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  • Alors, (Superman) Supergirl Day ?!!

    Supergirl approche au cinéma et la communication se déploie progressivement avec notamment une forte volonté de mettre en lumière Kara Zor-El/Supergirl alors que Man of Tomorrow va démarrer son tournage. Superman devait a priori partager les honneurs avec sa cousine et, en ce Superman Day 2026, l'approche a plutôt été de mettre en avant la Super-Family, même si... ... L'homme d'acier reste le chef de famille ! Le Superman Day : rappel Le samedi 18 avril 2026, L'homme d'acier fêtait son 88e anniversaire depuis sa première apparition. Le 18 avril 1938 est la date communément acceptée comme celle de la sortie de l'Action Comics #1 selon DC Comics et ses représentants de l'époque, l'éditeur Harry Donenfeld et son associé le directeur commercial Jack Liebowitz. Les deux hommes en procès en 1939 avait "certifié" à la court que la date de publication du premier numéro était le 18 avril 1938. Donc on associe cette date (à tort ou à raison) à une sorte d'anniversaire de Superman avec la première parution des aventures du super-héros de Jerry SIegel et Joe Shuster ! Elle ne doit pas être confondue avec l'anniversaire de Superman dont vous trouverez une explication de sa complexité dans cet article sur notre site. Dans tous les cas, c'est l'occasion pour la communauté DC de se rassembler derrière son fer de lance, j'ai nommé Superman ! On prépare la fête ! ...avec Supergirl Pour cette occasion, à l'instar de ce qu'il avait fait pour Superman en novembre 2025 (Superman : The Art and Making of the film), DC Studios avait annoncé la sortie prochaine d'un livre From Comic to Screen: The Art of Supergirl, comme le relayait Superman Homepage le 11 avril 2026, puis le site de DC Comics le 15/04. Dans une édition deluxe, ce livre se veut être "une étude approfondie sur la création de la bande dessinée Supergirl: Woman of Tomorrow et du film qu’elle a inspiré : Supergirl de DC Studios", en proposant aux lecteurs de "voyager" à travers les planches du comics original de Tom King et Bilquis Evely afin de montrer comment les cinéastes s’en sont inspirés pour lui donner vie à l’écran. On y trouve des illustrations conceptuelles, des visuels du film et des interviews pour explorer l’histoire de Supergirl à travers le processus de production. Éditeur : DC Comics Auteur : James FIELD 224 pages en anglais Sortie le 29 septembre 2026 ISBN : 978‑79951‑712‑2 Prix : 49.99$ (ou entre 40 et 60 €) Warner prépare l'expérience James Gunn indiquait quelques jours avant le Superman Day le lancement d'une attraction au Warner Bros. Studios à Burbank en Californie, le 18 avril : Je suis ravi de vous annoncer que « Superman Experience : Defenders Unite » ouvre ses portes le 18 avril (le jour de Superman !) aux Warner Bros. Studios. Faites équipe avec Superman pour protéger le monde. Cette attraction a été conçue avec beaucoup d'amour pour Superman. J'espère vous y voir ! L'occasion de poursuivre sur la Supermania qui s'est constituée. Une Supermania structurée par DC Cette Supermania est organisée puisque pour cette année DC a décidé d'agir à l'échelle aussi mondiale. Le 13 avril, DC Comics publiait une communiqué organisant l'action de DC Comics, DC Studios, Warner Bros. Animation, HBO Max et Warner Bros. Discovery Global Experiences afin de déployer durant cette journée une série d'actions, de produits, de contenus et d'expérience. La Journée Superman encourage les fans à porter l’emblématique S-Shield, le symbole kryptonien de l’espoir, et à célébrer Superman en tant que symbole de force, d’héroïsme et d’espoir. En 2026, la célébration s’étend à Supergirl, également connue sous le nom de Kara Zor-El, et à Krypto le super-chien, un petit coquin pas très sage, en amont de la sortie du long métrage « Supergirl » de DC Studios, qui sortira dans les salles du monde entier en juin prochain sous le label Warner Bros. Pictures. Superman, Supergirl et Krypto sont mis en avant et des animations éphémères étaient prévues dans différentes villes le jour J à Los Angeles, Milan ou Fuzhou : des kiosques à journaux sur le thème du Daily Planet et des animations Krypto ainsi qu'un emblème "S" géant figuraient parmi ces animations. Outre le "Superman Experience: Defenders Unite" présenté au-dessus, le Superman Day est aussi le moment de renouveler des partenariats avec des associations à but non lucratif et de poursuivre des "programmes d'impact social". On notera en particulier le lien avec Best Friends Animal Society (BFAS) depuis des années sous l'impulsion particulière de James Gunn. Le 18 avril, un court-métrage spécial "Superman Day Krypto" était diffusé sur les plateformes de Warner Bros. Discovery et redirigeait les spectateurs de HBO Max vers le site web de la BFAS. La cause animale était également défendue à Los Angeles. L'action sociale se traduisait par exemple par le déploiement de DC Superpowered Storytellers dans les salles de classes américaines dans le but annoncé d'aider les élèves de tous horizons à "renforcer leurs compétences en narration" et leur créativité tout en portant les valeurs héroïques supermanesques. On trouvait également de nombreuses publications comics DC inédites (comics et romans graphiques), un épisode de Krypto saves the day, l'accès aux films et séries Superman, Superman & Lois, Lois et Clark,... Le film Superman de James Gunn aura d'ailleurs la meilleure audience en streaming sur HBO Max le 20 avril. Les coulisses du film Superman Durant les semaines précédant l'événement, James Gunn continuait à garder la dynamique autour du premier film avant le tournage du nouvel opus. Il publie régulièrement des photographies des coulisses à l'occasion des anniversaires des acteurs et aussi pour garder notre attention avec quelques menues révélations sur le film : L'Ingénieur, le Dictateur Vasil Ghurkos (joué par Zlatko Buric), l'énigmatique Mr. Handsome, une référence à Brave and The Bold avec la plaque de Stagg Industries, le duo Lois et Superman en pleine lecture dans l'appartement de Clark et Superman au repos. Joyeux Superman Day ! James Gunn comme beaucoup d'artistes et acteurs ont fêté ce Superman Day comme il se doit avec un rappel à l'histoire et des illustrations. Joyeux anniversaire à Superman et Lois Lane ! Depuis 1938, ils sauvent le monde et racontent ses histoires, et ils ne comptent pas s'arrêter de sitôt. Ils ont fait leur première apparition dans ACTION COMICS n° 1, écrit par Jerry Siegel, avec des dessins au crayon et à l'encre de Joe Shuster. Mais on prépare la promotion des films à venir Man of Tomorrow avec le casting de Superman, ainsi que Supergirl à venir cet été avec Milly Alcock, Jason Momoa et Krypto : Chacun célèbre la Journée de Superman à sa manière : Krypto se régale de friandises, Supergirl est partie à l'aventure, et Superman… traîne avec Lex ? En France, le Superman Day Dans l'hexagone, Bilquis Evely était en dédicace chez Pulp's Comics le 20 avril à Paris. Urban Comics proposait en téléchargement un kit d'activités Superman pour les enfants et surtout offrait Whatever Happened to the Man of Tomorrow d’Alan Moore et Curt Swann en noir et blanc pour l'achat de 2 comics de l'univers supermanesque en librairie. L'éditeur en profitait pour sortir deux nouvelles versions de Supergirl: Woman of Tomorrow (une augmentée et une noir et blanc). On trouve aussi depuis le 17 avril deux nouveaux titres : le tome 1 de Supergirl de Sophie Campbell ainsi que Krypto Le Dernier Chien de Krypton de Ryan North et Mike Norton. La promotion de Supergirl poursuit sa mise en place Comme vous avez pu le voir la communication autour de Supergirl prend son ampleur en même temps que la date de sortie au cinéma approche. Direction la tournée des festivals comme le Festival de Coachella à Indio en Californie duraant le premier week-end de l'événement avec un stand au milieu du désert sur le thème du film Supergirl, des produits dérivés sur mesure par un artiste qui réalisait des motifs personnalisés à la bombe sur place. Boules disco, lunettes de soleil et ambiance festive étaient prévus pour coller à l'ambiance avant-gardiste de Coachella. De nombreuses collaborations se mettent en place pour La Fille d'acier et notamment celle avec la marque de Blondie en référence avec le titre musicale de la bande-annonce du film : On l'attend d'ailleurs le week-end du 26 avril au CCXP MX pour une présentation avec Milly Alcock et Craig Gillespie ! Oui, Superman Day ! Le lendemain, 19 avril, on a pu apprendre que la ville de Cleveland honorait L'homme d'acier à plus d'un titre : le conseil municipal a voté à l'unanimité à partir d'une résolution proposée par le conseiller Kris Harsh, puis a finalement adoptée à l'unanimité la déclaration officielle que le 18 avril serait la "Journée Superman" dans la ville. Cleveland est l'écrin de Metropolis dans le film et la Supermania avait impulsé la création d'une place "Siegel & Shuster Superman Plaza", située en plein centre-ville de Cleveland, à l'intersection d'Ontario Street et de St. Clair Avenue, à l'extérieur du Cleveland Convention Center. Elle comprenait des statues de 18 pieds de L'homme d'acier et des créateurs, ainsi qu'une cabine téléphonique en hommage au symbole devenu célèbre avec le film de 1978. L’Homme d’acier a été créé à Cleveland par Jerry Siegel et Joe Shuster, deux élèves du lycée Glenville, et ce vote célèbre en retour la place unique qu'occupe la ville dans l'histoire de la pop culture grâce au personnage. L'engagement de Superman envers la vérité, la justice et le mode de vie américain a inspiré des générations et "Metropolis"/Cleveland a officialisé sa place dans l'histoire et dans le temps quotidien de ses habitants. Si vous aviez un doute sur ce jour, il s'agit bien du Superman Day ! À très bientôt sur Planet Superman ! JA

  • James Gunn inspiré par le Superman de Reeve et Donner

    Lorsque le scénariste, réalisateur et co-CEO fait la tournée des médias, on en ressort toujours avec une petite douceur. Ici chez GQ, le magazine traitant de mode, culture, politique, société, etc. à destination des hommes, James Gunn présente son top 5 des comic book movies (CBM, film adaptant des comics) et y place Superman: The Movie (1978) de Richard Donner. Est-ce un hasard ou un coup de com' ? Difficile à dire. Mais sans être suspicieux outre mesure et si l'on part du principe que l'homme est honnête dans les sensations qu'il avait et qu'il veut bien nous transmettre, il révèle dans cette vidéo toute l'inspiration qu'a eu ce film pour lui. Naturellement, cette révélation peut aider à décrire l'homme Gunn et ce qu'il nous prépare pour Superman: Legacy. Des milliers de questions me traversent l'esprit à l'écriture de cet article. Quelle est sa mentalité ? Quelle influence le film de 78 a-t-il eu sur lui à l'époque ? Quel regard portait-il sur Superman et comment a-t-il ou non embrassé le personnage à l'époque ? Comment a-t-il perçu et accueilli la réalisation, la mise en scène, la proposition de RIchard Donner ? Quel impact a eu Christopher Reeve sur sa vision de L'homme d'acier ? Devrons-nous partir du principe qu'il voudra reprendre l'essence de 78 ou bien aura-t-il a cœur de se démarquer ? etc. La vidéo ne présente évidemment pas toutes les réponses à ces quelques questions, mais il donne déjà des pistes des réflexions. On voit cela ensemble. Les comic book movies chez Gunn ? Le réalisateur James Gunn présente dans cette vidéo un top 5 des comic book movies à savoir les films réalisés en s'inspirant, adaptant et en mettant à l'écran les personnages et les histoires issues des comics ou assimilés (manga, graphic novel). À la question du pourquoi, il répond qu'il a fait quelques films de ce genre : En tant que réalisateur : Super (2010), Les Gardiens de la galaxie (1 à 3, de 2014 à 2023), The Suicide Squad (2021). On ajoutera la série Peacemaker (2022). En tant que producteur, on ajoute Avengers Infinity War (2018) et Avengers Endgame (2019). Rajoutons-nous Brightburn (2019) ? A priori non, mais difficile de ne pas voir une influence supermanesque... Quoiqu'il en soit, il adore cela et on comprend alors une des raisons d'être de cette interview CBM. Top 5 signifie les 5 meilleurs. Voici son classement en ordre décroissant. En 5 : Deadpool (Tom Miller, 2016) En 4 : Old Boy (Park Chan-wook, 2003) En 3 : A History of violence (David Cronenberg, 2005) En 2 : Superman: The movie (Richard Donner, 1978) En 1 : Spider-Man: Into the Spider-Verse (Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman, 2018) Superman: The Movie est très haut placé et représente quelque chose pour James Gunn. Voyons dans quelle mesure, il est en compagnie de ces différents films une source d'inspiration. Quelles inspirations alors pour Superman: Legacy ? En passant en revue les cinq films favoris, on peut avoir quelques orientations sur ses attraits et sur ce qu'il l'a inspiré. On peut aussi s'interroger sur ce qu'il pourrait utiliser ou retenir de ces œuvres pour réaliser un excellent Superman: Legacy. Superman: The Movie : Donner, Reeve, Kidder et la vie de Gunn Le Superman de Richard Donner a une place toute particulière en 2 dans son classement. Une expérience magique avec Christopher Reeve Le jeune Gunn, nous raconte James, a été fasciné par cette deuxième expérience "magique" après l'expérience Star Wars, bien au delà de l'anecdote cocasse et géographique avec Jim Lee. La magie a été servie par le jeu de Christopher Reeve entre "sa pureté, son espérance [et] sa bonté". Son jeu était très différent entre son Clark et son Superman, servi par une capacité à "basculer en un instant de l'un à l'autre". Par ailleurs, James Gunn a été marqué par le fait que l'acteur avait un "côté taquin, bon enfant et plein d'humour" qu'il caractérise notamment par la scène du chat. Un sourire subtil et des scènes amusantes durant lesquelles l'acteur Reeve respirait le plaisir de jouer. James Gunn souligne en outre le fait que le personnage de Superman aimait aider et sauver les êtres humains. Ces qualités seront sans aucun doute des critères de choix pour tout candidat au rôle de Superman pour le réalisateur. La question du costume Il mentionne dans son interview son regard sur le costume, éternel débat pour les fans lors d'une sortie d'un film Superman. Ils ont simplement repris le costume de la bande dessinée et l'ont fait très simplement, et cela fonctionne très bien. Les couleurs fonctionnent bien. Je viens de recevoir des archives de Warner Brothers un tas de photos des costumes originaux. Je pense que le costume fonctionne très bien et qu'il est sans fioritures, ce qui était plus facile à l'époque qu'aujourd'hui, car les gens ont vu beaucoup de costumes de super-héros différents. La question est donc de savoir comment le rendre crédible. Comment prendre ce concept scandaleux d'un type qui vole et le transformer en quelque chose de réel ? Je pense que ce que nous faisons est différent. C'est une chose à part. Si l'on s'arrête un instant sur cette partie de l'interview, le réalisateur nous donne l'approche qu'il semble suivre pour le costume : Partir du matériel de base comics et photographiques pour voir ce qui a été fait, rester plus ou moins dans les clous pour tenter de proposer un concept qui doit fonctionner simplement. Les couleurs seraient traditionnelles (rouge, bleu et jaune), car elles marchent. Mais il va tenter de "faire son truc" et marquer sa différence alors que l'on a tant de films de super-héros. Et là, ce n'est évidemment pas gagné ! Affaire à suivre sur ce point avec les concepts proposés avec Judianna Makovsky avec laquelle il a collaboré dernièrement pour Les Gardiens de la galaxie et bien des films auparavant. Lois Lane Lois Lane était "fantastique", selon Gunn. Le réalisateur la présente furtivement mais clairement : Elle est vraiment le cœur du film à bien des égards. Le personnage de Lois a une place fondamentale dans l'histoire de Superman pour en constituer le "cœur" : le centre et l'âme, l'humanité, les sentiments et ainsi apporter les ressorts nécessaires à un film Superman. Nous verrons par la suite, ce qu'il proposera pour Superman: Legacy, mais on peut déjà partir du principe qu'elle ne sera ni une potiche ni un personnage négligeable, mais aura une place importante dans l'histoire. Que retiendra-t-il de Margot Kidder alors que nous avons évoqué les quelques potentielles actrices auditionnées pour ce rôle ? C'est une question intéressante. Son physique et/ou son interprétation de Lois reporter ? de Lois amoureuse de Superman ? etc. La Forteresse de Solitude De façon inattendue, James Gunn parle un bon moment de la Forteresse de Solitude. On l'avait presque oubliée à force. Très présente sous Donner, moins chez Snyder, ravivée dans la série Superman et Lois dernièrement. Le réalisateur semble vouloir revisiter ce lieu fondamental du lore de Superman, ce qui est évidemment très loin de nous déplaire ! Le réalisateur rappelle la "magie" d'un lieu "qui ne nous était pas familier", un décor gigantesque justifiant l'appellation de Forteresse. Elle est un "lieu étrange" mis en place en construisant de vrais grands décors réels (practical) où "les acteurs et l'équipe [de tournage] ressentent ce qui se passe lorsqu'[ils sont] sur place" et non des créations en image de synthèse (CGI, Computer-Generated Imagery pour imagerie générée par ordinateur). James Gunn semblerait annoncer la couleur : pas d'image de synthèse à foison, mais du décor réel pour honorer un lieu spécial. Il appuie d'ailleurs son propos en indiquant qu'il l'a déjà fait pour Les Gardiens de la galaxie Vol.3 avec "certains des plus grands décors de tous les temps". On espère donc du grandiose maîtrisé pour ce lieu hélas trop peu vu au cinéma avec l'aide de Beth Mickle. Que peut-on attendre pour Superman: Legacy ? Mais je suis certainement influencé par ce que Donner a fait avec Superman, et ce que Christopher Reeve a fait avec Superman, et Margot Kidder, qui est fantastique dans le film L'homme ne nie pas l'empreinte laissée par le film de 1978. Jeune, il a été témoin de sa magie et il devra donc, dans ses choix et son travail de réalisateur, prendre dans cet "héritage" légué à tous afin de proposer un Superman: Legacy de qualité. Peut-il tirer quelque chose des autres CBM ? Il a été intéressé dans Deadpool par le côté décalé, humoristique et la pratique du brisage du quatrième mur. Le jeu de Ryan Johnson a servi le propos et a fasciné James Gunn. On ne doute pas en voyant ses films que l'aspect comique est un élément qui l'intéresse beaucoup au point, d'ailleurs, qu'une des critiques récurrentes associée à la jurisprudence des Gardiens de la galaxie est la tentative de mettre du comique partout au point de désamorcer immédiatement toute émotion et scène forte. Ce film que Gunn considère comme une de ses plus grandes réussites (à moins que, comme moi, vous considériez ce film comme "sa" plus grande réussite) est un "game changer" pour le Marvel Cinematic Universe (MCU) et le cinéma des super-héros. Donc, c'est une inspiration plus ou moins positive... selon le curseur humoristique qu'il placera (ou non) dans Superman: Legacy. Dans Old Boy, tiré d'un manga, Gunn y a vu un film "incroyablement cinématographique" et "coloré" tout en étant "dégoutant" et "choquant". La scène du combat dans le couloir est une matrice qu'il a utilisé dans Les Gardiens de la galaxie et The Suicide Squad. Le style coréen pour l'action constitue un élément dont il s'inspire largement. On peut espérer qu'il insère dans le film du dernier Fils de Krypton de belles scènes d'action. Le film de David Cronenberg, A History of violence, est pour Gunn un film "émotionnel et passionné", violent sans que l'on se dise que l'on est dans un film d'action, du fait de la maestria du réalisateur. La capacité à filmer l'horrible ou l'insoutenable pour en faire quelque chose de beau ou donnant sens à l'histoire est extrêmement intéressante pour le réalisateur. Dans la perspective de Superman: Legacy, une telle approche de densité et d'efficacité en mettant en avant l'émotion serait une belle réussite pour tous les fans. L'animé Spider-Man: Into the Spider-Verse est en soi une perfection équilibrée sur les plans du scénario comme de l'exécution, selon James Gunn. Fonctionnant "du début à la fin", c'est le meilleur CBM pour lui, bien ficelé et bien écrit. Il a été bluffé par l'aspect multiversel : plusieurs Spider-Man qui cohabitent, c'est comme "un rêve devenu une réalité pour un enfant", tout en gardant un cap scénaristique constant. Gunn précise également que ce film l'a influencé dans le souci "d'essayer de faire une animation de haute qualité qui ne soit pas secondaire", avec en tête une organisation claire et préparée. La conclusion de la vidéo présente le regard qu'il a sur les réalisations des Gardiens et The Suicide Squad. Nous pouvons prendre cela comme une auto-analyse : Les Gardiens de la galaxie sont d'abord une surprise farfelue au cours de laquelle Gunn a développé ses personnages et les relations familiales jusqu'au bout. Il a mis un point d'honneur à boucler ses arcs narratifs. The Suicide Squad est présenté comme une "prise de risques" pour faire du "ridicule" de façon "chaotique". Il dit avoir beaucoup appris notamment sur l'utilisation de sa caméra. Espérons que ces analyses personnelles guideront le réalisateur vers les meilleurs choix... Conclusion : des promesses ? On note grâce à cette vidéo chez GQ que le réalisateur James Gunn a des inspirations et des attraits nombreux qui sont des ingrédients fort intéressants pour le film à venir, Superman: Legacy. Le réalisateur a en main la franchise Superman et, face à un défi de taille, il apporte par sa présentation des "gages" d'une volonté de bien faire. On pourra dire des ambitions. On peut dire des promesses aussi. Ces soucis devront guider la réalisation de Superman: Legacy. En tant que scénariste de talent, très capable, on espèrera un scénario maîtrisé équilibrant l'action et l'émotion, tout en mettant en avant le jeu des acteurs avec intensité et efficacité. L'humour qu'il ne manquera pas de distiller devra être subtil pour servir l'histoire. Les grands personnages comme Lois, Clark/Superman devront contribuer à une histoire magique à plus d'un titre tout en respectant l'essence-même des personnages. La réalisation colorée ne sera pas une simple animation truffée de CGI, mais devra rendre réel et iconique le Kryptonien qui vole et sauve les gens avec une humanité non feinte. Il conviendra de rendre honneur au plus grand super-héros tout en revisitant les lieux symboliques de son lore (le Daily Planet, Metropolis et la Forteresse de solitude, notamment). Au final, si l'on peut retenir le fait que le film Superman l'a inspiré, que Christophe Reeve l'a inspiré, que ces films l'ont inspiré, il y a dans tout cela bien des promesses. Alors, comme on dit : "il n'y a plus qu'à" ! Pour information plus détaillée sur l'ensemble de l'interview de James Gunn, voici la vidéo (n'hésitez pas à activer les sous-titres !) JA

  • Quelle production design pour Superman: Legacy ?

