourire arrogant et un costume stupide". - Nicholas Hoult dans le rôle de Lex Luthor dans un nouveau clip de #Superman On retrouve dans cet extrait l'invasion de la Forteresse de Solitude par Lex Luthor et son groupe, à savoir L'Ingénieur, Ultraman et Eve Teschmacher. Le vilain présente l'abomination Superman dans un passage cette fois complet. La communication autour du film James Gunn nous rappellent au bon soin de Krypto le terrible animé par Framestore avec deux extraits vidéos montrant le réalisme de l'animation pour le Super-Chien : Bon chien, mauvais chien. @framestore Autre point communication après le NHL, la NBA, la MLB et le football, passons au catch ! Le casting du film Superman sera en équipe pour une apparition spéciale lors de la 300e de l'événement Dynamite de la AEW (All Elite Wrestling) du mercredi 2 juillet : Superman sera donc sur le ring pour un crossover qui ravira les fans. Pour assurer la promotion du show ce show, David Corenswet, Rachel Brosnahan et Nicholas Hoult apparaissaient aux côtés de Kenny Omega, MJF et Toni Storm dans les images publiées par l'AEW pour annoncer la nouvelle. Sera ce le programme de la soirée : Superman vs Kenny Omega, Lex Luthor vs MJF et Lois Lane vs Toni Storm ? Cela promet !! La communication dans le monde Pour Mexico, l'artiste Miguel "Mike" Sandoval a réalisé une nouvelle affiche Superman : Mais c'est surtout au Royaume-Uni que les choses sérieuses se préparent avec le programme des festivités pour cette troisième étape de la tournée mondiale. Le casting se préparait à Londres avec humour et décalage... en mode "challenge mannequin" : Chaque acteur apparait en mode figé et on nous propose quelques indices (Bizarro derrière Lois Lane) et plaisanteries (photographies de la série The Office, objet de commentaires sur les réseaux). Entre contre-feu et humour, le casting s'amuse follement. Avant que le trio ne nous propose un peu d'humour pour aller à "London" ! Entrez sur le plateau de tournage de #Superman avec notre méchant...Repost si vous êtes impatient de voir Nicholas Hoult dans le rôle de Lex Luthor. Warner Bros UK invite les habitants à lever les yeux dans le ciel de Londres en direction de la tour "The Shard" (anciennement la Tour du pont de Londres ou London Bridge Tower), la tour en verre exceptionnelle au cœur de Londres : Avant que le Daily Planet ne prenne place dans la ville : Le Daily Planet sera en kiosque dans la ville de Londres, du 1 au 10 juillet veille de la sortie en salle, de 8 à 18h : The Shard Piazza (1/07) King's Cross Station (5 et 6/07) Waterloo Station (8/07) et Liverpool Street Station (10/07) À très bientôt sur Planet Superman pour des nouvelles informations sur le film ! JA

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