    Il aura fallu attendre de nombreux mois après l'annonce de l'attribution de la production design à Beth Mickle, collaboratrice de longue date de James Gunn, pour en avoir des nouvelles autour du film Superman: Legacy. Les choses avancent sans doute et une interview à ScreenRant suscite évidemment la curiosité. Quel est le parcours de Beth Mickle ? Quelle part prend-elle dans le projet de James Gunn ? Quelle vision a la production designer Mickle sur ce film qui doit lancer le DCU ? Que peut-on imaginer du travail et de la ligne artistique qu'elle pourrait adopter pour Superman: Legacy ? etc. Voyons ce que l'on apprend dans sa dernière interview. Qui est Beth Mickle ? Elizabeth dite "Beth" Mickle est une production designer américaine, c'est-à-dire une architecte de la décoration ou encore cheffe décoratrice depuis quelques années déjà et un premier travail en 2002 pour le court-métrage horrifique de son frère Jim, The Underdogs. Cela la confirme dans son choix de carrière avec des études à l'université de Columbia à New York. Elle avance alors avec Madness and genius l'année suivante puis 212, Alchemy et Half Nelson en 2005, différents films de festivals indépendants. Ce film-ci est la première rencontre avec Ryan Gosling qui est alors nommé aux oscars. Elle poursuit dans le monde "indé" plus ou moins horrifique les années suivantes et continue à se développer comme dans The Last Lullaby (avec Tom Sizemore) et Sugar en 2008, Âmes en stock avec Paul Giamatti, avant An Englishman in New York avec John Hurt en 2009. Beth Mickle est alors nommée pour la première fois aux BAFTA du meilleur Production Design pour ce dernier film. Si, en 2010, Night Catch Us avec Anthony Mackie est primé, Mickle intervient dans de petits films sans succès avant d'entrer dans la cour des grands en 2011 avec le film de Nicolas Winding Refn, Drive. Cette deuxième collaboration avec Ryan Gosling est un succès mondial avec une esthétique exceptionnelle qui ne laissait alors pas indifférent. Son équipe et elle sont d'ailleurs nommés par l'Art Directors Guild pour un prix d'excellence. Le cheffe décoratrice continue son chemin dans le monde indépendant avec Arbitrage et Sex Therapy en 2012, avant de retrouver le duo Gosling/Refn avec Only God Forgives qui ouvre le festival de Cannes 2013 et l'amène à une nouvelle nomination au Danemark. Elle retrouvera même Gosling réalisateur débutant en l'accompagnant sur son premier film Lost River en 2014. Son parcours s'étoffe de 2 Guns (2013), Diversion (2015) et Beauté cachée (2016) avec Will Smith, La Famille Fang et Whiskey Tango Foxtrot en 2015 et 2016. En 2017, elle est la responsable du design pour la série The Deuce, lancée sur HBO le 10 septembre de la même année. Elle y dresse une ambiance des années 1970 et 1980 intéressante. Beth Mickle a été récompensée en 2019 pour Brooklyn Affairs, le deuxième film réalisé par Edward Norton plaçant l'histoire dramatique et policière dans les années 1950. À partir de 2021, si l'on excepte le film Cher Evan Hansen plutôt boudé par la critique, la designer est indubitablement liée à James Gunn. Elle collabore à : The Suicide Squad (2021), Le spécial Gardiens de la Galaxie (2022), avant le dernier opus Les Gardiens de la Galaxie, Vol. 3 et désormais Superman: Legacy. Quelle production design peut-on espérer ? Le fort ancrage dans le monde de l'indé(pendant) a structuré l'approche de Mickle avec un art assumé de l'efficacité, de la "débrouillardise" ou de l'"ingéniosité". Cela lui a appris "à penser de manière créative, à trouver des solutions créatives et à travailler très rapidement", disait-elle. La cheffe décoratrice a, sans aucun doute, du faire un maximum avec de bien faibles budgets avant de poser le pied dans le monde du MCU de Marvel. Dans son interview autour de The Suicide Squad, Beth Mickle indiquait que James Gunn était un réalisateur "ouvert d'esprit et compréhensif" qui cherchait pour Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3 "quelqu'un qui sorte des sentiers battus, qui soit frais et nouveau", tout en assurant "une plus grande représentation". Pour elle, l'action de Gunn de la sélectionner était "un énorme acte de foi en [la] choisissant en 2018 [...] il [l]'a sortie d'un chapeau, ce qui a changé [sa] vie". Recalée précédemment pour sa non-expérience des gros budgets, son expérience "indé" a cette fois été le bon atout. Prête à tout pour une nouvelle opportunité après ce tournage qui s'est très bien passé, James Gunn a ensuite poursuivi avec elle quelques mois plus tard son travail pour The Suicide Squad. Le design d'un Drive ou d'un Deuce est un design relativement "concentré", tout en étant très marqué en termes de couleurs et d'ambiances. Afin de répondre aux idées de Gunn pour The Suicide Squad, la créative s'est inspirée des films de guerre des années 1970 tout en proposant une coloration plus forte au fur et à mesure du film. De plus, Mickle et ses équipes se fondaient sur des effets pratiques pour mettre en place les atmosphères tout en étant réaliste. Il s'agissait d'être proches des guerriers, dans une jungle "réelle" qui s'approcherait de celle d'un Platoon ou d'un Apocalypse Now, jusque dans "[la] boue, [la] poussière et [la] saleté". Autour de l'apport de son expérience "indé" pour son travail par la suite dans Les Gardiens de la Galaxie, la cheffe décoratrice indiquait : Ce monde [ndlr : indé] m'a vraiment permis de prendre des décisions, de suivre mon instinct avec plus d'assurance, de lire rapidement les éléments visuels et de savoir lequel choisir pour aller de l'avant. Je suis toujours heureuse d'avoir ces compétences dans ma poche lorsque je fais ces films plus importants, ce qui a été un plaisir. C'est un gigantesque bac à sable qui n'a pas de limites. Pour un concepteur, c'est tout simplement passionnant. On trouve donc une mise à profit de son expérience pour le monde du Maître de l'évolution du film avec ses Humanimaux et de vastes paysages, ou encore pour le vaisseau spatial des Gardiens, le Bowie, construit par les équipes de Mickle en seize semaines. Le "plus grand vaisseau spatial interconnecté jamais réalisé pour un film Marvel" remplissait un plateau de 20000 pieds carrés (soit environ 1860 mètres carrés) et comportait trois étages d'espace de tournage. L'idée était de donner aux acteurs et à l'équipe de tournage un véritable sens de la perspective lorsqu'ils s'engageaient dans le décor. Ce n'était pas une recréation en CGI (Computer-Generated Imagery, effets spéciaux numériques) d'un intérieur galactique, mais une approche de "practical" également avec des plateformes et ponts pour filmer, circuler et organiser les scènes. En se fondant sur les concept arts des artistes estampillés Marvel comme Andy Park (primé pour Avengers: Endgame, Black Panther, Doctor Strange et Captain America : le soldat de l'hiver), Shane Baxley (Obi-Wan, Loki), Tully Summers (primé pour Avengers: Endgame, Black Panther et Passengers), Matt Tkocz (Bumblebee) ou encore Jared Krichevsky (Godzilla vs Kong), elle a pu œuvrer sur le design de l'univers des Gardiens de la Galaxie Vol.3. Le design du Maitre de l'évolution a été également conceptualisé avant selon les lignes directrices de Gunn. Si le personnage a une apparence légèrement différente de celle des bandes dessinées, cela reste une tenue violette et le visage de l'acteur a été maquillé avec des prothèses au lieu d'avoir un aspect complètement mécanique. Le film s'est assuré ainsi que les images étaient au service de l'interprétation de Chukwudi Iwuji dans le rôle. D'autres besoins comme celui d'un autre vaisseau spatial nécessitait des effets spéciaux pour rendre la vision de Gunn possible. Mickle alterne donc volontiers, selon le besoin, entre numérique et practical pour concrétiser les souhaits du réalisateur. Certains de ces artistes seront probablement de la partie pour Superman: Legacy, mais si on y ajoute les artistes DC désormais accessibles, James Gunn dispose d'un arsenal créatif quasi-illimité pour tendre vers de magnifiques réalisations. Mickle est talentueuse et peut proposer de bien belles choses. Une collaboratrice de Gunn L'article de ScreenRant indique l'entente entre Gunn et Mickle quant à la ligne directrice adoptée sur les plans créatifs comme collaboratifs. Elle évoque une "vision limpide" comme le cristal pour le film Superman: Legacy et les méthodes du réalisateur. [...] Cela signifie que je vais travailler sur le nouveau film de Superman, et ce n'est pas un mince honneur. J'en suis très heureuse. Nous sommes tous très excités de faire partie de l'équipe. Nous avons la chance qu'il ait une vision très limpide de ce qu'il veut faire de ses films. Ce n'est pas souvent le cas. La plupart du temps, c'est vous qui la trouvez, ou bien c'est un concepteur de production et un costumier qui la trouvent pour le réalisateur. Mais il arrive toujours avec une formidable première version du scénario, ce qui est aussi très rare, et une idée très claire de la façon dont le film va être tourné, de ce qu'il veut qu'il ressente. Il a des références fortes. Il a des références musicales fantastiques, et il s'exprime très clairement à ce sujet. Il dresse vraiment cette merveilleuse feuille de route que mon équipe, moi-même et les autres départements créatifs devons suivre. Et cela commence toujours par de grands et beaux mondes. Nous nous retroussons les manches et nous proposons des concepts et des références que nous partageons avec lui. Il nous donne d'excellents commentaires, nous aide à diriger, mais il laisse aussi beaucoup de liberté créative, ce qui est également rare, surtout pour quelqu'un qui a une telle vision. Ainsi, nous pouvons tous nous épanouir et nous amuser pendant que nous le faisons, et nous avons tous l'impression d'y contribuer à la fin de la journée. De toute évidence, un lien réel existe entre les deux individus et "[elle doit] absolument tout à James [Gunn]". Le réalisateur suscite une indéniable proximité avec ses collaborateurs et une volonté de renouveler l'expérience collaborative. Nous évoquions le cas de Nathan Fillion lors de la présentation de sa sélection pour le rôle de Guy Gardner/Green Lantern pour le film. Le réalisateur ne laisse pas indifférent. Le décryptage de cet extrait d'entretien montre évidemment une certaine fierté lorsqu'on travaille sur l'univers de L'homme d'acier, mais pas seulement. Il apparait que la méthode de Gunn reposerait sur un fort travail d'écriture en amont afin de proposer un script solide, "brillant", "formidable" dès sa première version pour orienter l'action de chaque professionnel engagé dans le projet. L'approche du script "fondamental" est confirmée par les dires du responsable des effets spéciaux Stephane Ceretti dernièrement. Il s'appuiera sur de fortes "références" afin d'ancrer son univers. Doit-on s'attendre à un mélange de toutes les ressources citées en référence depuis des mois ? Ou bien à un choix de quelques éléments parmi tout cela qui collerait strictement à ses goûts ? Sans doute un peu des deux. Une "vision limpide" est nécessaire pour donner la direction artistique et encore plus pour un projet comme Superman. Comme il a pu le faire pour Les Gardiens de la Galaxie, l'esthétique très marquée par le travail de Mickle sera guidée par une "feuille de route". L'approche est une forte direction en amont du réalisateur pour créer les concepts. Les collaborateurs aux références communes n'ont plus qu'à suivre le fil rouge dessiné, la "vision" très claire de James Gunn. Beth Mickle indique toutefois qu'il donne une grande "liberté créative" pour les concepts qui seront proposés à partir des bases qu'il a en tête. Donc, un des objectifs de la méthode Gunn semble être de fixer des repères forts et, ensuite, de laisser les directeurs de département "[s']épanouir et [s']amuser pour contribuer le mieux possible au projet et ainsi donner le meilleur d'eux-mêmes. La supervision de Gunn est par ailleurs présentée comme un échange ouvert avec ses directeurs sur ces directives premières. Les retours et commentaires permettent d'affiner les propositions au fur et à mesure. De notre côté, comme de celui des fans, il ne nous reste plus qu'à attendre de voir ses concept arts, ainsi que ces fameuses premières directives. Quelle direction pour Superman: Legacy ? Si, pour The Suicide Squad et ses anti-héros, il ne s'agissait pas de faire dans le grandiose, généralement visé pour les super-héros, l'angle est évidemment différent pour le film Superman: Legacy. Ce sera un défi tout autre. Il faudra sans doute renouer avec le grandiose qu'implique le personnage et il sera donc très intéressant de voir comment Mickle et Gunn rendront cela dans le film. Quel choix a-t-il fait pour l'univers autour de Superman ? Pour Metropolis ? Pour Superman lui-même ? Les mêmes interrogations se posent pour la bande son. Beth Mickle nous laisse entendre que James Gunn a de "fortes références musicales"... Mais attention, nous devons mettre en garde James Gunn par avance (s'il devait nous lire directement). Il n'est en effet pas sûr qu'une "playlist" (liste de lecture) de chansons de telle époque ou comprenant des tubes comme pour les Gardiens de la Galaxie soit la bonne chose à faire, surtout quand on passe derrière John Williams et Hans Zimmer... Au final, James Gunn semble s'entourer d'une équipe liée à lui, proche, dévouée et alignée (au moins sur le plan de la communication). Il a les moyens créatifs et, si les moyens financiers sont là, le film pourra être une merveilleuse réalisation qui en pourrait en surprendre plus d'un. De quelle marge de manœuvre et de quels repères disposera Mickle dans son travail ? Retrouvera-t-on ce jeu sur les couleurs qu'elle a coutume de proposer ? Retrouvera-t-on des décors feutrés et marqués comme pour ses films précédents ? Restera-t-elle sur des approches de practical en évitant le tout numérique ? Les artistes DC et le matériel de base immense autour de Superman seront-ils utilisés à bon escient dans le respect du personnage de Superman et de son lore ? Quelle marque ou empreinte James Gunn voudra-t-il laisser ? Quelles directives trouve-t-on dans ce premier script fondamental ? L'identité DC y est-elle préservée et mise en lumière avec au sommet le Dernier fils de Krypton ? Nous n'avons pas encore les réponses à ces nombreuses questions et nous naviguons entre crainte et espérance en attendant la sortie du film en 2025. La réponse immédiate pour les fans : tout est possible, mais il faut prendre notre mal en patience ! Nous verrons peut-être déjà plus clair avec les premiers concept arts pour Superman: Legacy. En attendant, n'oubliez pas L'homme d'acier, l'espoir, Superman... ! JA

  • Les VFX de Superman 2025

    Depuis la sortie du film Superman en salles et l'annonce d'une suite au film, les aficionados de DC attendent les prochaines sorties de 2026 avec impatience (la série Lanterns et le film Supergirl: Woman of Tomorrow). Entre-temps, on en apprend un peu plus sur les secrets de fabrication du film et ses coulisses avec la publication ces dernières semaines de photographies, de vidéos et de témoignages sur le film... Quelques révélations comme cet été Parmi tout cela, James Gunn a partagé le 2 novembre les premiers effets spéciaux (pas d'IA comme il le rappelle) autour de son chien Ozu en Krypto : Première vidéo test que j'ai obtenue d'Ozu dans le rôle de Krypto, jouant avec mon chat. Oui, c'est de l'imagerie de synthèse (ce n'est pas la même chose que l'IA, alors arrêtez de l'appeler ainsi !) #Superman Avant même la sortie du film au cinéma, la question des effets spéciaux a beaucoup fait débattre. Entre inquiétude et doute, les fans et observateurs ont obligé des mises au point de James Gunn sur ses choix de plans aérodynamiques de vols notamment. Il a du expliquer sa démarche hybride entre practical et vfx et avait alors référence à plusieurs reprises aux agences sollicitées pour les effets spéciaux en lien avec les travaux de Stéphane Cerretti et de Beth Mickle. Nous avons alors évoqué Weta Digital, Framestore ou encore Industrial Light and Magic (ILM) et le travail des équipementiers comme Cinemoves en complément. Chacun a commencé à communiquer sur les secrets de tournage et les coulisses depuis cet été. Dans cette même veine, les techniciens d'ILM ont publié le 19 novembre sur leur site un article intitulé "Comment ILM a aidé James Gunn à faire décoller son Superman grâce à des effets visuels époustouflants". Nous avons pu voir des vidéos pendant l'exploitation au cinéma. Cette fois, leur texte présente les différents choix techniques et de fabrication du film de la part du superviseur des effets visuels Enrico Damm (Rogue One: A Star Wars Story, Ahsoka), de ceux des animations Paul Kavanagh (Star Trek, Deadpool & Wolverine) et Stephen King (The Avengers, The Batman) et de celui des effets spéciaux Matt Middleton (Mission: Impossible – Dead Reckoning Part One, Alien: Romulus). Le travail d'ILM ILM a pris en charge une grande partie des effets visuels, en collaboration avec le superviseur VFX Stephane Ceretti. L’équipe a travaillé notamment sur la création de Metropolis, les personnages de Superman, Ultraman et du Marteau de Boravia, de l'Ingénieur dans différentes séquences du film, seuls ou ensemble, ainsi que de Krypto. Ils ont également œuvré aussi sur la méduse nocturne avec la Justice Gang, comme toute la partie menant au combat final dans le stade de baseball, à la faille interdimensionnelle et les destructions des immeubles de Metropolis... C'est le fruit d'un travail d'envergure des agences d'ILM dans la monde (Sydney, Mumbai, San Francisco et Vancouver) dans la continuité des fuseaux horaires et en bonne intelligence. Metropolis Selon Enrico Damm, les équipes d'ILM ont été sollicitées en pré-production très tôt par Stéphane Ceretti,, Susan Pickett (la productrice d'effets visuels), Beth Mickle et James Gunn afin de construire progressivement une Metropolis, ensemble et par itération. Ils ont fait évolué la ville au fil du temps pour créer la maquette qui servira en post-production comme référence à tous les prestataires du projet. L'un des objectifs était de proposer une ville réelle à "l'atmosphère vivante et animée" et, pour ce faire, ils se sont fondées à 70% sur la ville de New York qu'ils ont survolé en hélicoptère afin de disposer d'une référence photographique claire. C'est à partir de cela que l'équipe d'ILM de Sydney a construit en grande partie la ville en différentes sections et en de petits ensembles avec d'élaborer un environnements numériques détaillés comprenant des centaines de bâtiments uniques. Ainsi, Metropolis dépassait son inspiration new-yorkaise pour avoir un aspect "organique" et particulière. Photos : ILM & Warner Bros Sur le tournage avec Superman et Ultraman David Corenswet incarne les deux personnages de Superman et d'Ultraman dans le film. Pour répondre à l'objectif, Damm raconte que le travail d'ILM était quotidien durant le tournage pour capturer le plus de prises de vue possibles, pour rassembler les tests et captures de Superman en costume avec la cape, ses cheveux et les mouvements des plis. La simulation numérique de ces éléments devait être la plus parfaite possible afin de donner un réalisme aux scènes de vol. La mise au point de leur technologie FaceSwap et de leur système MEDUSA à San Francisco ont été développés et utilisés pour capturer son visage et ses mouvements avec le plus possible de nuances de son jeu comme des nuances de vitesses, ses muscles, son squelette et ses vêtements. Ils ont ainsi pu créer son double numérique dans les scènes où Superman affrontait Ultraman. En post-production, le travail d'ILM a ensuite été déterminant pour Superman, Ultraman et le Marteau de Boravia. Le pole de San Francisco avec Paul Kavanagh et celui de Sydney avec Stephen King ont utilisé les éléments de la réplique numérique en se fondant sur les éléments de tournage en direct. Ils avait pour objectif d'y rester le plus fidèle possible tout en respectant la vision de James Gunn et de Stéphane Ceretti : il ne fallait pas récréer un plan, mais améliorer ce qui avait été filmé, comme par exemple rendre le plus réaliste possible la force et la capacité de vol de Superman, tout en masquant le fait que l'acteur était positionné sur le gréement, le support qui le soutenait. Selon Kavanagh : La plupart du temps, lorsque vous voyez Superman voler dans son costume et sa cape, les cheveux au vent, la seule chose qui n'était pas en images de synthèse était son visage. Mais tout ce que nous avons fait était basé sur le tournage en direct, et nous y sommes restés très fidèles. Nous n'avons pas créé un tout nouveau plan, nous avons simplement amélioré ce qui avait été filmé. » Un soin particulier a été accordé au mouvement de la cape qui devait être "mobile et authentique", comme aux cheveux et au visage dont l'expression pouvait être altérée par les ventilateurs. La vitesse devait aussi être ressentie par le spectateur en plus du réalisme. Le Marteau de Boravia, Ultraman et L'Ingénieur La séquence du Marteau de Boravia est un mélange de pratical (des effets spéciaux de type mécanique) et d'effets spéciaux numériques entre la combinaison métallique et le costume complet. Les scènes aériennes et acrobatiques ont été délicates comme le travail des ombres et des textures. Pour L'Ingénieure, le défi était double : travailler sur la technologie des nanites et donner une "énergie supplémentaire" pour rester fidèle au travail de plateau. Pour les nanites, Damm indique qu'ils se sont inspirés du T-1000 du Terminator 2 : Le Jugement dernier (1991) de James Cameron. Le travail a été délicat pour certaines scènes clés du film. Les changements de forme, la création d'obstacles, la volonté de donner à ces créatures microscopiques une fonction et, bien sûr, les scènes du stade, aérienne comme celle de l'œil de Superman ont été sources de difficultés et de plaisir pour les équipes d'ILM. Cette même scène du stade avec les acteurs câblés et projetés sur des tapis de protection devait être réaliste. ILM a donc dû travailler les effets de destruction, les structures du sol, les épaisseurs et la retranscription de la puissance, des impacts et de l'énergie. La scène de la bataille aérienne contre L'Ingénieur a supposé un travail pour le ciel et les nuages, comme sur l'impression de vitesse et de résistance du vent, en plus de l'invasion de Superman par les nanites. Damm rapporte que le costume d'Ultraman se fondait sur des principes similaires au costume de Superman. James Gunn lui avait indiqué que celui-ci était plus ample et élaboré par sa mère. Il n'était donc pas issu d'une technologie de pointe ni envoyé depuis Krypton. On retrouve donc ces caractéristiques dans celui d'Ultraman créé à partir des scans numériques réalisés avec l'acteur dans un studio. Ensuite, les techniciens l'ont reconstruit en y simulant des effets de mouvements, des impacts et quantité de détails nécessaires pour découper à la main toutes les petites déchirures du costume d'Ultraman afin qu'il corresponde au costume utilisé sur le plateau. Ozu est Krypto ILM a beaucoup travaillé sur le super-chien Krypto à partir des plans filmés du turbulent chien de James Gunn, Ozu, comme traditionnellement dans l'histoire des comics DC. Ce dernier est particulièrement présent durant la partie du film allant de l'atterrissage des protagonistes dans le stade de baseball à la fin du combat entre Superman et Ultraman. Stephen King précise que Framestore a créé le squelette sous-jacent de Krypto, tandis qu'ILM a animé l'animal en créant les systèmes musculaires et la fourrure de sorte que ses poils bougent correctement et correspondent à ceux d'Ozu. Le travail d'observation et le souci des détails ont permis de réaliser des séquences réalistes fondées sur une certaine "physicalité" lorsque Krypto renverse Ultraman et commence à détruire tous les drones. La faille interdimensionnelle Élément spectaculaire du film, la faille qui coupe la ville de Metropolis en deux est conçue comme un "organisme vivant" qui progressait. Le superviseur des effets spéciaux Rick Hankins, en charge d'une grande partie de ce projet de recherche et développement, aborde les animations réalisées avec Matt Middleton. Ils se sont inspirés des caractéristiques de fonte du métal et de "la croissance cristalline du bismuth" pour créer cette faille et son mouvement. De nombreuses tentatives ont été faites pour parvenir au rendu souhaité par James Gunn. Il s'agissait d'exploiter les "détails géométriques" naturel du bismuth, comme le rappelait Beth Mickle en expliquant l'idée de James : on devait trouver un "monde construit à partir de l'arithmétique", en évitant absolument l'écueil d'un "monde fantastique créé par ordinateur". La surface qui se voulait crédible devait être à la fois métallique tout en ayant des passages de couleurs arc-en-ciel. De même, ILM a travaillé pour rendre crédible le trou noir lorsque l'autre dimension s'ouvre. Le spectateur doit sentir l'aspiration et les éléments qui se brisent. Pour cela, ils ont donc inséré des éléments de débris se déplaçant vers le trou noir comme étant "les repères de premier plan" qui permettent au public de s'orienter et de savoir quelle direction est "le haut" tout au long de cette séquence. Conclusion La synergie des agences ILM à l'international a permis de réaliser et délivrer environ 560 plans VFX pour le film. Si ce n'est pas une première pour cette industrie, le projet Superman a été un projet d'envergure et complexe et le travail effectué se voulait à la hauteur d'un film de super-héros. Cet article d'ILM, en partie promotionnel et en partie retour d'expérience indique une prise de conscience d'un contexte particulier qui s'est traduit chez les techniciens par une réalisation d'effets visuels au service de l’histoire et des émotions. Même là, comme l'indique Enrico Damm, il était important pour l’équipe de rendre Superman humain et inspirant, tout en livrant des séquences spectaculaires et qui se veulent crédibles : Il y a de nombreuses occasions où Superman aide des gens dans ce film, mais lorsqu'il sauve la femme sur le pont d'un bâtiment qui s'effondre, il ne se contente pas de se mettre en danger pour sauver une seule personne. En montrant à quel point il est important pour lui de sauver un seul individu à tout prix, cela démontre à quel point il est humain. Ensuite, lorsque tout s'effondre, il se relève héroïquement des cendres. Et ce plan lui-même semble tout droit sorti d'une bande dessinée, avec la poussière qui s'envole de chaque côté. C'était très beau de voir cette scène prendre forme, et encore plus de voir les réactions enthousiastes des fans de DC. » De Metropolis à Krypto en passant par le Marteau de Boravia, le travail d'ILM sur Superman couvre un large éventail. Notre rédacteur Jay Stobie s'est entretenu avec les responsables créatifs d'ILM pour discuter de la façon dont ils ont fait voler David Corenswet, et bien plus encore. Cliquez sur le lien dans notre bio pour lire l'article complet. Legacy Effects sur Superman James Gunn a fait appel au spécialiste de la conception de personnages, le maquillage d'effets spéciaux, les costumes spéciaux et l'animatronique, Legacy Effects. Avant la sortie du film, la société publiait son soutien au film un mois avant sa sortie, la veille de la confirmation d'Alan Tudyk en numéro 4. La société laissait entendre un travail sur le fameux robot ainsi que sur le maquillage exceptionnel d'Anthony Carrigan pour Metamorpho et d'Edi Gathegi pour Mister Terrific. La maquilleuse spécialiste des effets spéciaux Savannah Suderman faisait partie des équipes sur le film et manifestait sa fierté d'avoir œuvré sur Superman : Le designer digital Adam Milicevic a partagé le 21 novembre sur Artstation sa création finale pour Legacy Effets de la méduse interdimensionnelle présente en arrière-plan dans le film. Ce samedi 29 novembre, Suderman publiait une série de messages sur le design et la modélisation du Kaiju (bébé et adulte) pour James Gunn, ainsi que celle de Mr Handsome avec Scott Patton et Trevor Newlin. Elle en a même profité pour modéliser une composition de Baby Joey à partir du design original de Lindsay McGowan avec le bébé Kaiju. Cette composition a été offerte à James Gunn. Baby Joey ! Lindsay MacGowan a créé le concept original de ce personnage, puis je l'ai modélisé en 3D et j'ai réalisé cette illustration ridicule où on le voit chevaucher le bébé kaiju au coucher du soleil. J'aurais aimé qu'ils intègrent cette scène dans le film, mais j'adore qu'ils l'aient mise dans le livre d'art 🤓 @legacyeffects @jamesgunn #artofsuperman #superman2025 Superman : The Art and Making of the film Le livre d'art évoqué par l'artiste serait-il celui montré par James Gunn et disponible à l'achat ? J'adore Superman : L'art et la réalisation du film. Avant-propos de @davidcorenswet et introduction de ma part. Disponible dès maintenant ! La promotion continue avec un nouvel ouvrage présentant un aperçu des coulisses du film. Synopsis : Le Superman de James Gunn marque le retour triomphal au cinéma du fils préféré de Smallville, inaugurant une nouvelle ère audacieuse pour les récits DC sous l'égide de DC Studios. Dans Superman : The Art and Making of the Film, les fans ont droit à un aperçu exclusif des coulisses de la vision de Gunn pour un Superman qui ramène le personnage à ses racines optimistes, héroïques et colorées, avec toute l'action, l'aventure, l'humour et l'émotion que le public a connus dans ses précédentes productions DC, The Suicide Squad, Peacemaker et Creature Commandos. Comme il l'avait fait pour The Art of The Batman de Matt Reeves en 2002, l'auteur James Field reprend la même forme et documente toutes les étapes de la production du film, depuis les premières conversations entre James Gunn et son compère de DC Studios, Peter Safran, sur leur vision de Superman et ce qu'il représenterait, jusqu'aux bandes dessinées qui les ont inspirés, en passant par la conception des costumes et des décors jusqu'aux effets spéciaux en post-production. Field a interviewé tous les principaux créatifs du film et présente le processus de réalisation. Le livre comprend une introduction de James Gunn et une préface de Superman/David Corenswet, et une multitude d'illustrations conceptuelles et de photographies de tournage. Éditeur : Abrams Books Auteur : James FIELD 176 pages en anglais Sortie le 20 novembre 2025 ISBN : 9781419780752 Prix : 50$ (ou entre 40 et 60 €) On en apprend donc un peu plus en même temps que des ouvrages et autres supports seront commercialisés pour vos collections. À bientôt sur Planet Superman pour les prochaines news sur L'homme d'acier ! JA

  • News Superman : Alan Tudyk est Numéro 4

    Les dernières douceurs de James Gunn délivrées ces dernières heures nous confirment le rôle de l'acteur américain Alan Tudyk : ii joue le rôle du Robot Numéro 4 dans le film Superman ! La confirmation du rôle L'annonce a été confirmée par l'acteur sur son compte Instagram après la publication de l'affiche du Robot #4 hier soir par James Gunn : L'homme d'acier a créé des hommes de titane ! Je suis le numéro 4 #superman Elle précède la vidéo de tournage mise en ligne par James Gunn ce mercredi et montrant Robot #4 en action avec Superman : Superman Robot #4, mais #1 dans nos cœurs. 💙❤️ #Superman - seulement en salles le 11 juillet. Après la vidéo Sneak Peek montrant l'escouade robotique soignant Superman, puis la vidéo Behind The Scene montrant le robot avec lequel James Gunn joue, cela nous livre quelques secrets sur l'automate créé par l'équipe technique. James Gunn a opté pour une grande part de practical, des effets spéciaux de type mécanique avec de la robotique et de l'électronique afin de matérialiser les robots, au lieu d'images de synthèse ou d'autres techniques de post-production tout azimuth. Pour la voix de Numéro #4, James Gunn y révèle qu'elle est celle d'Alan Tudyk avant que l'extrait ne nous montre le procédé audio utilisé pour s'exprimer et dialoguer avec Superman. L'acteur est donc l"âme" singulière et drôle du robot dans le film. Voyons ensuite, en quelques mots, qui est Alan Tudyk, dont le rôle était évoqué comme secret depuis septembre dernier par Deadline. Un acteur robotique Alan Tudyk est un acteur texan de 54 ans passionnée par le fait de jouer depuis sa jeunesse. Passé par la prestigieuse Juilliard, l'acteur déploie alors son talent très tôt pour devenir un second rôle polyvalent avec un grand sens de l'improvisation. Son parcours est marqué par la science-fiction associée curieusement à Nathan Fillion (Firefly en 2002-2003, Serenity en 2005, The Rookie de 2019 à 2022) et en particulier son rôle d'Hoban Wash Washburne qui lui vaut une fanbase importante. Son rôle de Wat dans Chevalier (2001) comme celui de Steve le Pirate dans Dodgeball (2004) montrent tout l'étendu de son talent pour proposer un jeu dramatique et comique. Il est particulièrement marqué par les robots. Il était le Sonny de I, Robot en 2004 ; il avait un rôle dans les animations Astroboy en 2009 et 2010 ; il est le K-2SO de Rogue One: A Star Wars Story (2016) et dans les autres productions Star Wars jusqu'à la série Andor (2025) ou jouait dans la saga Transformers live comme animée (2011-2024). S'ajoutera donc désormais Robot #4 pour le film Superman ! D'ailleurs, il l'est aussi intéressé par les extra-terrestres... jusqu'à aujourd'hui et la série Resident Alien (depuis 2021). Son Instagram montre clairement son adoration pour les créatures... L'acteur est particulièrement sollicité pour son humour et sa voix. L'acteur a joué dans de nombreuses productions DC et Disney, animées comme live-action, de L'Age de Glace en 2002 à Vaiana 2 en 2024, de Batman: L'alliance des héros en 2010-2011 à la série Harley Queen (2019-2025) ou à Creature Commandos (2024-2025) où il joue respectivement Clayface et le Dr Phosphorus. Pour la "Créature d'argile" annoncée dans le DCU depuis décembre avec un scénario de Mike Flanagan et sous la direction de James Watkins pour une sortie en 2026, l'acteur qui aurait pu être pressenti avait été écarté en février dernier (le choix de l'acteur principal serait en cours ces jours-ci). Enfin, il prête aussi sa voix dans des jeux vidéos (d'Halo 3 en 2007 à Marvel's Spider-Man 2 en 2023). Sa apport artistique et son engagement important pour donner vie à ses personnages sont d'une grande richesse, mais cacheront aussi une dépression de l'acteur pendant de nombreuses années avant qu'il ne la révèle publiquement en 2019. Parmi tous ces rôles, on notera comme bien des membres du casting des liens avec James Gunn. Outre Phosphorus, Tudyk a collaboré avec James Gunn alors qu'il jouait Wray dans la série qu'il réalisait Con Man (2015-2017) pour parodier l'industrie du divertissement, avec aussi... Nathan Fillion. Le trublion CEO James Gunn a donc sollicité Alan Tudyk pour donner vie au Robot supermanesque #4 et l'acteur plein de talent devrait nous livrer une belle partition. Bonne lecture et à très bientôt sur Planet Superman pour les prochaines informations sur le film Superman ! JA

  • News Man of Tomorrow : Lars Eidinger parle de Brainiac et James Gunn dément Maxima

    Après la disparition de Valerie Perrine et la nouvelle bande-annonce pour Supergirl, le tournage de Man of Tomorrow approche selon Frank Grillo. Lars Eidinger/Brainiac révèle quelques informations sur son rôle et son interaction avec James Gunn et les rumeurs Maxima ne sont pas sans conséquence. Faisons un nouveau point sur les dernières informations... Lars Eidinger en interview L'acteur allemand Lars Eidinger qui incarnera Brainiac dans Man of Tomorrow est particulièrement sollicité ces dernières semaines. On le retrouvait donc dans les lignes du magazine TipBerlin le 25 mars pour le numéro d'avril du magazine avant sa première au théâtre de Berlin, le Schaubühne, pour jouer Harpagon dans L'Avare de Molière, puis avec Kevin Kühnert au Tränenpalast de Berlin (également) afin de discuter en public le 29 mars à 18h de son rôle dans la super-production à venir. Dans TipBerlin, relayé par Superman Homepage, l'acteur a indiqué qu'il était en pleine confiance avec l'idée que "[son] potentiel [lui] semble inépuisable". Il a également révélé que James Gunn lui avait promis une véritable "participation créative" dans l’élaboration du rôle : James Gunn m’a écrit qu’il était ravi de concevoir le rôle avec moi. Cette formulation m’a réjoui, car cela signifie que je ne serai pas seulement un simple exécutant, mais que je pourrai apporter ma contribution. Le media rapporte aussi que l'acteur se soumet également à une transformation physique rigoureuse pour le rôle, en s’entraînant quatre fois par semaine avec un coach personnel pour répondre aux exigences du studio qui souhaite un physique plus sec et plus musclé. Eidinger est actuellement de retour au théâtre Schaubühne de Berlin pour jouer dans "Der Geizige"(L'Avare) avant de se rendre à Hollywood pour le tournage, dont le début est prévu en avril 2026. Malgré ce saut vers le cinéma américain à gros budget, le théâtre reste son "principal terrain de jeu créatif" et Berlin "son chez-soi". Au Tränenpalast, il nous rappelle le rêve incroyable, la "nouvelle vie" qu'il se permet de vivre avec humilité, car ce choix est une surprise totale, pas si inattendue non plus compte-tenu de son métier qui veut cela, et permanente : Et ça se concrétise de plus en plus, mais je n’arrive toujours pas à y croire, parce que c’est toujours comme ça… Je me suis toujours posé la question, parce que je suis moi-même dans ce métier. Ce n’est pas si improbable que ça arrive, peut-être, ou en tout cas pas aussi improbable que pour les autres. Euh, enfin, pour vous, ce serait probablement plus bizarre si Hollywood appelait, mais pour moi, euh, c’était aussi comme ça : je me disais, comment ça se passe, comment ça arrive, ou qu’est-ce que je pourrais faire pour que ça arrive ? Et en fait, je n’ai rien fait pour ça, à part mon travail du mieux que je pouvais. Avec beaucoup de décontraction et d'humour, l'homme de théâtre est dans son élément sur scène, face au public, pour répondre à toutes les questions. Il raconte comment il a auditionné et obtenu le rôle. Dans la même agence que Greta Grewig, UTA depuis quelques temps, Eidinger obtient un jour un entretien en visioconférence avec James Gunn pour Superman. Il ne sait pas pour quel rôle exactement. Cela peut être une simple apparition comme un tout autre rôle. La conversation se passe bien nous dit-il, mais au terme de l'échange, il ne sait pas quoi en penser et sur quoi cela allait déboucher. Ses agents lui ont alors confirmé qu'il devait "enregistrer une vidéo d'audition", à l'aide d'un texte qu'ils lui ont envoyé par la suite et qu'il a appris par cœur. Ce texte, dit-il, "intéressant", car particulièrement "bien écrits" a été rapide à apprendre pour ensuite l'enregistrer. Malgré tout, il lui a fallu "une quinzaine de fois" pour se résoudre à l'envoyer. La prise envoyée à son agent est une séquence de 3 à 5 minutes qui lui a "donné une certaine liberté" dans son jeu. Le retour de cette vidéo est très positif, citée comme une "obsession" et qui a amené bien des questions chez l'acteur jusqu'à ce qu'il reçoive une invitation pour le casting à Atlanta. Le vol en classe affaires était un moment inhabituel et agréable. Avec le sourire, il nous indique qu'il en avait d'ailleurs profité pour voir le film Superman dans l'avion. En contact avec le producteur exécutif Lars Winter pour cette audition, c'est durant le visionnage qu'il s'est rendu compte que l'homme n'était rien d'autre que le producteur du film Superman. À son arrivée, tout se fait sans perdre de temps et sans explication. D'abord, direction un studio où l'acteur dans son caleçon couleur chair est scanné entièrement par des centaines de caméras pour avoir sa version 3D. Ensuite, passage au maquillage pendant deux heures et obtention du masque de Brainiac, sans savoir par ailleurs si d'autres acteurs étaient présents et sollicités. Une fois préparé, à l'abri d'un parapluie pour n'être ni vu ni photographié, il est finalement emmené jusqu'à un immense studio au milieu duquel se trouvaient le réalisateur, les autres producteurs avec une équipe technique et un petit espace. Sans transition aucune, il rencontre James Gunn qui lui demande alors s'il avait des questions avant de le lancer directement dans l'action. Tout cet enchainement particulièrement structuré a d'abord suscité une réaction forte de son corps : un tremblement, un frisson, voire une certaine panique ou un sentiment de ne pas être à la hauteur devant cette accélération soudaine des événements. L'audition a duré une heure et "c'était long", nous dit l'acteur, avec un jeune comédien qui a "lu le texte de Superman en voix off", a travaillé avec lui et lui a "laissé beaucoup de liberté" pour improviser et jouer. Lars Eidinger est sorti du casting puis monté dans l'avion avec le sentiment d'avoir touché des doigts le "jackpot et [qu'il avait] simplement tout raté". Cinq jours plus tard, alors qu'il s'attendait depuis un moment à un appel négatif de son agent, il rallume son portable dans sa chambre d'hôtel après une lecture tardive à Limbourg et découvre le SMS direct et libérateur de James Gunn : Salut Lars, je suis ravi de co-créer le personnage avec toi. Il avait cru échouer, mais en réalité, il avait obtenu le rôle de Brainiac de le prochain film, avec l'idée évoquée chez TipBerlin de la co-création du personnage à l'écran., de quoi lui tirer quelques larmes de joie. Oui, là, j’ai vraiment pleuré. C’était tout simplement magnifique, oui, je n’arrivais pas à croire à ma chance. C'est un "privilège" et un "rêve". Il partira en avril pour une semaine de répétitions, puis de mai à fin août pour le tournage du film. La question du casting... Alors que Frank Grillo annonçait en story Instagram fin mars que le tournage arrivait dans trois semaines, le casting reste à compléter. Ces derniers jours, les rumeurs fusent avec notamment la question Maxima. Elle prend une tournure plus "forcée" avec des annonces dites "exclusives" des médias comme Deadline, The Hollywood Reporter ou encore Variety sur l'idée d'un casting en cours d'une actrice pour ce rôle supposé. Les actrices Marisa Abela, Ella Purnell et Adria Arjona étaient annoncées en phase de test écrans pour le film. Devant ces annonces très relayées, le réalisateur de Man of Tomorrow s'est alors senti obligé de réagir pour démentir : Ce n’est pas contre Nexus — ils ne font que relayer ce que Deadline a rapporté — mais le reportage de Deadline est bâclé et incorrect. J'ai toujours pensé que Deadline faisait preuve d'une grande rigueur journalistique, mais ce n'est pas le cas ici, et je suis franchement déçu. Si quelqu'un nous avait soumis ces noms, nous aurions dit que c'était des conneries. Je suis ami avec Adria depuis longtemps, depuis que je l'ai choisie pour « The Belko Experiment ». Je suis fan de Marisa et d'Ella, mais je n'ai jamais rencontré aucune d'entre elles. C'est dingue. Dans son message publié sur Threads, Gunn a qualifié l'article de "bâclé et incorrect". Deadline a publié dans la foulée une mise à jour et retiré les noms d’Abela et de Purnell de l’article original, sans pour autant changer son propos quant aux événements qui seraient en cours. Il y conserve Adria Arjona, ancienne collaboratrice de James Gunn, producteur et scénariste de l'horrifique The Belko Experiment (2016, Greg McLean), Grace Van Patten (Tell Me Lies, 2022-2026), Sydney Chandler (Alien: Earth et Don't worry Darling) et Eva de Dominici déjà évoquée. Rappelons les critères minimaux à exiger à côté d'une beauté fatale pour avoir ce personnage dans l'histoire : une guerrière géante de 6'2 (1m89). Nous placions déjà de côté Eva de Dominici (5'6.5 soit 1m69). Ensuite, la porto-ricaine de 32 ans Adria Arjona mesure entre 5'5 et 5'7 (entre 1m65 et 1m70-71 selon les sites),les américaines Grace Van Patten (29 ans) est située à 5'7 également et Sidney Chandler (30 ans) est même désignée à 5'6. On est donc loin des standards crédibles pour la reine d'Almerac, à moins qu'il ne travaille sur un casting d'une Wonder Woman, mais on aurait le même type d'exigence ! Dans ses réponses suivantes, James Gunn dément presque l'idée même d'une Maxima : Internaute : Tu confirmes donc que Maxima est dans le film. Et Brainiac aussi. Mon pote, comment se fait-il que "Panic In The Sky" n'ait pas eu une grande influence sur ce film ? James Gunn : Je ne confirme absolument pas cela (et je ne l'ai pas fait). il indique aussi que le casting est presque terminé avec un seul rôle, non majeur, à pourvoir. Internaute 2 : Quand vas-tu dévoiler la distribution officielle de "Man of Tomorrow" ? James Gunn : Je l'ai déjà fait pour tous les rôles principaux. Et : Internaute 3 : Tous les rôles de MoT ont-ils déjà été attribués ou en manque-t-il encore certains ? James Gunn : Il en reste un. Après, on aura terminé. Alors, présente ou pas ? Tournage en prison ? L'histoire de la saison 2 de Peacemaker nous amène en prison une fois Lex Luthor/Nicholas Hoult incarcéré puis transféré de la némésis par Rick Flag Sr. (Frank Grillo) de Belle Reve vers la prison de haute sécurité de Van Kull, après leur accord. Aura-t-on d'ici cet été une partie du tournage de Man of Tomorrow dans ce sens ? Telle est la rumeur qui circulerait sur les réseaux comme ci-dessous le 6 avril dernier : RUMEUR : James Gunn tournera la semaine prochaine en Géorgie une scène de prison très élaborée. Il s'agit d'une grande scène de prison qui nécessite plus de 100 figurants. Une partie sera tournée dans une véritable prison👀 Il y a donc quelques dossiers à suivre avant le début du tournage de Man of Tomorrow dans les prochains jours. JA

  • Retour sur le CinemaCon 2026

    Nous évoquions sur Planet Superman, le 31 mars dernier, l'arrivée imminente d'une bande-annonce pour Supergirl probablement pour le CinemaCon (13 au 16 avril) ou avant le Superman Day (18 avril), tandis que le tournage de Man of Tomorrow s'annonce courant avril avec des rumeurs constantes autour de Maxima. Finalement, nous avons eu le trailer au même moment avec quelques éléments des coulisses et Lars Eidinger abordait dans bien des interviews son audition pour le rôle de Brainiac... au point de presque nous laisser sur notre faim lors des événements imminents alors à venir ? La communication de Supergirl continue donc avec les multiples réponses aux sollicitations, mais ce n'est que le début d'un marathon ! De même, le plateau de James Gunn sera bien actif dans les jours qui suivront... Le CinemaCon constitue une étape importante pour Warner Bros. Discovery et DC Studios pour les annonces et les informations sur les créations à venir et notamment les films. Faisons le point sur l'édition 2026 attendue et qui a offert quelques informations supplémentaires. Autour du "Big Picture" au CinemaCon 2026 Warner revient en force Comme chaque année, Warner Bros. Discovery (WBD) avec Michael De Luca et Pamela Abdy sur place, était particulièrement attendu lors de sa présentation annuelle Big Picture au CinemaCon de Las Vegas. Cette édition marque un changement d'attitude après des années de difficultés et de doute, effacées en grande partie par une année 2025 de tous les records (Sinners, Minecraft, F1,...) avec des propositions diverses (Mickey 17, Final Destination: Bloodlines, The Conjuring: Last Rites, Weapons, One Battle After Another, etc.) en incluant la prestation prometteuse de Superman de James Gunn. La confiance est revenue et aussi, sans mentionner les coulisses de fusion avec Paramount, une certaine ambition retrouvée pour annoncer des projets majeurs et bon nombre de films (18) pour 2027 : Godzilla x Kong: Supernova, The Batman: Part II, Game of Thrones: Aegon’s Conquest , Final Destination 7, Minecraft 2, Ocean’s Prequel, Minecraft 2, Evil Dead Wrath... Le studio affiche des certitudes et des risques dans sa présentation avec des projets également selon une stratégie de franchises à développer d'un côté et en travaillant sur des genres diverses de l'autre : Digger avec un Tom Cruise en VRP premium en compagnie d'Alejandro Inarritu. Autour des Seigneurs des Anneaux : The Hunt for Gollum. Pour l'univers de Dune, la partie 3 de la trilogie sera au cinéma cette année et des Fremens sont arrivés sur scène. L'horrifique Clayface présenté par Peter Safran comme un "thriller horrifique intense, assumé et viscéral" avec un extrait "clinique" et "horrible" qui a fait forte impression. De nombreux films prévus : Mortal Kombat II, Les Ensorceleuses 2, The Great Beyond de J.J. Abrams, un film Jeanne d'Arc par Baz Lurhmann, Remain de M. Night Shyamalan, Shiver avec Keanu Reeves, Evil Dead Burn, The End of Oak Street, The Cat in the Hat... Et évidemment Supergirl à paraitre cet été. Différents vidéos récapitulatives ainsi que différents extraits des films, inédits et intéressants, ont été projetés aux personnes présentes dans le hall. Elles ont fait particulièrement mouche pour un Big Picture qui semble avoir été de très belle qualité. Supergirl au CinemaCon ? Pour le film de la cousine de Superman, Kara Zor-El alias Supergirl, le casting de stars Milly Alcock et Jason Momoa était présent avec le réalisateur Craig Gillespie près du co-CEO Peter Safran. L'entrée spectaculaire prévue a fait son effet puisqu'on a tout simplement pu voir Jason Momoa arriver sur sa moto de Lobo ! Exubérant comme à son habitude et particulièrement à l'aise, l'acteur a fait le show alors que l'actrice est restée fidèle à elle-même, sur la réserve en public, comme elle l'a toujours dit, mais a agi en professionnelle soucieuse de faire bonne figure pour son personnage durant cette convention. Alcock portait quant à elle un pull bleu avec une marque de luxe rouge sur fond jaune, intégrée au S-Shield supermanesque. Pour le CinemaCon, un extrait a été projeté au public présent dans la continuité/continuation des bandes-annonces publiées ces derniers mois. Il a proposé une séquence complémentaire commençant par dans un transport public spatial, le fameux bus intergalactique, où Kara met des lunettes de protection à cause de la poussière, observe un alien en train de vomir et demande à un autre d'arrêter de fumer. Elle y remarque ensuite Ruthye/Eve Ridley, une jeune fille menacée par un alien, et intervient en criant dans une langue extraterrestre. Ensuite, le vaisseau est stoppé par des pirates "tech" qui scannent les passagers, volent un objet à Kara et tentent même de prendre l'épée de Ruthye. Kara calme Ruthye partant pour réagir, car elle ne dispose alors pas de tous ses pouvoirs : "Ce n'est pas la peine de résister", car elle a un plan. Elle subtilise un téléporteur à un pirate, se déplace dans tout le vaisseau jusqu'au cockpit où elle demande au pilote à quelle distance ils se trouvent d'un soleil jaune. Elle enfile alors une combinaison spatiale pour sortir recharger ses pouvoirs… mais un alien l'en empêche et la projette dans l'espace sans casque. A ce moment-là, heureusement, le soleil jaune se lève et Supergirl reprend vie, retrouve sa force et peut retourner au combat. Elle est touchée par un laser, mais utilise sa vision thermique pour contrer l'attaque. Au cours de cette projection, il est indiqué que l'on observe aussi Kara et Krypto fuyant Krypton dans une capsule ainsi que l'apparition furtive de Superman saluant Kara, comme dans le trailer. Kara décrirait L'homme d'acier à Ruthye comme un "fricking nerd" (un "foutu intello"). On aurait aussi un combat contre Lobo où elle annonce qu'elle va faire "quelque chose de stupide" et un final où elle déchaîne sa vision thermique sur ses ennemis. La réception de cette vidéo ou de la partie Supergirl du panel, comme l'évoque un John Campea ou encore un John Rocha, est mitigée. Pour le premier, la projection a mis en balance deux profils : d'un côté, la jeune femme dans un bus avec des extraterrestres comme dans les Gardiens de la Galaxie et de l'autre la Kryptonienne, plus badass. Pour lui, c'est la partie la plus intéressante. Ses confrères attendent particulièrement le développement psychologique et traumatique de Kara dans le film. Pour le second, l'actrice a manqué de préparation pour répondre aux questions au mieux, notamment les scènes les plus marquantes. Il note également que l'intervention d'un James Gunn a manqué cruellement pour dynamiser le Questions/Réponses tant Safran n'était pas extraordinaire dans cet exercice. Nous vous laisserons juges une fois à l'écran. Sur scène, le trio a apporté dans les échanges quelques points sur le film comme l'indique IGN, Le film se déroule principalement hors de la Terre avec les personnages qui visiteront au moins six planètes différentes. Milly Alcock a dû apprendre cinq langues pour le tournage dont le kryptonien qu'elle a parlé durant des scènes entières notamment avec son père. Krypto est entièrement numérique, comme nous le savions pour Superman, et cela a obligé l'actrice à beaucoup "mimer". Alcock rappelle son enthousiasme à l'idée que Supergirl puisse être la première super-héroïne rencontrée par de jeunes spectatrices. Le trublion Momoa, interrogé sur un combat Lobo vs Aquaman, répondait qu'ils "boiraient plutôt des centaines de bières ensemble" et l'ensemble plaisantait même sur un film où Lobo et Aquaman feraient équipe. Et Superman dans tout ça ? Peter Safran a annoncé que le tournage du film Man of Tomorrow commencera officiellement la semaine suivante. Pour le reste, les informations lors de l'événement sont très courtes avec une courte intervention vidéo de James Gunn pendant ce panel WBD. On le retrouve avec David Corenswet et Nicholas Hoult abordant la constitution d'une équipe Superman/Lex Luthor face à Brainiac. Essaie de sauver le monde avec ton ennemi juré Les interviews se multiplient Comme le casting supermanesque en 2025, le duo Alcock/Momoa a poursuivi sa tournée promotionnelle avec Craig Gillespie en marge du CinemaCon. Chez Fandango Ils retrouvaient Nikki Novak pour le média Fandango afin d'aborder plusieurs questions sur le film. L'interview a eu lieu en deux temps : une première partie avec le duo Alcock/Gillespie et une deuxième avec Jason Momoa. Quelle Supergirl ? Présentée comme l'antithèse de Superman, l'actrice est interrogée sur le "genre de Supergirl" qu'on va trouver dans le film et sa réponse place son personnage selon un code moral différent ou plus flexible : Je pense que la Supergirl que nous allons découvrir dans ce film est quelqu’un qui comprend que pour être bonne, il faut parfois savoir être un peu méchante. Je pense que sa boussole morale n’est pas aussi rigide que celle de Superman. Et je pense que c’est justement ce qui en fait un personnage vraiment intéressant et qui crée une dynamique très intéressante au sein de l’univers DC. Craig Gillespie s'estime chanceux d'avoir Milly Alcock pour jouer le rôle. Sélectionnée en deuxième par James Gunn prenant la main de DC Studios, cela a fortement poussé le réalisateur à participer au projet. Son accessibilité, sa vulnérabilité et la force qui se dégagent de ses performances ont donné une super-héroïne particulière, complexe et qui essaie de "se trouver elle-même". Relation avec Krypto Le film aborde la vengeance autour du chien Krypto. On fait facilement le parallèle avec le film John Wick, film qu'Alcock n'a pas vu, et elle explique cette relation puissante avec le super-chien en ces termes : Eh bien, elle a perdu non seulement le monde physique dans lequel elle a grandi, mais aussi toutes les personnes qui en faisaient partie. Et je pense qu'émotionnellement, elle se sent très seule et perdue, et ils se sont en quelque sorte trouvés par hasard à un moment crucial de sa vie, où elle était très vulnérable. Il [NDLR : Krypto] représente donc tout son univers. Il est la seule chose qui compte. La construction d'un univers Naturellement s'est posée la question de l'univers qui sera proposé par le film. Comment ont-ils construit cela ? Quelle était la vision ? Craig Gillespie nous indique que "presque tout le film se déroule loin de Metropolis, sur une autre planète" et qu'il a donc fallu relever le défi de "créer tout un univers". En conséquence, s'est ajouté le besoin de créer cinq langues qui n'existent pas et que l'actrice a utilisé au cours du film pour bien des scènes. Nous aurons donc plusieurs mondes différents et plus d'une cinquantaine d'extraterrestres différents et "réels" dans le film afin de montrer la variété de cet univers. Il rapporte aussi qu'elle a dû jouer des scènes "incroyablement émouvantes" dans ces différentes langues inventées - en incluant le kryptonien - et cela n'a été selon lui possible que grâce à son talent pour exprimer des émotions dans une langue qui n'existe pas, notamment dans des scènes intenses avec ses parents. En suivant son intuition, elle a rendu les "choses incroyablement simple", malgré des scènes de près de trois pages en langue extraterrestre. Il était tenté d'en dévoiler plus, mais l'exercice l'a obligé à de ne pas trop en dire. Le costume et les pouvoirs La question inévitable pour tout nouvel acteur supermanesque a été posée à Milly Alcock : Comment s'est passé la première fois qu'elle a enfilé le costume ? Quelle a été sa sensation ? Quels sont les pouvoirs que possède Supergirl en plus de vision laser ? L'actrice ne répond pas véritablement aux questions. En tout cas pas de façon précise. Dans Superman, vivre "l'expérience [de] porter le costume pour la première fois [était] en fait émouvant, mais pas pour [elle]". Elle raconte que c'est surtout pour la productrice Chantal Nong Vo qui "s'est mise à pleurer" quand elle l'a vue. Depuis lors, les deux femmes ont noué une relation "adorable". En ce qui concerne les pouvoirs, Alcock n'a pas fait une catalogue des pouvoirs et capacités, cela ne l'intéresse que très secondairement. Pour elle, Supergirl a des "pouvoirs émotionnels, [une] capacité à traverser cet événement et cette vie terribles tout en faisant preuve [de] résilience. [Elle] pense que c'est un super-pouvoir en soi". L'interaction Supergirl/Lobo Le personnage de Supergirl rencontre Lobo incarné par Jason Momoa. Le personnage est décrit comme "à la fois sociable et un peu distrait" et les tempéraments sont donc extrêmement différents. L'acteur est arrivé tard durant le tournage. Alcock jouait depuis deux mois et la "danse" que propose les personnages en plus de l'énergie apportée par Jason Momoa qui aime tant son personnage ont amené lors d'un moment "stratégique" du film des frictions et aussi des situations humoristiques qui rendent l'interaction intéressante et drôle. Le film comprend une bonne dose d'action et l'actrice s'est entrainée tous les jours avant le tournage, pendant quatre mois et demi, afin de répondre à tous les défis qu'on lui a proposés. Lobo le personnage rêvé de Momoa L'acteur avait raconté en 2023 que lorsqu'on l'avait appelé pour la première fois chez DC, il pensait jouer un autre personnage qu'Aquaman. Il avait clamé qu'il espérait jouer Lobo, son personnage comics préféré depuis qu'il est enfant. Jouer ce rôle dans Supergirl est la concrétisation d'un rêve : Quand t'es gamin, tu te dis : « Oh mon Dieu, c'était ma BD. » Donc, jamais de la vie tu n'aurais pensé que tu allais jouer ton [personnage préféré]... Je pense que ça allait être un acteur avant tout, mais je veux dire, c'est comme si tu jouais ton enfance, tu vois ? C'est comme faire... c'est comme Star Wars. C'est comme si je jouais... Ouais. Je joue Lobo. Donc, c'était tout pour moi quand j'étais gamin... Poussé un peu par les fans, l'acteur est donc devenu Lobo et même durant l'interview il change sa voix et nous témoigne du plaisir inégalé d'avoir endossé le costume. Le tournage de Lobo Durant le premier jour de tournage, tout entre le maquillage, l'habillage, les cheveux, la mise en place des prothèses et autres détails du costume ont été des moments extraordinairement fous pour l'acteur. Il a beau tout connaitre du personnage par ses lectures, il s'interroge évidemment sur comment on se prépare pour ça. Il s'est donc d'abord pincé pour s'assurer qu'il ne rêvait pas. Puis, lorsqu'il s'est regardé dans le miroir, les choses se sont mises en place : la voix, la démarche, l'arrogance du personnage... comme une seconde nature. Il y était finalement arrivé. Le travail des équipes pour le préparer était superbe pour rendre le personnage incroyable vers le "Main Man". Au milieu des décors immenses, à Leaves en Angleterre, Lobo a d'abord pris place sur sa moto, chargée de missiles et autres armes sur les côtés, rendant le maniement de l'engin très difficile, notamment pour tourner. Son premier jour a nécessité de l'entrainement jusqu'au moment de tourner la première scène, sans doute la scène que l'on voit dans les bandes-annonces avec les flammes et les explosions sur son passage : Et euh, ils m'ont dit : « Bon, tu vas rouler d'ici là-bas et euh, tu dois atteindre ce repère. Tu es sur du gravier et quand tu auras atteint ce repère, on va tout faire exploser derrière toi. Alors ne t'arrête pas et ne t'inquiète pas de ce que tu entends. Continue simplement d'avancer. Et bien sûr, tu sais, je démarre en trombe, je mets les gaz et je dérape sur le gravier et je continue d’avancer pour atteindre la marque et pouvoir freiner. Mais le frein, ce n’est pas comme sur une moto normale où il est à ta droite, sur ton pied droit, tu vois, il est sur ta… il est sur ta main gauche, ce qui est très bizarre, là où serait l’embrayage ou… ouais. Bref, je fonce là-dedans, j'appuie sur les freins, ça glisse parfaitement, je tire sur le cigare et c'était juste parfait. La rencontre Lobo/Supergirl Comme le rappelle Nikki Novak, le trailer montre la rencontre de Supergirl et Lobo. C'est l'entrée en scène de Lobo dans le film. Ils sont dans un bar où le chasseur de primes est endormi ou évanoui au fond du bar, probablement là depuis des jours à attendre sa prochaine paie. Supergirl a "vidé" tout l'endroit et le vacarme réveille le Czarnien qui veut alors boire encore et tombe sur les deux entrantes, Supergirl et Ruthye. Elles évitent d'alerter le chasseur dont Supergirl connait la réputation et le nom, alors que lui ne sait absolument pas encore qui elle est. Aura-t-on une suite pour Lobo dans l'univers DC ? Il l'espère après une si longue attente pour avoir le rôle. Voici la vidéo de l'interview : Chez Entertainment Tonight Milly Alcock et Jason Momoa étaient également interrogés par Nischelle Turner pour Entertainement Tonight. L'expérience Supergirl Vue après le caméo dans Superman comme un peu "déjantée", comme avait pu le dire James Gunn, Supergirl a une facette plus chaotique présentée dès qu'on la voit au début du film. Alcock rappelle que ce film explore "en quelque sorte son parcours pour surmonter son propre traumatisme et trouver sa résilience à travers ça". Cette ouverture durant les cinq premières minutes nous montrera la Kara la plus désordonnée. Jouer ce personnage est un défi personnel à plus d'un titre. D'abord, elle a dû évoluer en tant que personne dont la vie va profondément changer. Si elle remercie d'avoir eu le privilège d'avoir été choisie, c'est aussi une part de terreur qui s'ajoute dans sa vie, alors qu'elle l'aime simple et paisible. Ce film montre une jeune femme qui va évoluer pour être "bonne", avec le "cœur au bon endroit", mais en passant par des phases que l'on appellera "mauvaises", des défauts. Un ensemble de jeunes filles vont s'identifier au personnage et, pour Alcock, il est important d'accepter aussi ses défauts. Il est pas anormal d'être "désordonnée". Ce qui est compte vraiment est que l'on soit malgré tout une bonne personne. Cela définit la super-héroine, selon elle. Ce film a permis à la jeune femme de devenir avec certitude une actrice. Le démarrage a été délicat, car elle a énormément douté. Elle avait l'impression "d'être face à un tsunami", mais "petit à petit, [elle s'est rendue compte] que [c'était] une question de perspective. Elle a "traversé les différentes vagues" et a grandi. Elle s'est appropriée le film, a beaucoup appris sur elle-même et a pris de l'assurance. Elle l'a comme digéré et a pu au fil du temps le partager grâce à la confiance qu'ont placée en elle Craig Gillespie, James Gunn et ceux qu'elle appelle "la famille". Ensuite, la jeune femme a volé, s'est battue, a même fait un gros travail sur les cascades grâce à sa doublure "Mickey". Elles ont énormément collaboré afin de cadrer les éventuels excès de zèle et ne pas prendre de risques inutiles pour elle et l'équipe. L'actrice la considère comme la véritable Supergirl. Sa relation avec Jason Momoa Soulagée que le secret ait enfin pu être levé, l'actrice juge sa collaboration avec Jason Momoa "comme une expérience vraiment incroyable". L'acteur a dû attendre de nombreuses années et "l'Aquaman le plus cool qui soit" va pouvoir jouer son personnage préféré Lobo. Lobo et Supergirl Réagissant d'abord une peinture de lui réalisée par l'actrice Anya Taylor-Joy, Jason Momoa a aussi abordé son rôle de Lobo dans le film Supergirl et a répondu à la comparaison avec Aquaman. Ce sont 15 ans d'attente pour un moment de bonheur durant lequel il a pu être aligné. Jusqu'alors sa carrière après le Drogo de Game of Thrones était associée à Aquaman. Il a énormément contribué à sa vie. Ce personnage difficile et d'envergure l'a propulsé vers les sommets, ce qu'il ne peut contester. Il a pris énormément de plaisir à saisir le trident et a contribuer à cette univers DC. Lobo est plutôt comme un rêve d'enfant, un peu secret, mais qui lui correspond personnellement davantage. Quant à la dynamique avec Milly Alcock, le côté chasseur de primes a pris le dessus pour devenir comme une blague : Franchement, c'était génial. Elle est incroyable. Elle est… euh… super pro. Elle est drôle. Notre relation, c'est un peu comme si elle ne savait pas qui je suis, et on trouve ça marrant. On se taquine mutuellement. Donc, c'est marrant, et puis, tu vois, on se respecte mutuellement et il y a des moments vraiment sympas. Je ne m'éloigne pas trop. C'est juste que, tu vois, on se taquine tout le temps, parce que je ne suis pas un méchant. Je suis un chasseur de primes. Ouais. Je me dis : « Ça m'est égal. L'argent, c'est l'argent. » Tu vois ce que je veux dire ? Cela promet avec Lobo ! A très bientôt sur Planet Superman pour les prochaines informations sur les films supermanesques ! JA Sources : IGN, The Screen Brief, Variety, USA Today, ComicBookMovie.com, Deadline

  • Quand le casting parle de Superman en marge du Sneak Peek

    En amont puis en marge du CinemaCon 2025 et de sa présentation "The Big Picture" que l'on attendait tout particulièrement, les acteurs principaux et James Gunn répondaient à différentes interviews de Time Magazine à Today en passant par Fandango et Entertainment Tonight, etc. Ils y présentaient leurs visions de leur rôle, de ce que représente Superman et abordent même quelques scènes à l'instar de la vidéo Behind the scenes look diffusée dernièrement pour le Superman Day. Avant le CinemaCon pour Time La rencontre avec David Corenswet On avait en mémoire l'anecdote du neveu d'Henry Cavill qui persistait à dire (à raison) que son oncle était Superman et une approche très humble de Superman qui nous a conduit comme bien des fans à adorer sa proposition au fil des années. David Corenswet prenant la suite il y a quelques mois, différentes questions se sont posées sur sa légitimité, sa compréhension et son appropriation du personnage. Quelques jours avant le CinemaCon 2025, différentes sources évoquaient l'interview accordée par David Corenswet au magazine Time pour discuter de son approche supermanesque. Eliana Dockterman relate sa rencontre avec le nouvel Homme d'acier qui apparait comme tout à fait singulier et décalé du battage médiatique et de la folie d'Hollywood : un acteur hors du sérail qui vit dans la banlieue de Philadelphie en Pennsylvanie, après avoir vécu à Brooklyn quand il cherchait sa voie. La journaliste a été particulièrement sensible à l'accueil dans un restaurant très populaire de la ville, loin de toutes les paillettes. La rencontre se fait tout simplement à la lumière, en débarquant avec sa grande taille, en pull pull bleu et veste en cuir, lunettes de soleil au col et une mèche de cheveu supermanesque, nous dit-elle. Un acteur atypique Père d'une petite fille d'un an et époux d'une actrice, l'acteur issu de la prestigieuse Juilliard a choisi cette ville pour être très proche de sa famille tout en s'accordant une mobilité afin de postuler, puis jouer dans différentes villes du monde. Dans son article, elle révèle l'approche "intellectuelle" et "analytique" que l'acteur adopte depuis toujours et parfois considérée comme source d'une certaine difficulté relationnelle : il pose de nombreuses questions et "aime les bons arguments, [car il veut] juste être convaincu" afin de jouer au mieux. Après sa collaboration avec le scénariste et producteur Ryan Murphy pour les séries The Politician et Hollywood entre 2019 et 2020, il est entré dans la cour des grands avec Twisters (2024) et surtout Superman de James Gunn à venir cette année. Ce film à la production de grande ampleur impose de nombreuses questions pour comprendre le lore et l'univers DC. Grâce à la "patience" de James Gunn qui a accepté ce mode de fonctionnement, les très nombreuses questions de l'acteur ont conduit à une grande performance : David est un casse-pieds parce qu'il pose des tonnes de questions sur chaque petit moment . Mais je pense honnêtement que mes moments préférés ont été ceux où j'étais irrité par ses questions sans fin et où je le laissais quand même faire, pour ensuite le voir transformer ces questions en quelque chose de magique dans sa performance. Le rôle de Superman Le rôle de Superman et plus largement celui d'un super-héros ont très souvent laissé dans la carrière de chaque acteur une empreinte indélébile au point de quasiment les enfermer. David Corenswet est conscient de la place que prendra Superman, mais il accepte cela comme une opportunité et non une crainte : Cela vaudrait-il la peine de le faire si c'était la seule chose que je faisais en tant qu'acteur pour le reste de ma vie ? Je pense que la réponse est oui. Ce rôle il en rêvait et il est à l'aise avec l'idée de l'endosser : C'est une responsabilité étonnante et solennelle que d'être la personne qui incarne ce personnage. Et il n'y a aucune garantie que j'aurais eu une carrière plus intéressante si je ne l'avais pas fait. Je connais beaucoup d'acteurs fantastiques, meilleurs que moi, qui ne seront peut-être jamais vus que par un public de 50 ou 100 personnes dans un théâtre régional. Pourquoi fuir, alors que l'opportunité de réaliser ce rêve était à sa portée. Rien ne garantit que s'en éloigner lui aurait assuré une meilleure carrière. Par conséquent, il embrasse le rôle et va de l'avant. L'acteur supermanesque lucide sur l'ampleur du rôle n'est pas pour autant "anxieux", selon le média. En effet, rappelant l'état "malheureux" évoqué par James Gunn lors de ses déclarations sur le plateau du tournage, la journaliste souligne la sérénité et l'optimisme de Corenswet : Quelle est la pression ? La pression d'être bon ? Je veux absolument être bon. Mais je ne réalise pas le film. Je donne à James des pièces de puzzle, et c'est lui qui choisit lesquelles vont à tel ou tel endroit. Je ne peux pas assumer la responsabilité que James a prise de présenter un film sur Superman au grand public. Mais James est la bonne personne pour le faire. Pour Dockterman, David Corenswet se tient prêt à porter le poids du succès ou non du film et est conscient que sa vie peut prendre une autre dimension, même s'il n'a pas particulièrement l'intention de quitter son domicile actuel. Prenant Nicholas Hoult comme référence, il a échangé avec lui sur les impacts d'une entrée dans une franchise super-héroïque. À la question de l'image ennuyeuse reprochée à Superman, Corenswet pose le sujet en ces termes et répond en citant Grant Morrison : Comparé à Batman et à Spider-Man, il n'est pas dépeint comme ayant un grand tourment intérieur. S'il est invincible, quel est l'enjeu ?Toutes les choses importantes. Vous pouvez être la personne la plus équilibrée et la mieux intentionnée qui soit, les gens mourront quand même. On ne peut pas sauver tout le monde pour toujours. Il est conscient de l'image erronée collée au dernier fils de Krypton et relativise en acceptant le rôle proposée par James Gunn sous réserve de "traiter tout le monde avec gentillesse et respect", comme l'avaient fait Chris Pratt et John Cena. C'est une condition assez inattendue, mais qui montre le mode de fonctionnement de James Gunn et qui explique le relationnel fort que semble entretenir chaque acteur et actrice avec le réalisateur. Pour ce dernier, David Corenswet est Superman en dégageant un certaine gravité propre au super-héros boy scout. Il est Superman, même dans son côté intello. Il écoute de vieux standards de jazz. C'est ce qu'il écoute, comme s'il s'agissait d'une procédure normale. Comme Superman, c'est un homme simple dans une époque compliquée". L'angle singulier du film Time relate l'état d'esprit de Superman/Clark Kent selon Gunn ? Il commence à avoir du succès (dans ses deux emplois) dans cette grande ville clinquante, si loin de chez lui. Il est follement amoureux d'une femme qui n'est pas très sûre de lui. Et il s'est fait quelques amis surhumains qui l'apprécient mais le trouvent naïf. Tous ces nouveaux éléments dans sa vie l'ont quelque peu déséquilibré et, alors qu'il chancelle, nous allons voir où il en est de ses valeurs et de ses choix. » Le deux facettes du personnage seront abordées dans la ville de demain, Metropolis, comme deux métiers différents qu'il assumera avec succès. Gunn présente le lien amoureux, mais Superman devra convaincre la journaliste en même temps que les surhumains de son univers le trouvent naïf. Comme "déséquilibré" par ces difficultés, Superman devra relever les défis et "nous allons voir où il en est de ses valeurs et de ses choix". Le tournage a été exigeant physiquement avec un temps important à se battre et à fuir en plein vol, tout en laissant des traces du fait du harnais, même si Lex Luthor ne serait pas dans les airs. Krypto est dans le film et sera en grande partie en images de synthèse. Il a marqué la bande-annonce par sa entrée spectaculaire. Au final, Corenswet répond aux questions sans pour autant divulguer l'intrigue et les détails du film. Le montage encore en cours, il n'a pas connaissance du film dans sa version finale. Et Lois... bien sûr Au cours de cet article, le média rapporte le point de vue de James Gunn concernant l'importance du personnage de Lois Lane dans le film avec la scène de l'interview d'une durée de 12 minutes avec Lois et Clark. En deux jours de tournage, ce qui représenterait 10% du film a été tourné et pour Gunn, l'élément palpable dès le premier jour est l'alchimie incroyable entre Rachel Brosnahan et David Corenswet. [...] Voir l'énergie et la magie entre lui et Rachel était impressionnant, sans parler du fait qu'ils étaient tous les deux incroyablement préparés. C'était un énorme soulagement. Il nous tarde donc de voir le film pour ressentir tout cela. Du CinemaCon au sneak peek ! Une preview (avant-première), évoquée par les trois acteurs sur les réseaux quelques heures plus tôt et comme rattachée au film Minecraft en salle, avait été diffusée lors de la convention. En marge de celle-ci, les médias ont interrogé James Gunn et les acteurs principaux sur cette preview à peine diffusée et sur les différents points concernant les relations entre les personnages ou l'intrigue que l'on pouvait imaginer. Via ces interviews, on approfondit ou complète les précédentes révélations. Le lien Krypto/Superman Avec Fandango, le lien entre Superman et Krypto le Super-Chien a été approfondi dans la mesure où cela pu choquer (en France en particulier) ou interrogé. David Corenswet présente leur relation ainsi : Krypto a besoin de Superman. Superman n'a pas besoin de Krypto. Krypto est juste dans une sorte de famille d'accueil. Superman s'occupe de ce chien. Il aime les chiens, comme la plupart des gens, mais Krypto, comme l'a décrit James, est le pire chien du monde doté de super-pouvoirs. Il passe son temps à détruire la Forteresse de Solitude, à chasser les animaux sauvages et à s'attirer des ennuis sans jamais écouter. Et bien qu'il y ait beaucoup d'amour et d'affection entre Superman et le chien, c'est honnêtement plus d'ennuis que ça n'en vaut la peine. Le Super-Chien est lié à Superman, avec une histoire riche notamment lors du Silver Age, mais Supeman reste l'élément principal. De la préparation au rôle de Superman Comme nous avons l'évoqué à plusieurs reprises durant sa phase de préparation, la transformation de David Corenswet a été un énorme travail avec le coach Paolo Mascitti pour devenir L'homme d'acier. Chez Entertainment Tonight (ETO), l'acteur répond à la question de la préparation physique comme mentale en tissant un lien entre ces deux objectifs : David Corenswet [DC] : Je pense que c'est arrivé en même temps que j'ai commencé à faire de la musculation et James m'a dit ensuite : "Je veux que tu travailles tes épaules et ta vulnérabilité". C'est vrai. Euh et euh donc environ un mois après le début de ma routine de muscu intense, j'ai réalisé que je me préparais mentalement pour le rôle en passant chaque jour plusieurs heures tout seul à soulever des choses très lourdes. Il y a une certaine solitude qui s'installe dans la salle de sport et vous êtes juste là avec vous-même et c'est vous qui êtes le seul à vous tenir responsable. Bien sûr, Paolo, mon entraîneur, l'était, mais il y a quelque chose... James Gunn : Oh Paolo va être si content... DC : Il mérite d'être mentionné... mais je pense que Superman a une certaine solitude solennelle dans laquelle il veut désespérément être connecté à l'humanité... et il ne sera jamais tout à fait l'un d'entre eux. J'ai donc trouvé un petit morceau de cela dès le début. Deux dimensions étaient importantes pour le rôle : une dimension physique de puissance pour "remplir" le costume et une dimension mentale, morale voire philosophique qui donne à Superman son aura. Le réalisateur a présenté cela sous une forme de "vulnérabilité". Le trio d'acteur Dans la suite de l'échange avec ETO, James Gunn confirme que le trio a apporté cette dimension vulnérable par leur jeu : C'était terrible. Dès qu'il est arrivé sur le plateau, il était... Non, écoutez, je veux dire que ce type est unique en son genre. J'ai su dès que j'ai reçu sa cassette, sa première cassette d'audition, qu'il y avait quelque chose de vraiment spécial chez lui, et c'est la même chose pour les deux autres acteurs. C'est le meilleur groupe de trois acteurs avec lequel j'ai jamais travaillé. J'ai travaillé avec de bien meilleurs groupes de deux acteurs. Mais ce trio est le meilleur des trois en termes de trio. Je n'ai jamais eu de trio. Non, non, non, j'ai eu l'impression que c'était une expérience amusante. Je pense que dès le début, nous voulions faire un film sur l'espoir. Nous voulions faire un film sur la bonté des gens. Nous voulions faire un film sur la gentillesse dans un monde qui en est si souvent dépourvu. C'est de cela qu'il s'agit dans ce Superman. C'est la raison d'être du personnage. C'est de cela qu'il s'agit. Ce n'est pas tellement ton personnage. C'est un morceau de xxxx, mais les deux autres. Le trio d'acteurs avait pour tâche de donner du sens à Superman et à ce qu'il représente. Il semble que l'aspect vulnérable est un point fondamental pour différencier Superman de tous par sa bonté. Ils auraient réussi selon le réalisateur à atteindre cet objectif par leur talent. Lois/Clark une évidence ? Comme nous avons pu le mettre en avant sur Planet Superman, la question de l'évidence du lien entre Lois Lane et Clark Kent/Superman est souvent un des ressorts scénaristiques utilisés. Le film Superman abordera leur relation également et, pour Fandango, Rachel Brosnahan a abordé ce lien après un postulat de départ peu commun : Clark/Superman est follement amoureux de Lois, mais Lois n'en est pas si sûre. Elle n'en est pas si sûre à ce stade. Ils apprennent qu'ils ont manifestement des valeurs communes. Ils croient tous les deux à la recherche incessante de la vérité et de la justice, mais ils s'y prennent de manière totalement opposée. Ils ont des visions du monde complètement différentes. Il est radicalement tourné vers le présent et cherche toujours à faire la prochaine bonne chose, mais cela signifie parfois qu'il ne pense pas aux implications de cette prochaine bonne chose sur, vous savez, les autres bonnes choses qui doivent être faites, et elle est quelqu'un qui se targue d'avoir 10 longueurs d'avance sur tout le monde à tout moment. Elle ne fait confiance à personne ni à rien tout de suite. Et il pense que tout et tout le monde est beau. Un Superman naïf ? Dès lors la question d'une certaine naïveté de Superman pose débat au sein des acteurs jusqu'à ce que David Corenswet n'approfondisse ce point qui tend à décrédibiliser le personnage à tort : David Corenswet [DC] : Eh bien, parce que la naïveté implique que l'on rate quelque chose et tout le monde rate quelque chose, mais je pense que Superman sait qu'il rate quelque chose à propos des gens. Il veut éviter les mauvaises choses. Il veut voir les bonnes choses. Je crois qu'il pense que si on se concentre trop sur les mauvaises choses, ce qu'il a tendance à penser que Lois fait en tant que journaliste et qu'elle doit poser les questions difficiles, c'est juste une question de pourquoi passer du temps à penser à toutes ces choses terribles alors qu'on a fait de bonnes choses aujourd'hui et qu'on pourrait se concentrer sur ces choses-là. Rachel Brosnahan [RB] : Et elle est un peu comme "nous pourrions absolument faire cela", mais nous devons aussi parler du monde tel qu'il existe réellement. DC (avec humour) : Nous pourrons en parler une fois rentrés à la maison. {...] James Gunn : Je pense qu'il s'agit d'une différence philosophique fondamentale. Il pense que le caractère sacré de la vie est de la plus haute importance, quoi qu'il arrive. Vous ne laissez jamais personne mourir. Elle est utilitariste. Elle pense qu'il faut faire le plus de bien possible au plus grand nombre, quelle que soit la façon dont on s'y prend, et elle voit bien que ce n'est pas toujours le cas. Il s'agit de deux structures éthiques différentes, ce qui pose des problèmes dans leur relation pratique. RB : Ils sont aussi magnétiquement attirés l'un vers l'autre. L'autre chose, c'est que l'amour est quelque chose que personne ne peut expliquer et dont elle ne peut certainement pas se défaire par la logique. Ils font naître l'amour et leur relation fait ressortir l'humanité en eux. Et c'est l'une des raisons pour lesquelles il s'agit de l'une des histoires d'amour les plus durables de tous les temps. Les acteurs abordent donc cette problématique de la nature positive de L'homme d'acier jusqu'à la "naïveté" avec nuance, tout en réfléchissant au mental et aux principes de leur personnage. Sans tomber dans le cliché ou dans l'évidence, ils ont étudié les différents personnages et cherchent à leur donner du relief pour proposer une histoire de qualité. La vulnérabilité souhaitée serait contrebalancée par la force de Lois Lane. L'actrice a indiqué à ETO le travail du personnage par James Gunn pour mettre en valeur cette caractéristique de l'intrépide journaliste dans la continuité des actrices précédentes en parallèle d'une recherche de compréhension du journalisme qu'elle avait mentionnée durant d'autres interviews : James nous a donné une très bonne feuille de route. James a passé plus de temps avec ces personnages que n'importe lequel d'entre nous à ce moment-là. Et puis à partir de là, nous avons eu beaucoup de conversations sur la place de ces personnages et pour moi de Lois dans le canon de ceux qui l'ont précédé et vous savez, sur la place de cette relation dans ce canon aussi. Ce travail particulier du personnage, fruit du dialogue avec le réalisateur, doit donc offrir une touche personnelle orientée journalisme. Elle évoquait cela chez Today le 4 avril dernier lors de la promotion du film The Amateur en répondant à la question "comment avez-vous décidé quel genre de Lois vous vouliez jouer ?" : Je vous ai appelé et vous n'avez pas répondu au téléphone... Non, j'ai parlé à quelques journalistes, juste pour entrer dans vos têtes et trouver ma voie d'une manière que vous ne verrez probablement pas à l'écran, et j'ai parlé à James Gunn qui a réalisé et écrit le projet, il a vécu avec ces personnages pendant si longtemps, et donc oui, mais vous savez, nous rendons hommage et nous aimons toutes les différentes versions d'elle [NDLR : Lois] qui ont existé dans le passé, et j'ai dû trouver ma propre voie. Pas une origin story Chez Collider avec Steven Weintraub (diffusion le 7 avril), l'actrice apportera en marge de la promotion de The Amateur des précisions sur le film Superman et la relation particulièrement en construction entre Lois et Clark/Superman pour révéler aussi que ce "ne sera pas une autre histoire d'origine" avec un certain nombre de doutes comme évoqués plus haut : J'aime aussi le fait qu'il ne s'agisse pas d'une histoire d'origine. Nous avons vu l'histoire d'origine si bien faite à plusieurs reprises, mais nous arrivons dans un monde qui existe déjà - Lois et Clark travaillent au Daily Planet, les monstres existent à Metropolis, Lex Luthor a LuthorCorp. Nous arrivons à un moment de leur relation que je n'ai jamais vu auparavant, c'est-à-dire qu'ils sont ensemble depuis environ trois mois. Ils se posent des questions sur l'avenir de leur relation. Ils ne savent pas s'il s'agit d'un simple flirt ou d'une relation qui pourrait être éternelle, ils ont des visions du monde vraiment opposées et ils se heurtent l'un à l'autre de cette manière. Le travail de James Gunn vise à proposer un point de départ singulier à savoir introduire le récit dans un monde déjà établi avec des héros, des monstres et Lex Luthor, où Lois Lane et Clark Kent travaillent déjà au Daily Planet et ont une relation naissante. Le film explorerait les premiers stades de leur relation comme tout couple s'interrogeant sur sa longévité potentielle, tout en montrant les points de vue différents. L'approche est ainsi originale et réaliste tout en donnant des éléments de réflexions sur les valeurs et la philosophie des personnages. La scène de l'envol supermanesque Scène emblématique de tout film Superman, le baiser dans le ciel est un passage obligé au sein du film. Vue de nouveau dans la dernière vidéo, ETO interrogeait le groupe au sujet de la préparation de cette scène dont, de toute évidence, l'expérience n'a pas été vécue tout à fait de la même manière par les acteurs, tout en témoignant d'une belle complicité au sein de l'équipe : Rachel Brosnahan [RB] : David, de quoi te souviens-tu le plus [NDLR : au sujet de cette scène] ? David Corenswet [DC] : Je veux dire tous les oignons que tu as mangés. Et bien c'est c'est c'est beaucoup. Je veux dire que c'est beaucoup moins romantique quand tu es hissé dans les airs par tes sous-vêtements. Um, ce qui est essentiellement la façon dont les harnais fonctionnent. James Gunn [JG] (taquin): Il a un testicule de moins que vous [NDLR : que l'interviewer]. DC (en riant) : Un de moins. Journaliste ETO (riant également) : Oui. Les sacrifices que vous avez faits pour ce film. Cela avait l'air épique quand même. Ça a l'air bien. RB : J'ai passé un bon moment. J'ai l'impression que c'était la première fois que je volais quand on a tourné ça. Donc j'ai le sentiment que je suis arrivé et que je me suis dit : "C'est génial. On est suspendu dans les airs et on va s'amuser". Et David a dit : "C'est merveilleux, ça fait trois mois que je fais ça". Mais c'était génial, on attendait cette scène depuis si longtemps. DC : C'était après qu'ils aient dit "coupez" à chaque fois qu'on pouvait rester là et se regarder l'un l'autre. RB : ...un ballet aérien DC : Oh oui, on a fait un petit ballet aérien. JG : Je dois admettre que la seule fois où j'ai pleuré, si vous vous souvenez bien, c'était la seule fois où j'ai pleuré, et je ne pleure pas tant que ça, j'ai pleuré deux fois. DC : On pleure beaucoup quand on ne travaille pas. JG : A propos d'autres choses, à propos du vide de ma vie. J'ai pleuré avec vous, j'ai été ému par la scène, j'ai commencé à pleurer et Rachel m'a demandé comment ça s'était passé et je lui ai dit : "Regarde ça, je crois qu'on l'a" et je lui ai dit : "Et c'était si beau". Et c'est le plan qui est dans le film qui m'a fait pleurer. Rachel Brosnahan donnera des précisions chez Collider sur ce que rapportait déjà Time au sujet de Lois (voir plus haut) par la voix de James Gunn avec cette scène iconique, qui correspondait à leur première scène ensemble comme à celle de leur audition : RB : Mon premier jour de tournage a été consacré à une scène de 10 pages avec David, que nous avions auditionné. Nous avons tourné cette scène pendant deux jours et le fait de pouvoir le faire nous a permis de poser les fondations de ces personnages que nous avons dû suivre pendant le reste du film. Ce passage du film est donc fondamental pour l'histoire et la relation Lois/Clark. Techniquement délicate, mais émotionnellement forte, cette scène est un classique que le réalisateur a voulu mettre dans les bandes-annonces. Elle a été un moment particulier du tournage servie par la musique de John Murphy avec un thème spécifique sur l'amour. JG : John Murphy a écrit la partition, le thème de l'amour pour le film, et nous avons joué la partition pendant le tournage. Et il y a eu un moment où je me suis dit "Oh mon Dieu, c'est le genre de film que j'aurais aimé voir quand j'étais enfant ou jeune", juste cette sensation cinématographique magique que vous avez quand vous êtes assis dans la salle de cinéma et que vous vous sentez si heureux et que vous commencez à aimer les gens qui vous entourent. Lex Luthor trouble-fête ? Dans l'interview à Fandango, le rôle de Lex Luthor est bien sûr abordé par Nicholas Hoult et James Gunn, en se fondant sur le riche héritage comics : Nicholas Hoult [NH] : [... Lex] a une histoire tellement riche et merveilleuse, je veux dire qu'il a été incarné par tant d'acteurs merveilleux et dans les bandes dessinées, de brillants écrivains et artistes l'ont interprété, mais aussi en vous entendant parler des différences dans leurs idéologies, vous voyez. Lex est un peu dans cet objectif final implacable et cela signifie qu'il justifie tous les moyens possibles pour y arriver. Il ne se soucie pas des conséquences de tout ce qu'il est prêt à mettre en jeu pour atteindre ses objectifs et il pense qu'il a raison dans sa poursuite aussi. Donc... mais je veux dire que la principale chose qui m'a amené à ce film est que James a écrit un scénario merveilleux. Les dialogues sont fantastiques. Le monde est riche et entièrement imaginé à partir de l'univers que vous créez. Et puis il a choisi des personnes merveilleuses dans ces rôles, sans m'inclure dans cette déclaration, mais ces deux-là. C'est juste une merveilleuse exploration de ce que ces personnages pourraient être. James Gunn : Je crois... Je pense que Lex croit en la recherche scientifique de la même façon que Superman croit en la vie. Il abandonnerait n'importe quoi pour apprendre quelque chose de nouveau sur la science. Il laisserait des gens mourir, il laisserait tout arriver parce que c'est la science qui compte. Et faire le prochain pas, même si ça doit détruire la planète entière, il n'aurait pas la culpabilité d'Oppenheimer. Il serait juste comme je l'ai fait, j'ai trouvé le prochain pas, et c'est tout ce qui compte pour lui. NH : C'était nécessaire. L'approche autour de Lex Luthor est celle du scientifique ayant une certaine vision de Superman. Sera-t-il déterminé voire extrême jusque dans une certaine folie... ? Rasé par son fils pour le rôle, Nicholas Hoult a précisé auprès d'ETO le plaisir particulier qu'il a eu à interpréter Lex : L'une des choses les plus excitantes pour moi est qu'il s'agit d'un film que je suis ravi qu'il puisse regarder et, comme vous [NDLR : James et le duo Rachel/David] le disiez, j'ai vécu des moments magiques sur le plateau en voyant l'imagerie dont James s'est inspiré dans les bandes dessinées et en les voyant prendre vie à l'écran. J'ai eu des moments où je me disais « Ça va être magique et j'ai hâte de partager ça avec lui au cinéma ». Ce sera donc très spécial et, égoïstement, l'autre jour, j'ai vu la figurine de Lex Luthor et j'ai hâte de l'acheter et de l'offrir à mon fils et de lui dire : « C'était surréaliste ? Parce que quand je joue, je peux être comme... Je peux faire la voix. Je peux réellement être. Je peux le faire. Je peux me souvenir de toutes les répliques. Je peux être une reconstitution amusante. James Gunn précisera d'ailleurs un certain paradoxe, car Nicholas Hoult est un acteur d'une extrême douceur : J'ai toujours eu l'image d'un Lex grand et long qui porte des costumes magnifiques. C'est un personnage vaniteux. Il a été inspiré par certains des acteurs les plus vaniteux de Lex, ce qu'il [NDLR : Nicholas Hoult] n'est pas du tout d'ailleurs. C'est de loin la personne la plus gentille sur le plateau, pour de vrai, et le fait qu'il joue Lex rend les choses tellement amusantes. Mais je ne sais pas ce qui fait que tant de meilleurs méchants à l'écran sont joués par les personnes les plus gentilles. C'est affreux. Et tant de grands héros sont joués par les plus grands salauds qui soient. Comment Hoult aura-t-il donné de l'impact à Lex Luthor dans le film ? C'est un élément qui aura son importance pour contribuer au succès du film. L'hommage à Christopher Reeve et à l'histoire Durant le tournage, les fans avaient pu voir Will Reeve faire un caméo dans le film qu'il a ensuite commenté pour TMZ et lors des Emmy Awards 2024. De même, l'équipe avait eu une diffusion privée du documentaire Super/Man: The Christopher Reeve Story qui a touché le monde les mois suivants, au début du tournage. James Gunn évoque ainsi à ETO le lien à l'histoire de Superman avec différentes visites illustrant "l'héritage". James Gunn : Je pense que nous n'avions pas seulement Will Reeve sur le plateau, mais aussi les petits-enfants de Jerry Siegel au Daily Planet, qui est l'un des créateurs de Superman, et c'était vraiment cool d'être attaché à l'héritage actuel de ce merveilleux personnage et que cela fasse partie de notre identité. Tous les comics, tous les plus grands dessinateurs et écrivains de Superman des 40 dernières années sont venus sur le plateau et se sont assis avec nous, et ces gars-là pleuraient. C'était la scène où il jette son bureau en travers et où vous jetez son bureau en travers. David Corenswet : Je ne l'ai pas dévoilé dans une interview plus tôt, mais c'était une scène géniale. Nicholas Hoult : Nous avons également pu regarder le documentaire sur l'histoire de Christopher Reeve, que vous avez montré et qui est une façon spéciale de commencer ce voyage. Autour de la convention et à la suite de la diffusion du Sneak Peek, les langues ont commencé à se délier autour de toutes les informations conservées jusqu'alors par les acteurs et James Gunn. On en a appris déjà un peu plus... Affaire à suivre sur Planet Superman. JA

  • News Supergirl : la communication continue entre EW et les coulisses !

    On revient sur Supergirl quelques minutes ensemble puisque nous avions évoqué pendant la semaine de la sortie de la nouvelle bande-annonce une interview de Craig Gillespie chez Entertainment Weekly, suivi d'une nouvelle vidéo des coulisses du film, un petit "Behind the Scene" de Supergirl ! Egalement, la communication autour du film continue avec des visuels, un merchandising qui s'étend et une Milly Alcock en interview et sur les réseaux... Craig Gillespie chez Entertainment Weekly Peu avant la sortie du teaser trailer du film le 31 mars était publiée une interview du réalisateur du film, Craig Gillespie, chez Entertainment Weekly , un peu dans le même esprit que l'année dernière en juin pour Superman avec James Gunn et le trio d'acteurs phare. Les parents de Kara sont là Craig Gillespie répond aux questions du média et en particulier révèle David Krumholtz dans le rôle de Zor-El que l'on verra dans le trailer aider à la fuite spatiale de sa fille Kara durant les derniers instants de la planète Krypton. Par la même occasion, cela lève le voile sur l’un des défis les plus ambitieux du film : "donner vie à la planète Krypton" de façon inédite et connecter cela à la psychè de l'héroïne. Nous nous sommes vraiment penchés en profondeur sur Argo et Krypton. C'est un élément essentiel de sa [NDLR : du personnage de Kara] personnalité. Gillespie présente l'acteur (dans ce nouvelle bande-annonce) et sa partenaire Emily Beecham jouant Alura In-Ze comme un duo d'acteurs d'un calibre supérieur pour incarner ces nouveaux personnages au cinéma dans un univers en construction (et destruction). Si la fin de Krypton est généralement vue comme se déroulant en un seul jour, il s'agit de donner vie à la planète, à son peuple et à sa culture dans la continuité du Superman de 1978. Pour aller plus loin, il dit avoir "mené une enquête très approfondie sur Argo [la ville où Supergirl est née] et Krypton", sur son passé et sa famille afin de "comprendre qui elle est en tant que personne et ce qu’elle a vécu là-bas pendant ses années de formation". Les El sont une famille de haut rang et il a "essayé de s'appuyer sur son statut sur Krypton". Son père Zor-El était un scientifique et un universitaire aux relations établies dans un monde d'opulence. Celles-ci associées à la perdition à venir d'une civilisation qui se sentait comme invulnérable, constituent pour le réalisateur des éléments extrêmement intéressants afin comme le dit Gillespie "de cerner et d'approfondir la personnalité et la tendance à l’autodestruction qu’elle affiche lorsque nous la rencontrons au début du film". Un western spatial Les mini-teasers antérieurs et les messages sur les réseaux sociaux montraient différents mondes en "carte postale" et, en effet, il révèle que les acteurs ont dû apprendre cinq langues entièrement originales - dont le kryptonien - et que le film nous fait voyager sur "près de neuf planètes à l'apparence et l'atmosphère propres". Dans ce film qui se veut "à mi-chemin entre True Grit (1969) et John Wick (2014) avec des super-héros". L'histoire est présentée comme la rencontre d'une jeune fille Ruthye (Eve Ridley) et de la fétarde et désabusée Kara Zor-El. La première est une jeune extraterrestre partie à la recherche de la cousine de Superman afin de "traduire en justice" le monstre qui a tué sa famille, Krem des Collines Jaunes (incarné par Matthias Schoenaerts). La seconde, Kara, a une motivation également personnelle pour mener à bien cette mission puisque lors d’une première rencontre avec Krem, l’adversaire a empoisonné son super-chien, Krypto, qui mourra dans trois jours si elle ne trouve pas l’antidote que Krem garde sur lui. On retrouve le thème classique de la vengeance dans un cadre de western avec le parallèle de Mattie Ross sollicitant les services de l'US marshall Reuben "Rooster" J. Cogburn (John Wayne) pour 100 dollars pour venger la mort de son père ET la vengeance de John Wick (Keanu Reeves) profondément touché par la mort de sa femme dont le dernier cadeau, une chienne, est tué froidement. Krypto est le dernier vestige de la vie de Kara sur Krypton avant la destruction de sa planète natale. Cet événement est le trauma à l'origine de la désespérance de la Kryptonienne et la mort imminente de son fidèle compagnon est la source de sa motivation et de sa combativité pour traquer le vilain au service de la jeune fille. Cette traque les amène sur différents mondes au cours d'un voyage spatial, comme dans la référence citée par Gillespie, Le Cinquième Élément (Luc Besson, 1997). Ce film créait tout un univers de personnages "hauts en couleur" et constitue une inspiration pour le réalisateur de Supergirl . Construction du personnage Nous nous sommes vraiment penchés en profondeur sur Argo et Krypton. C'est un élément essentiel de sa personnalité. Dans cet interview, Gillespie présente la vengeance, mais aussi le puissant lien entre Krypto, Kara et Krypton. Les origines de Supergirl et sa planète sont essentielles pour comprendre le personnage dans son essence. La désespérance ressentie par la jeune femme au fil des années explique la part d'autodestruction de Supergirl dès la fin du film Superman et les souvenirs de Krypton mourant seront disséminés tout au long du film pour mettre en place le cadre mental d'une Kara perdue qui cherche sa voie. Cependant, Krypto offre le pendant sensible mais réel aussi d'un bonheur, d'une vie et d'une infime lueur d'espoir. Le film nous montrera une traque, une quête et son cheminement avec Ruthye vers une certaine rédemption. Le "Behind The Scene" s'annonce avec l'affiche ! Dans le prolongement de la deuxième bande-annonce et des apéritifs de la veille, une petite vidéo des coulisses du tournage d'une minute et 19 secondes a été publiée. On y retrouve également James Gunn, producteur et co-CEO de DC Studios, le réalisateur Craig Gillespie, Jason Momoa/Lobo et Milly Alcock/Supergirl/Kara Zor-El qui commentent la particularité de Supergirl par rapport à Superman, comme celle de Kara par rapport à Kal-El/Clark Kent. Une force avec laquelle il faut compter. Supergirl – en salles le 26 juin. Ils n'ont pas du tout la même mentalité ni la même façon de voir la vie du fait de leur parcours si différent. La douleur est aux fondations d'une grande part de sa vie. C'est pourquoi elle cherche sa place... mais pas en tant que sidekick (acolyte ou partenaire) d'un héros. Elle est une héroïne à part entière, badass, "rock and roll" et le film tentera de nous montrer tout cela plus encore. La dynamique de type buddy movie avec Lobo notamment reste également en place, mais l'héroïne reste la vedette de son film comme l'illustre la nouvelle affiche du film : Êtes-vous également intéressé(e) suite au visionnage de ce petit behind the scene ? Nous aurons sans doute une version longue par la suite publiée comme on a pu l'avoir pour Superman l'an dernier. Milly Alcock en interview Fin mars également l'actrice était chez Vanity Fair pour une nouvelle interview à laquelle les abonnés du média peuvent avoir accès. On y retrouve son parcours et sa carrière de jeune actrice très tôt entre peur, trac et aussi volonté de réussir malgré tout. Depuis Petersham près de Sydney à Atlanta, Los Angeles et Londres son lieu de résidence, la jeune femme a franchi différentes étapes jusqu'à cette dernière qui la propulse en tant que Supergirl. On y notera qu'elle a commencé à démarcher des agences artistiques par téléphone à seulement 13 ans, décrochant son premier rôle à la télévision pendant sa dernière année de lycée ( Wonderland en 2014). On connait ensuite son parcours , Fighting Season et Pine Gap en 2018, puis son rôle dans le court-métrage Furlough en 2020 et le rôle majeur de Meg dans la série Upright (2019-2022) jusqu'à la première consécration majeure House of the Dragon (2022-2024). La crise mondiale du Covid a mis en doute le monde entier, l'actrice aussi, mais elle s'est accrochée jusqu'à Sirens dernièrement (2025) et bien sûr Supergirl . Pour Vanity Fair, elle rappelle sa singularité dans ce monde hypermédiatisée et cette sensation de décalage, au point d'en faire des cauchemars récurrents dans lesquels elle se tient au pied d'un tsunami qu'elle interprète désormais comme "une métaphore de la vague d'attentes qui entoure le film". La pression liée à l'interprétation d'un rôle de super-héroïne emblématique a été intimidante, comme précédemment la panique lui faisait douter d'elle avant qu'elle ne surmonte à chaque fois ses peurs et ne parvienne à avancer. Dans Supergirl , Alcock décrit son personnage comme quelqu’un qui "n’essaie pas de sauver le monde, mais simplement de sauver le sien", établissant un parallèle avec son propre parcours personnelle. Elle a délibérément évité de demander conseil aux actrices qui ont incarné ce rôle avant elle et quand on l'interroge sur les critiques formulées par des cinéastes comme Martin Scorsese et Ridley Scott (en 2021...) sur le genre super-héroïque, elle les écarte de la main. Elle est également consciente des commentaires sur le fait qu'une femme soit une héroïne, comme l'évoque Variety . Cela m’a vraiment fait prendre conscience que le simple fait d’exister en tant que femme dans cet univers est quelque chose que les gens commentent. Nous nous sommes habitués à cette étrange appropriation du corps des femmes. Je ne peux pas vraiment les en empêcher. Je ne peux qu’être moi-même. Elle dialoguait avec Craig Gillespie sur son approche du personnage avant le tournage. Cela illustre une constante et une certaine nécessité aussi : être elle-même pour porter le personnage semble être la meilleure chose à faire. Je ne sais pas comment être cette personne. Je suis juste moi-même. Elle se prête malgré toutes les sollicitations au jeu des questions/réponses, comme l'exige son métier, tout en respectant son côté naturel : Pêle-mêle, voici les questions posées et ses réponses lors de son "Vanities Vision Board" : Les réalisateurs pour lesquels elle rêverait de jouer ? Greta Gerwig ( Barbie en 2023) , Jim Jarmusch ( Down by Law en 1986, Broken Flowers en 2005, etc.), Bong Joon Ho ( Parasite en 2020, Snowpiercer en 2013, etc.), les frères Benny et Josh Safdie ( Uncut Gems en 2019, Good Time en 2017, etc.), Nathan Fielder (The Curse en 2023-2024). La décennie de ses rêves pour être acteur ? Maintenant, car les opportunités pour les femmes d'avoir des rôles à Hollywood sont les meilleures. Le(la) partenaire idéal(e) pour une scène d'action ? Mia Goth Sa langue rêvée à apprendre pour un rôle ? Le Français, si sexy ! Le rôle de sa vie dans un biopic ? Björk ou Kylie Minogue Le genre sur lequel elle aimerait travailler ? Le mockumentaire La série télévisée de ses rêves dans laquelle elle aimerait faire une apparition ? Euphoria La personne la plus rêveuse avec laquelle elle a travaillé ? Meghann Fahy ( The White Lotus , 2023) Son invité de rêve pour un dîner ? Heath Ledger ou Amy Winehouse Le métier de ses rêves quand elle était enfant ? Actrice ! Sa journée de congé idéale ? Sur une plage près de l'océan quelque part. Elle fait un sauna, puis trouve un café, s'installe pour manger du poisson crue en carpaccio au soleil et elle lit. Elle tombe ensuite sur un ami par hasard et ils partent diner. Ils mangent, boivent et fument ensemble, avant qu'elle ne file au lit. On verra la jeune actrice après Supergirl dans la comédie Thumb avec Sofía Vergara et Kate McKinnon, et dans le thriller Hot Mother avec Toni Collette. Installée à Londres, elle continue à profiter d'une vie qu'elle veut simple, une vie tranquille sans excès et normale, avec son petit ami chef cuisinier et son nouveau chaton sans se soucier de chercher à soigner son image de marque. Je suis juste une jeune femme de 25 ans qui vit à Londres. Je n'essaie pas de me créer une image de marque. La promotion se met en place DC met en avant la marque Supergirl avec des animations réalisées par des partenaires qu'on a déjà vus pour Superman, comme Funko avec les personnages de Supergirl, Krypto et aussi Lobo armé de sa chaine pour les fans : De nouveaux autocollants viennent d'arriver dans votre fil d'actualité. Recherchez « Supergirl » pour créer vos stories à partir de ce mot et découvrez le film en salles dès le 26 juin. Les éléments de merchandising (produits dérivés) sont désormais lancés dans la boutique DC avec notamment des produits portant des textes en langues inconnues dont le kryptonien, comme l'évoquaient les interviews : De nouveaux produits dérivés #Supergirl sont désormais disponibles sur DC Shop. Le Daily Planet parle de la Kryptonienne avec un article de Clark Kent naturellement. Vous trouverez sur le réseau social Instagram la newsletter dédiée, rattachée au compte Superman et utilisée l'an dernier pour la promotion du film de L'homme d'acier : Clark Kent présente dans cet article Supergirl comme la nouvelle héroïne arrivant à Metropolis et qui fait "sensation dans les airs". Il révèle qu’elle partage deux points communs essentiels avec Superman : tous deux sont originaires de la planète Krypton et ils font partie de la même famille — Superman a une cousine. Bien qu’elle possède les mêmes pouvoirs que son célèbre parent, l’article laisse entendre que Supergirl adopte une approche plus libre et moins conventionnelle dans sa lutte pour la justice. Une introduction en bonne et due forme de Supergirl pour les habitants de Metropolis ! Des dates vers un joyeux anniversaire ! Deux mentions de dates avant d'oublier. La première est la date de la sortie française du film décalée du 26 juin au 1er juillet 2026 , comme vous avez pu l'apercevoir en fin de bande-annonce française (VF). Nous verrons donc le film en France après les États-Unis, donc gare au divulgations ! Enfin, la jeune actrice australienne est née le 11 avril en Nouvelles Galles du Sud à Sydney dans le pays continent. Elle fête donc ses 26 ans pour son film qui sortira aux États-Unis le 26 juin 2026... Les nombres ont parlé et... bel anniversaire Milly ! A très bientôt sur Planet Superman pour les prochaines informations au sujet de Supergirl ! JA

  • News Supergirl : nouveau trailer !

    Ce lundi, alors que nous faisions le point sur les informations du film, le film Supergirl a refait parler de lui avec un teaser et une série de mini- teasers de quelques secondes avec un objectif clair : annoncer la publication d'une nouvelle bande-annonce ce mardi ! À trois mois de la sortie en salle, on attendait donc de nouvelles révélations sur le film afin d'entretenir l'engouement dans la dernière ligne droite. DC Studios a de nouveau appuyé sur le bouton ce mardi 31 mars à 18h afin de proposer en 2 minutes 52 une vision plus complète de Supergirl. Dans le prolongement de la première bande-annonce de décembre et des apéritifs d'hier soir, nous retrouvons une Kara Zor-El badass, sensible et particulièrement prête à en découdre pour assumer la vengeance de la jeune Ruthye/Eve Ridley. La bande-annonce de ce soir approfondit les images précédentes sur la musique soul de Jimmy Ruffin, What Becomes of the Brokenhearted (1966). Elles sont présentées dans une ambiance ambivalente : entre une certaine tristesse qui va d'une certaine manière constituer la source alimentant la vengeance à venir et une dynamique de type buddy movie avec Lobo d'une part et Ruthye de l'autre face à un méchant Krem sans pitié, incarné par Matthias Schoenaerts. Partiellement convenu quant à l'ennemi, le trailer développe davantage plusieurs aspects : le lien de la Kryptonienne au super-chien Krypto alors qu'elle voyage avec lui de planète en planète, entre fiesta et vie en duo jusqu'à la rencontre dramatique avec Krem des Collines Jaunes, le lien à Superman qui apparait comme dans le teaser de la veille, la mélancolie enfouie chez Kara dévastée par le drame kryptonien et son départ d'Argo City peu avant l'extinction grâce à l'action ultime de son père Zor-El, que l'on voit pour la première fois sous les traits de David Krumholtz, la rencontre avec Ruthye et le début de leur périple suite à la mort du père de la jeune fille, de la bagarre évidemment et sa rencontre avec Lobo au cours d'une rixe, la manifestation de sa puissance dans l'espace et au combat pour protéger la jeune fille, l'intervention musclée de Lobo sur sa moto et avec sa célèbre chaine, enfin, l'interaction forte avec la némésis Krem, pervers et qui se nourrit de la douleur des autres. La morale du personnage de Supergirl et sa motivation seront mis à rude épreuve comme un voyage initiatique pour développer sa personnalité et trouver sa place dans l'univers. Le tout est porté par une musique de toute beauté parfaitement en phase avec l'état d'esprit de la protagoniste. Pour elle, "la vengeance ... n'effacera pas la douleur", toutefois elle va transcender sa douleur, sa souffrance et chercher la lumière en nous proposant à l'écran la voie vers une certaine paix intérieure et son salut. Voici la vidéo en VO : N'hésitez pas à activer les sous-titres avec traduction en français ! Et aussi en VF : Êtes-vous également intéressé(e) suite au visionnage de ce trailer ? Comment sont désormais vos attentes pour ce film : au top ? plus haute ? plus basse désormais ? A très bientôt pour les prochaines news sur le film Supergirl ! JA

  • News Supergirl : un nouveau trailer à venir avant le Supergirl Day !

    Durant la période de voie du Puppy Bowl /Superbowl et la Saint-Valentin, nous avions appris que le personnage Supergirl devrait avoir une belle exposition lors du " Supergirl Day ", Superman partageant les honneurs avec sa cousine. Depuis lors, nous avons eu quelques informations sur le film de la Fille d'acier dont l'été se prépare ainsi que différents teasers dans la soirée : une nouvelle bande-annonce arrivera ce mardi 31 mars 2026 ! Supergirl primée Le 26 février dernier avait lieu la soirée annuelle de l'American Australian Association (AAA), la principale organisation à but non lucratif et consacrée à "l'élargissement, au renforcement et au développement des liens transpacifiques" entre Australie et États-Unis, autrement dit elle célèbre les contributions des créatifs australiens aux États-Unis. Comme depuis plus de 20 ans, elle organise le G’Day USA Arts Gala pour honorer l'art, le sport, les sciences et l'industrie. Lors de cet événement à Los Angeles, Craig Gillespie et surtout Milly Alcock étaient récompensées. Le réalisateur recevait pour elle le Rising Star Award de l'artiste en devenir. Milly Alcock à la Une On a aussi pu voir l'actrice australienne incarnant Supergirl en couverture du magazine The Beyond Noise numéro 5 alors à paraître : L'article du magazine propose une interview de l'actrice Milly Alcock et de la scénariste du film Ana Nogueira. Il y donne quelques informations sur leur rapport au personnage, leur travail ensemble pour le matérialiser et leurs rêves. Sa lecture présente d'abord le fil rouge et la dynamique du film en ces termes : Cette Supergirl, Kara Zor-El, se trouve être une véritable fêtarde. Plongée dans un chagrin intense après la destruction totale de sa patrie et de son peuple, elle se moque bien de ce que les autres pensent d’elle ; son seul souhait est de se venger. C’est une histoire qui, avec pour thème central le fait de faire face à une grande perte, présente des parallèles indéniables avec le contexte mondial actuel. Cette souffrance était une évidence pour Ana Nogueira lorsqu'elle recherchait l'angle intéressant du personnage afin d'écrire son histoire. Ce point de départ a mis du temps à être cerné, mais en lisant l'ensemble des runs et du matériel comics, cela a semblé essentiel comparativement à Superman. Bien que n'étant pas des fans "investis" de DC Comics de prime abord, les deux femmes ont pris leur place : Milly Alcock aborde le personnage avec la volonté de rester "proche du texte", tandis qu'Ana Nogueira fan du Batman de Tim Burton aime particulièrement les films d'action comme de genre. Elles mettent en évidence que les genres sont "hybrides" avec ici un "western spatial", un space voire un punk opera en référence à des films comme Star Wars , Les Gardiens de la Galaxie (2014, James Gunn), le Cinquième Élément (1997, Luc Besson) ou encore Blade Runner (1982, Ridley Scott), tout comme la série Fallout (2024). Tom King scénariste du comics éponyme s'était fondé pour son scénario sur le western d'Henry Hathaway avec John Wayne, True Grit (1969). Le film fonctionne grâce à une authenticité particulière portée par l'actrice. Ana Nogueira montre la difficulté du processus créatif et de sa transcription à l'écran. Son défi était de répondre à une question complexe : Comment construire un personnage de qualité à partir du matériau de base, ici le comics, pour le rendre crédible, filmable et transcriptible à l'écran et que l'acteur puisse se l'approprier et le sublimer ? Alcock a su, dit-elle, "apporte[r] quelque chose au rôle tout en étant capable de le reproduire jour après jour sur le plateau", elle a "donné vie à [son] travail". Elles sont parvenues à se connecter pour rendre Supergirl à l'écran. La thématique de la perte et du deuil imprime fortement le film et donne un point de connexion, d'identification à chaque spectateur qui peut comprendre cette douleur et cette situation. Cela donne une certaine "humanité" à la Kryptonienne. La douleur que cela provoque, le chagrin et ses conséquences sont des éléments tangibles, réalistes... simplement. L'actrice a juste, dit-elle, "jouer" Supergirl. Elle est le personnage principal du film, mais surtout un personnage imparfait et attachant sans s'appesantir sur le fait qu'elle est une femme : Ana Nogueira : Milly n'a pas le choix. C'est comme ça qu'elle est. Milly Alcock : Voilà qui je suis, voilà ce que je fais. J'espère que l'objectif, en particulier avec ce film, est d'offrir aux jeunes filles un modèle féminin jeune et profondément imparfait. Il existe un stéréotype, surtout chez les femmes dans ces univers de science-fiction et d'action : on leur attribue souvent un certain perfectionnisme, comme si c'était ce qui faisait leur force. La beauté de Kara, c'est justement qu'elle est si imparfaite, et c'est ça qui fait d'elle un personnage attachant. Supergirl n'est pas non plus une anti-héroïne que l'on pourrait mettre en opposition avec Superman et Milly Alcock de le préciser ainsi : Elle n’est pas comme Clark Kent. Je pense qu’elle comprend qu’il peut y avoir des exceptions aux règles, et qu’être bon, c’est parfois ne pas être parfait. Je ne sais donc pas si c’est une histoire d’anti-héros. L'actrice est parvenue à dominer une peur intense de ne pas être à la hauteur pour rendre Supergirl à l'écran. Nous verrons cela dans les prochains mois durant l'été de Supergirl ! Des informations sur le film Quel budget ? Le 22 mars paraissait en ligne dans différents messages et articles (comme Heroic Hollywood ou Cosmic Book News notamment) une rumeur sur le budget supposé du film autour de 100 millions de dollars. Décrit comment un "bas budget", cela a beaucoup fait parlé notamment quand on revient sur les données de décembre publiées par Forbes et démenties par James Gunn dans la foulée. "Pourquoi un budget faible ?" lisait-on. Différentes conjectures circulent pour tenter de justifier cela : une qualité faible ? une manœuvre pour éviter un flop dès leur première année avec des projets non dirigés par James Gunn lui-même, Supergirl comme Clayface , et tenter de garantir une certaine rentabilité. Ce ne sont bien sûr que des rumeurs sans appui ni confirmation, à prendre avec des pincettes. Retour des projections tests Quelles impressions ? Différentes projections tests de Supergirl ont eu lieu et ont été relayées par les scoopers depuis la bande-annonce de décembre 2025. De Daniel Richtman  et The Moonlight Warrior en décembre, à AxelTalksFilm  et Cryptic4KQual en février en marge du Puppy Bowl à ces derniers jours. Elles donnent globalement une impression plutôt positive du film : du très bon à l'incroyable évidemment, du favorable et aussi des réceptions variables pour certains personnages. Certains médias indiquent qu'il est bon sans être grandiose alors qu'on arriverait au 8e screen test selon World of Reel (WoR). L'histoire est présentée par certains comme un voyage mêlant différentes influences de Superman , des Gardiens de la galaxie , de Man of Steel ou encore de The Last of Us , un mélange que l'interview de The Beyond Noise ci-dessus confirme volontiers. Le film serait "supérieur" au niveau de la photographie et offrirait "un équilibre parfait entre humour, noirceur et légèreté" alors que le ton serait "beaucoup plus sombre et sérieux" que celui de Superman. Différents sujets comme la traite des êtres humains et la violence constitueraient des éléments "majeurs" de l'intrigue, tout comme le rôle de Lobo incarné par Jason Momoa, notamment dans la conclusion de l’histoire, malgré un temps d'écran qui serait assez court. Milly Alcock est indiquée comme "incroyable" dans son rôle, comme le "point fort du film" alors que les retours mitigés concerneraient essentiellement le personnage de Krem des Collines Jaunes, incarné par Matthias Schoenaerts , tantôt "menaçant" et "formidable", tantôt "nul" et "décevant". Il est vrai que sa représentation physique dans la bande-annonce diffère beaucoup de l'apparence humaine dans le comics d'origine. Le parti pris et son traitement peuvent donc poser question. Superman sera-t-il dans le film ? Le retour ! Si en décembre, Milly Alcock révélait à GamesRadar+ qu'une de ses premières scènes délicates du film était de parler en langue étrangère avec David Corenswet/Superman, en kryptonien, c'est surtout en marge des projections que les scoopers ont laissé filtrer la rumeur du nombre de scènes avec Superman: trois étaient évoquées. A côté de cela, on indique que les dernières projections tests en date propose une "troisième fin". DAns cette version, Heroic Hollywood rapporte que la place de Superman évoluerait à la hausse, passant de simple caméo à une intervention plus marquée et qu'il y aurait finalement deux scènes (supplémentaires ?). D'autres scènes avec Superman ont été ajoutées à *Supergirl*. Désormais, il lui passe aussi un appel en FaceTime et fait une apparition à la fin du film. Quelle durée ? Dans le même temps, la durée du film aurait été indiquée : de 1h45 sans les crédits le 13 mars, on passerait à 1h50 en incluant les scènes avec Clark Kent/Superman selon WoR pour le dernier montage proposé. A ce jour, DC Studios rechercherait donc toujours le bon équilibre dans son montage. Ce n'est pas sans rappeler Superman encore l'année dernière avec un changement de logique de montage modifiant l'approche très comics non linéaire ou séquentiel vers un montage plus compréhensible pour les spectateurs dans son déroulement. De même, le changement musical (voir plus bas) comme les trois différentes fins du film que recensent les visionneurs illustrent bien que le travail est encore loin d'être finalisé. Une autre... autre compositeur Alors qu'on pensait que le remplacement pour la musique du film de Ramin Djawadi par Tom Holkenborg/Junkie XL était le seul changement à relever, la question de la composition ne semble pas être stabilisée. Comme vous avez pu le remarquer dans le synopsis du film sur le site officiel , le nom du compositeur a été remplacé par celui de Claudia Sarne. La compositrice n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle œuvre depuis de nombreuses années pour des séries comme pour des films, du documentaire de guerre ou musical ( Love+War  ou The Yogurt Shop Murders  en 2025, Lost in the jungle  en 2024, Dear Mama  en 2022-2023), au thriller ( Shining girls  en 2022, Earthquake Bir d en 2019, Broken City  en 2013), au mystérieux ( Dispatches from Elsewhere , 2020), en passant par le dramatique ( A million little piece  ou Corazon en 2018) ou à la science-fiction/dystopique ( BlackMirror en 2017 après Triple 9  en 2016 et Le livre d'Eli  en 2013). Collaboratrice régulière et de longue date d'Atticus Ross, elle travaille ces dernières années en solo et tend à proposer des ambiances un peu atmosphériques parallèlement à des partitions plus intenses dans l'influence de son mentor et... époux. La stabilité du projet sur cette question n'est pas neutre pour créer une ambiance exceptionnelle au film et une expérience réussie, surtout si près de l'échéance. Sera-t-elle la femme de la situation ? Quelle temporalité ? Comme souvent dans l'univers DC, les fans cherchent à comprendre les liens entre les œuvres, notamment la temporalité. La question du placement du film était donc soulevée indirectement dans le teaser trailer avec cette une du journal montrant Superman et Supergirl. Elle était directement posée aussi à James Gunn sur les réseaux dernièrement le 18 mars : Internaute : À quelle époque se déroule l'histoire de Supergirl par rapport à celles de « Superman » (2025) et de « Man of Tomorrow » ? Je sais que tu as dit que vous vouliez que l'univers cinématographique DC (DCU) soit comme « Star Wars », où les histoires s'inscrivent dans une chronologie mais ne se déroulent pas nécessairement dans l'ordre. Je me demandais simplement À QUEL MOMENT se déroule l'histoire de Supergirl. James Gunn : Entre « Superman » et « Man of Tomorrow ». Réponse claire : Après Superman ET avant Man of Tomorrow . Supergirl Day Pour cette année spéciale Supergirl, la cousine de L'homme d'acier sera particulièrement mise en lumière au point de presque tenter de l'éclipser - un peu - le 18 avril prochain. L'été de Supergirl a donc démarré chez DC Comics depuis février et son annonce de différentes sorties. Le 18 mars dernier, l'éditeur poursuivait son action avec l'annonce de la sortie d'un numéro spécial de 48 pages, Summer of Supergirl Special #1, prévue pour le 24 juin. Il s'agit d'une anthologie "festive" de trois histoires rendant hommage à l'héritage de Kara Zor-El à travers l'univers DC et servie par des auteurs et artistes de renom. L’histoire principale est signée par Sophie Campbell et Belén Ortega et nous place dans la paisible ville de Midvale qui sera bouleversée lorsque Supergirl se retrouve face à face avec le chasseur de primes galactique Lobo. Un avant-goût du film entre la "Maiden of Might" et le "Main Man" ? Le numéro spécial comprend deux histoires bonus, par Mark Waid et Cian Tormey d'un côté et par Gail Simone et Emma Kubert de l'autre, pour "célèbre[r] chacune Supergirl alors qu’elle reprend la place qui lui revient en tant qu’héritière d’El". La couverture principale de ce numéro est illustrée par Belén Ortega, avec des couvertures alternatives de Tula Lotay et Pablo Villalobos, ainsi qu’une autre alternative réalisée par Mahmud Asrar et inspirée du film à venir. DC indique en fin d'article que d'autres comics s'ajoutent pour cet événement estival comme l'Elseworlds Supergirl: Survive ou encore les éditions fac-similées de Supergirl and the Legion of Super-Heroes #23 et Lobo #1. Indiquons enfin que l'artiste de Supergirl: Woman of Tomorrow , Bilquis Evely, sera chez Pulp Comics à Paris le 20 avril prochain de 17h à 19h30 pour une séance de dédicace exceptionnelle. Un nouveau trailer ... au CinemaCon 2026 ? Warner Bros. Pictures est attendue comme chaque année durant le CinemaCon de Las Vegas et comme il semble que DC Studios suit une même logique de communication, on peut facilement imaginer que le studio puisse réserver une petite surprise aux fans. En effet, du 13 au 16 avril prochain, le Caesars Palace de Las Vegas accueillera une convention durant laquelle les studios font génération la promotion de leurs sorties cinéma. Warner Bros fera donc comme les années précédentes une présentation sous l'appellation "The Big Picture" le mardi 14 avril au Colosseum-Casino Level. Et... pourrait-on y voir comme en 2024 un James Gunn alors en plein tournage apparaitre à l'écran pour présenter des éléments de Man of Tomorrow ? Voire le trio supermanesque comme l'année dernière faisant une annonce spéciale ? Pourrait-on y voir l'annonce d'une nouvelle bande-annonce pour Supergirl, voire une preview (sneak peak) du film dans la même logique que suite à l'annonce pour Superman en 2025 ? Nous serons bientôt fixés sur ce point... Un trailer à venir ! TEL était mon article avant de voir le message de James Gunn ce lundi 30 mars postant un nouveau teaser trailer : Supergirl te rappellera demain. Supergirl sortira en salles le 26 juin. 29 secondes pendant lesquelles nous nous retrouvons dans le vaisseau spatial de Kara dans la scène introductive déjà vue avec Krypto. Les nouvelles images aux abords d'un soleil nous donnent aussi un aperçu supplémentaire de Superman qui lui laisse un message : il se fait du souci pour sa cousine et espère qu'elle le rappellera. Cela confirme donc les apparitions supposées de David Corenswet dans le film. L'apéritif nous livre une nouvelle partition musicale comme l'apprécie particulièrement James Gunn avec What Becomes of the Brokenhearted de Jimmy Ruffin, un son soul du crooner de la maison Motown datant de 1966, magnifique, mais que l'on écoute généralement quand le moral n'est pas au plus haut... Dans les heures qui ont suivi, parallèlement à une interview de Craig Gillespie par Entertainment Weekly (que nous commenterons dans un prochain article), d'autres bonbons de quelques secondes ont été publiés mettant en avant le voyage spatial de Kara ainsi que Lobo. Le premier illustre le voyage spatial sur un autre monde et une langue différente, le tout en "carte postal" : La connexion peut être instable lorsque l'on voyage dans l'espace. Ensuite, même logique "postale" avec cette fois le côté festif à boule à facette de notre Kara : Que serait un voyage sans quelques détours ? À votre avis, où Supergirl va-t-elle se rendre ensuite ? Enfin, on trouve un apéritif offrant une vue du personnage de Jason Momoa, Lobo, le chasseur de primes intergalactique, chevauchant sa monture de feu : Ce n'est pas la destination qui compte. Ce sont les ennemis [mot barré] amis que l'on se fait en chemin. Attendons donc ce mardi pour en voir davantage sur l'histoire avant une autre surprise au CinemaCon ? À très bientôt pour de nouvelles informations Supergirl sur Planet Superman JA

  • Eve, ma douce Eve...

    Une année après Gene Hackman à Santa Fe, alors que les fans de la génération 78 pleurent Chuck Norris depuis quelques jours, une de ses partenaires (d'un épisode uniquement), notre Eve Teschmacher Valerie Perrine s'en est allée. L' annonce de son décès à l'âge de 82 ans à son domicile de Beverly Hills a été faite par son ami Stacey Souther, producteur du film Valerie (2019), sur Facebook le 23 mars 2026. Valerie Perrine a donné vie à un personnage iconique de l'univers de Superman au cours d'une carrière de plus de 40 ans (1972-2016) stoppée par la maladie de Parkinson. Eve, notre douce Eve est partie... sans que son parcours ne passe inaperçu. Une histoire digne d'Hollywood Née durant la deuxième guerre mondiale à Galveston au Texas le 3 septembre 1943, la jeune Valerie Perrine débutera sa carrière d'actrice en 1972 selon un parcours atypique et que l'on dirait facilement comme "sorti des cartons d'Hollywood". Elle n'avait pas ambitionné de devenir actrice et, comme le rappelait Souther en 2023 à Hollywood Reporter (THR), elle a eu une vie qui aurait pu basculer très tôt et se terminer sans éclat. Fille de lieutenant-colonel et d'une danseuse écossaise, la texane est allée vivre avec sa famille militaire au Japon à 3 ans et, toute petite déjà, elle ne passait pas inaperçue puisqu'à 4 ans, elle dansait même devant l'Empereur du Japon en montrant ses cheveux blonds. Toute la famille est de retour en 1950 à Phoenix en Arizona lorsque son père doit revenir à la vie civile, non sans difficulté. Elle fera alors sa première année de psychologie à l’université d’Arizona avant de "s'enfuir" à Las Vegas pour y devenir danseuse, au grand dam de ses parents, entre la recherche des projecteurs et la crainte d'être une charge pour eux. La jeune Perrine aidera sa famille financièrement grâce à ce travail et rencontrera même l'amour jusqu'à être fiancée à Bill Haarman un importateur prospère et un collectionneur d’armes à feu qui vivait à Beverly Hills. Cependant le futur époux devait mourir en janvier 1969, un mois avant leur mariage, parce que son arme tombée au sol lui tira une balle en plein cœur par accident et le tua sur le coup. Valerie Perrine n'en sortira jamais vraiment indemne. À 25 ans, elle est danseuse au Stardust Hotel dans la revue "Le Lido à Paris" et fait des rencontres qui peuvent la faire entrer dans le grand monde. Pourtant, en août 1969, c'est finalement un rendez-vous manqué faute de doublure pour la remplacer sur scène qui lui a permis d'échapper à la mort. La fête ratée allait entrer dans l’histoire comme la tragédie de Benedict Canyon à Los Angeles durant laquelle la famille Manson massacrait six personnes dont Sharon Tate et Jay Sebring, son nouvel ami coiffeur des stars. Après Las Vegas où elle a frappé à toutes les portes pour du travail, un passage par l'Europe après la mort d'Haarman et son retour à Los Angeles, ce drame constitue malgré tout le point de départ d'un parcours à Hollywood. Sa plastique avantageuse lui ouvre des portes et l'aide à lancer sa carrière. Elle est repérée par un directeur de casting Robert Walker lors d’un dîner, et peu après, elle passait un casting pour le personnage de Montana Wildhack dans le film Slaughterhouse-Five , sorti en 1972. Dans le décalé Steambath , elle devient la première actrice à apparaître délibérément nue à la télévision américaine, en dévoilant entièrement ses seins dans une scène. Elle donne aussi la même année la réplique à Jeff Bridges dans The Last American Hero  (1973). Dans cette romance avec un jeune pilote, la femme de 30 ans incarne Marge Dennison et elle est déjà magnétique face au jeune premier. En 1974, elle est à l'affiche de Lenny incarné par Dustin Hoffman. Elle y joue le rôle d'Honey Bruce, la femme strip-teaseuse de Lenny Bruce, et réalise une performance qui lui a valu des récompenses à Cannes et aux BAFTA ainsi qu’une nomination aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice. L'histoire gardera en parallèle à cela que la star de cinéma montante qualifiée de "bombe sexuelle intellectuelle", a de nouveau échappé à la mort. En effet, alors qu'elle montait à bord d’un petit avion pour se rendre au Festival de Saint-Sébastien pour promouvoir le film, l’avion s’est écrasé au décollage perdant une aile et son train d’atterrissage dans l’accident. Elle en sort miraculeusement indemne, comme si une bonne étoile existait au-dessus d'elle. Salutations Eve Après différents films et téléfilms, elle entre en 1978 dans l'univers supermanesque en tant qu'Eve Teschmacher, l'assistante personnelle du génie du crime Lex Luthor, joué par Gene Hackman. Elle y apparait vénéneuse, décalée et délicate, associée au machiavélique Luthor, mais sauve Superman/Christopher Reeve de la kryptonite. On la retrouve ensuite en 1980 dans le deuxième opus dans la Forteresse de Solitude. Valerie Perrine a alors campé un nouveau personnage qui deviendra iconique dans le lore . L'après Superman Après le deuxième film, elle poursuit sa carrière d'actrice avec plus ou moins de succès. Malgré le rôle principal dans la comédie  When Your Lover Leaves  en 1982 ou dans Una Casa a Roma en 1989, on la retrouve uniquement pour enrichir le casting aux côtés de quelques grands acteurs américains de l'époque dans des films très variés (comiques, dramatiques ou romantiques...) au succès également très variable : Rod Steiger ( W.C. Fields et moi , 1976), Terence Hill ( Mr. Billion , 1977), Robert Redford ( Le Cavalier électrique , 1979), Robert Mitchum ( Les espions dans la ville , 1980), Jack Nicholson et Harvey Keitel ( The Border , 1982), Michael Caine ( Water , 1986)... Elle indiquait à People comme à Hollywood Reporter que sa vie avait été "haute en couleur", entre relations multiples, LSD et drogues et bien des choix de carrière que l'on pourrait discuter. Par exemple, elle racontait qu'elle aurait probablement dû dire oui à Body Heat en 1981 et non à Can’t Stop the Music en 1980, le méga-flop musical la mettant en vedette avec les Village People. Cela aurait tué sa carrière, disait-elle, et il est difficile de penser le contraire quand il est indiqué à l'occasion que ce film aurait notamment inspiré la création des Golden Rasperry Awards alias les Razzie Awards. En effet, c'est un tournant dans sa carrière et sa belle étoile semble s'amenuiser à partir des années 1980. Elle n'est plus vraiment une tête d'affiche ni une actrice de premier plan, même si elle continue à jouer dans des séries, téléfilms et films de second rang - à l'exception peut-être de Ce que veulent les femmes en 2000 - jusqu'à son dernier film Silver Skie s en 2016. Mais comme dans les récits hollywoodiens, son histoire ne pouvait pas s'achever sans une conclusion toute particulière. Le combat contre Parkinson Selon Stacey Souther, la période de 9 années passées à Las Vegas avait altéré son corps au point de présenter "les mêmes signes d’usure que celui d’un joueur de la NFL". Il précisait qu'elle "dansait douze spectacles par semaine à Las Vegas, dans [un] costume très lourd, à monter et descendre les escaliers. Elle a fait ça pendant neuf ans. Ça a fini par la rattraper". En conséquence, Perrine avait des problèmes de dos et a dû subir une opération chirurgicale de fusion vertébrale vers 2010, alors qu'elle connaissait Stacey Souther depuis peu. Quelques mois plus tard en 2011, elle a eu les premiers tremblements dits "essentiels" sur un plateau de tournage avant qu'un des Noël ultérieurs son frère neurologue, spécialiste du diagnostic des troubles neurologiques, ne détecte cette fois les tremblements parkinsoniens typiques. En 2014, Valerie Perrine a subi une opération de stimulation cérébrale profonde, au cours de laquelle des électrodes ont été placées dans son cerveau et reliées à un stimulateur implanté dans sa poitrine. C'est à cet époque que Souther a décidé de prendre une caméra pour filmer l’intervention. Ces images ont donné lieu au court métrage documentaire Valerie sorti en 2019 en hommage à l'actrice, à sa carrière, à sa vie personnelle, présentant son intimité et son combat quotidien face à la maladie. La maladie était si coûteuse qu'aujourd'hui un GofundMe existe pour aider à financer ses soins et hélas aujourd'hui ses funérailles. La "Betty Boop sensuelle, avec ses yeux bleus angéliques, son petit nez retroussé et ses lèvres en bouton de rose" selon le New York Times en 1974, s'en est allée après avoir bravé la mort à plusieurs reprises. Elle a lutté de nombreuses années face à la maladie et est finalement partie. Cette danseuse est devenue une certaine icône durant une ère hollywoodienne particulièrement dynamique, créative et libérée. Elle aura marqué de son empreinte une génération par son physique hors norme, même si sa carrière cinématographique n'a pas été la plus primée. Pour notre part, nous lui dirons juste au revoir Eve, douce Eve... dont l'histoire est si singulière. JA Sources : People , Hollywood Reporter , Los Angeles Times , Deadline , Variety

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